Nous sommes en train d'étudier le village de Bugeaud, dans le massif de l'Edough, près de Bône (aujourd'hui Annaba), et dans les jours qui viennent, nous rédigerons cet article.
Pour compléter les informations qui vont y figurer, nous invitons ceux qui auront des renseignements à nous proposer pour étayer cette étude, à nous contacter, en cliquant sur "écrire un commentaire" (ci-dessous) .
D'avance merci à tous.
Le Webmaster.
nb : quelqu'un saurait-il quels sont les gens que l'on aperçoit sur la photographie ?
image : Geneawiki
Des familles du village de Bugeaud, en Algérie
Descriptif :
Sur les contreforts de l’Edough, massif montagneux près de Annaba (ex-Bône), sur la terre d’Algérie, le village de Bugeaud va se peupler d’Alsaciens et de Vosgiens, émigrés dans ce pays pour y exploiter le liège. Petite et grande histoire, mais aussi un oeil sur ces familles et leur destin.
L’Edough et Bugeaud.
La carte ci-dessus nous indique la localisation du village de Bugeaud, situé sur les hauteurs au-dessus de Bône. L’Edough, massif montagneux, apparaît en vert, en haut de la carte, et s’étend de Bône au Cap de Fer, surplombant la mer.
L’Edough, qui portait autrefois le nom de Mont Ragoug, est situé dans le département de Constantine, et commence à environ 10 kilomètres de Bône. Son altitude, qui culmine à 1.000 mètres, en fait l’un des points culminants de la Kabylie.
L’Edough domine la mer, le lac Fetzara, et les plaines très riches de la région de Bône. Depuis les Romains les lieux sont occupés, et ceux-ci y trouvèrent des sources, dont au moins 176 furent homologuées, et qui alimentaient toute la région et la ville de Bône.
L’air y est très sain, et on y était à l’abri du paludisme et des fièvres, mais un froid intense y régnait en hiver. L’endroit est réputé aussi pour ses orages violents qui a tué à plusieurs reprises des forestiers.
Les descriptions sont élogieuses, on parle d’une « campagne agréable et charmante, variée et diverse, riche, riante, attirante » (O. Niel), et, encore en 1890, « on pouvait se rendre de Bône au pied de l’Edough à travers la campagne par de petits chemins bordés de genêts, coquelicots, bleuets et chardons », et les anciens habitants des lieux en parlaient avec un souvenir émerveillé. Une autre de ses richesses est le chêne-liège, dont nous parlerons plus loin.
Une première « pacification » de l’Edough eut lieu après la victoire sur Ali ben Aïssa en 1835, et, le 20/11/1838, on y créa une circonscription administrative ou « cercle », et on y étudie déjà la possibilité d’une exploitation du liège, en grande quantité dans ces forêts. Finalement, fin 1841, le général Randon conquit définitivement l’Edough, et fit créer en janvier 1842 une route carrossable reliant Bône aux hauteurs de l’Edough, jusqu’au plateau de Bouzizi.
Le village de Bugeaud (nom donné en l’honneur du Maréchal) est créé en 1847 et, en 1849, on y adjoint le lieu d’Aïn Barbar, situé plus bas, pour y exploiter des mines. Voici Bugeaud, en quelques mots, à travers le temps :
1847 : 24 feux, soit environ 150 habitants,
1851 : arrivée des premiers colons (presque tous originaires de l’Est de la France),
1855 : la population augmente ; on agrandit le village.
1861 : statut de commune.
1869 : 300 habitants, dont 195 « français » (presque tous bûcherons), 100 « étrangers » et 5 « indigènes musulmans ».
après 1870 : petite colonie allemande, quelques anglais, cadres d’entreprises britanniques installés à Bône (notamment pour le liège). Les étrangers étaient principalement italiens (bûcherons) et anglo-maltais (jardiniers, chevriers, charretiers, négociants en bois...),
1875 : 557 habitants, dont 232 français, 118 étrangers et 207 indigènes musulmans.
1878 : 195 français, 177 étrangers, 247 indigènes musulmans, soit 619 habitants.
1938 : 592 habitants.
L’une des principales activités de Bugeaud était la récolte du liège. Il y avait quelques exploitations privées, mais la principale était la Société des Lièges de l’Edough, qui employait beaucoup de gens, et représentait une surface de 7.000 hectares.
La forêt était divisée en trois ou quatre parties, suivant que l’on récoltait le liège à 9 ou 12 ans. C’était un travail difficile et astreignant. Une bouchonnerie y fonctionna également quelques temps.
Laissons parler un peu une Bugeaudoise, descendante d’une des familles des premiers colons :
"Bugeaud fut créé par le docteur Millot en 1851. Son père, Antoine, marié à une transcaucasienne de Tiflis, avait obtenu une concession de 400 hectares de terre dans le massif de l’Edough, à condition d’y élever des brebis du cachemire et des béliers d’Espagne ; mais vite découragé, il dut repartir en laissant sa femme et des trois enfants, deux filles et un garçon (en 1846). Des lions venaient rôder près de la ferme des Millot, au troisième plateau. Sur un rocher, dit le rocher du Lion, l’un de ces rois des animaux restait des heures entières à contempler les prairies et les troupeaux de vaches (sic).« »Le Maréchal Bugeaud avait vu les deux demoiselles Millot chasser avec une baguette, une panthère qui s’approchait un peu trop près de leur troupeau, et il se dit : elles sont courageuses, ces gaillardes ; elles ont toute mon estime. Les Bugeaudois racontaient aussi que ces dames n’hésitaient pas à épauler un fusil pour faire fuir un rôdeur ou tuer un sanglier..« (F.Samtmann). »Il y a également une source portant le nom de Fontaine des Princes, en souvenir du passage de Napoléon III" (nb : ou plutôt de son fils). Les pionniers travaillèrent dur : six mois pour l’Etat et six mois pour la société des lièges. Ce n’est que très tard dans la nuit qu’ils pouvaient s’occuper de leur concession, s’éclairant avec une lanterne et gardant toujours un fusil de chasse près d’eux." (F.Samtmann).
C’est dans ce cadre et dans ces conditions que vinrent s’installer les premiers colons qui occupèrent les lieux. Deux prolifiques familles, en particulier, les BOËSSER et les MAURER.
Louis MAURER et Emmanuel BOËSSER :
Louis, l’Alsacien, né à Wingen (Bas-Rhin) en 1820, et Emmanuel, né la même année à Hambrücken, Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg, se connaissent. Peut-être Louis aurait-il été travailler en Forêt Noire, non loin de chez lui.
Une partie de leur épopée nous est relatée par une descendante :
« Ils auraient participé aux évènements de 1848 et auraient été condamnés à mort. Ils se seraient alors enfuis à Hambourg, où ensuite un investisseur, désirant monter une colonie en Argentine, aurait affrété, sur ses capitaux, un navire et aurait réuni un groupe de »costauds« volontaires à cette fin. »
« Ils auraient été acheminés vers Le Havre pour y embarquer, mais le groupe hétérogène constitué comportait des partisans des deux bords, qui auraient repris leur guerre à bord, refusant d’obéir aux injonctions et rendant la conduite du bateau impossible. Le capitaine aurait alors décidé de les débarquer »dans le premier port qui voudrait bien d’eux.« ».Refus à Bordeaux, en Espagne, au Portugal, au Maroc, à Oran, à Alger, pour enfin atterrir à Bône...« »Boësser aurait travaillé à Bône, sur les docks, pendant un an, ayant perdu de vue Maurer (pendant cette année 3 de ses 4 garçons immigrés sont décédée). Puis Maurer l’aurait retrouvé et lui aurait dit qu’il travaillait en forêt, « comme chez nous » à Bugeaud, avec un climat voisin de la Forêt Noire, et l’aurait convaincu de l’y rejoindre.« » Par la suite, Boësser Emmanuel a réchappé à une attaque de panthère en forêt, qui l’a défiguré. C’est ce grand’père robuste et assez taciturne, qui ne savait pas du tout parler français, qui fut attaqué par une panthère blessée à la patte ; elle s’était jetée sur lui et le malheureux n’arrivait pas, avec sa main gauche libre, à défaire la serpe attachée à sa ceinture, derrière le dos. Lorsque d’autres bûcherons coururent à son secours, la panthère se laissa glisser en lui arrachant le visage. Souvent les Bugeaudois parlaient de ce grand’père qui eut une famille nombreuse ; lorsque ses petits-enfants insistaient pour qu’il leur racontât une histoire, ou pour qu’il jouât avec eux alors qu’il était fatigué, il leur disait « Raouss Franciscouss », mais il les aimait bien et les enfants aimaient aussi l’entendre répéter cette phrase : cela les amusait ." (F.Yaiche née Boësser et M. Boësser)
ELEMENTS GENEALOGIQUES
La famille d’Emmanuel BOËSSER :
Emmanuel est né le 30/03/1820 à Hambrücken, Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg. Marié le 19/09/1844 à Hambrücken, il part en Algérie avec son épouse, Gertrude FREY (née le 14/03/1825 à Graben-Neudorf, Bruchsal, Bade-Wurtemberg), et au moins 4 garçons, Pierre (né en 1846) et, d’après ce que dit une descendante déjà citée, trois autres garçons (qui seraient décédés durant son séjour à Bône, sur les quais, mais dont on ne trouve pas d’actes). Une fille, Barbara, née en 1845 et décédée la même année, ne partira donc pas pour l’Algérie. Emmanuel sera bûcheron à Bugeaud (1860), Journalier au même lieu (1862), propriétaire à Ste Croix-de-l’Edough (Bugeaud) (1865), propriétaire à Bugeaud (1892). Emmanuel et Gertrude sont décédée après le 27/02/1892).
Leurs enfants :
Barbara, née et décédée en 1845.
les trois garçons qui seraient décédés dans la première année de leur arrivée en Algérie.
Pierre, né le 11/09/1846 à Neudorf, Bade, décédé en Algérie en 1916, liégeur à l’Edough puis bouchonnier (1869), qui épouse à Bugeaud, le 28/06/1869, Jeanne Marguerite MARCHAL. 5 enfants.
Catherine, née à Bugeaud le 16/09/1860, décédée au même lieu le 21/08/1861, sans postérité.
Odile, née à Bugeaud le 14/11/1862, décédée le 28/03/1944 à Bône, Constantine ; elle épouse à Bugeaud, le 22/05/1877, Etienne François Octave BORNAT.
Emmanuel fils, né à Bugeaud le 22/04/1865, y décédé à l’âge de 8 ans le 25/02/1874, sans postérité.
Louis, né à Bugeaud le 15/09/1867, décédé le 19/09/1942, liégeur à Bugeaud. Il épouse à Bugeaud, le 27/02/1892 Louise MARANI (née en 1871).
soit en tout 9 enfants.
La famille de Louis MAURER :
Chrétien MAURER (1788-1842), sabotier à Wingen, Bas-Rhin, et Catherine HUTTLER (1789-1848 - Wingen) eurent 6 enfants, dont 5 garçons. Ceux-ci partirent tous pour l’Algérie, sauf l’aînée, la fille, Catherine (née à Wingen en 1817, y décédée en 1898), qui restera en Alsace, épousant à Wingen le 15/10/1845 un cordonnier de Wingen nommé François Joseph GRUNEWALD (1817-1894) dont elle eut au moins deux fils : Joseph Georges et Jean.
Les cinq garçons sont :
Louis, né à Wingen le 10/06/1820, décédé après le 14/02/1882 en Algérie, bûcheron charbonnier (1853), bûcheron (1856,1858) à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous- Bugeaud, qui épouse à Bugeaud le 29/03/1853 Marguerite ECK, née le 22/05/1832 à Soufflenheim, Bas-Rhin, décédée après le 14/02/1882 en Algérie. Ils eurent 6 enfants.
Chrétien, né à Wingen le 05/04/1823, décédé le 27/04/1861 à l’hôpital de Bône, garde particulier de la concession Lecoq (qui exploite le liège), qui épouse à Bugeaud, le 07/02/1853, Christine BLIES, née le 17/12/1828 à Wingen, décédée après le 26/03/1884 en Algérie. Le couple aura 3 enfants.
Le mariage de Chrétien et de Christine est le premier acte du premier registre des mariages de Bugeaud, en 1853.
Après le décès de Chrétien, Christine épouse en secondes noces à Bugeaud, le 11/12/1862, Jean WEBER (né en 1830) dont elle aura 2 autres enfants.
Joseph, né en 1825 à Wingen, décédé le 28/10/1895 à Bône, employé au chemin de fer (1884) à Bône, retraité de la Marine, chevalier de la Légion d’Honneur, qui épouse probablement à Bône avant 1860, Mariel Anselmine Augustine PAYS, née en 1838, décédée après 28/10/1895. Ils eurent deux enfants.
Jean, né le 26/12/1831 à Wingen, décédé à Bugeaud le 15/03/1886, bûcheron à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous-Bugeaud (annexe de Bugeaud), bûcheron à Ste.Croix-de-l’Edough (1856), puis contremaître des lièges, qui épouse à Bugeaud, le 16/10/1856 Marie-Anne STOLL, née le 09/04/1837 à Roeschwoog. Ils auront 11 enfants.
Sébastien, né à Wingen le 20/01/1835, décédé le 03/08/1872 à Bugeaud, bûcheron à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous-Bugeaud (1866), qui épouse à Bugeaud, le 02/05/1866, Catherine STOLL, née le 05/03/1835 à Roeschwoog (sa belle-soeur, soeur de Marie-Anne épouse de son frère Jean). Ils auront au moins 2 enfants. Catherine STOLL était veuve de Jean Adam LOEFFLER (1828-1865, cuisinier à l’Edough) dont elle avait eu 5 enfants. Après le décès de Sébastien, son second époux, elle épousera en troisièmes noces en 1879, à Bugeaud, Léonard LOEFFLER (né en 1826), aussi cuisinier, et aussi son beau-frère (comme frère de son premier mari Jean Adam).
Les six premiers mariages à Bugeaud
La plupart de ces unions concernaient des anciens habitants du village de Wingen, en Alsace :
07/02/1853 : MAURER Chrétien, garde particulier à la concession Lecoq, originaire de Wingen, et BLIES Christine, originaire de Wingen.
28/03/1853 : GUYOT Antoine, gendarme à la résidence de Bône, originaire d’Ebreuil (Allier), et RUMEAU Pauline, originaire de Ganac (Ariège).
29/03/1853 : MAURER Louis, bûcheron-charbonnier, originaire de Wingen, et ECK Marguerite, originaire de Soufflenheim (Bas-Rhin).
18/04/1853 : LOEFFLER Léonard, second-cuisinier, originaire de Rothenberg (Hesse, Allemagne), et BLIES Rosine, originaire de Wingen.
16/08/1853 : ERHARD Chrétien, colon à Bugeaud, originaire de Wingen, et WESTERMEYER Marie-Anne, originaire de Wingen.
10/11/1853 : LOEFFLER Jean Adam, cuisinier, originaire de Rothenberg (Hesse, Allemagne), et WILHELM Marie-Catherine, domestique, originaire de Herrfelden, Grand duché de Hesse, Allemagne.
A voir : http://encyclopedie-afn.org/index.php/Historique_Bugeaud_-_Ville
en 1871 Napoléon Jean Auguste MAILLEFAUD était représentant pour le commerce du liège à la Sté BERTHON LUAY & Cie, domicilé à l'EDOUGH chez ses parents Jean Auguste MAILLEFAUD employé de forêt à la retraite. Napaoléon était né le 22.12.1853 à St-Joseph de Rivière dans l'Isère.Bonjour,
Je me permets de vous signaler qu'il existe un article sur l'émigration des alsaciens lorrains en Algérie et, principalement à Bugeaud, qui a été publié en 2002 aux Annales de l'Est (université de Nancy) par M Frangi et qui est déposé aux archives du bas Rhin et aux archives d'outre mer à Aix.
Cordialement,
MP
Bonjour,Je suis moi même issu de Boesser Emmanuel immigré du Grand Duché de Bade à Bone puis Bugeaud (qui figure dans votre arbre). Mon arbre comporte de nombreux résident de ce village (tous alliés...)
J'ai par ailleurs relevé les TDs de l'Anom pour Bugeaud sous Excel.
Pouvez-vous me contacter sur ma BAL francois.boesser@wanadoo.fr
Merci d'avance
J'ai relevé
http://gw1.geneanet.org/fbobo.centerblog.net
Je vous invite à taper Amizour-wikipédia.L'historique de ce village Kabyle vous donnera les 23 premiers migrants alsaciens .Suis moi meme Kabyle de père et mère , Ingenieur des grandes écoles françaises, international de culture et d'esprit , je demeure attaché à l'histoire , laquelle ne doit jamais etre déformée, bien au contraire elle est magnifiée lorsqu'elle est authentique, peu importe qu'elle nous plaise ou pas : On peut ressentir de la douleur , mais jamais de haine.Seule la betise des hommes est insupportable.
est ce qu'il est possible de me communiquer des renseignement sur la dépocéssion des terres à l'édough par les sociétés des liegehttp://oussama2009.centerblog.net
merci pour cette initiative! je decouvre avec émotion la trace le passé de mes ancêtres !je suis curieuse d'en savoir davantage!et dire que j'étais à Seraidi (bugeaud) en octobre 2009!La route d'Edough:
C'est par Herbillon et les monts de l'Edough que j'ai atteint Bugeaud. Bordée de chênes d'une magnifique prestance, avec un frais sous-bois de bruyères et de genêts, d'arbousiers et de lauriers (le laurus nobilis), qui est celui d'Apollon, mais devenu pour nous celui des cuisinières, cette route forestière est d'une grande poésie.
Dans les ravins humides, des merisiers s'assemblent, tout engainés de lierre, ailleurs, des chèvrefeuilles, des houx, des clématites et des salsepareilles. Invisible, un oiseau chante un ruisseau tintinnabule...
Près d'atteindre Bugeaud, une image romantique nous fait longtemps songer. C'est une arche de pierre patinée par les siècles de l'aqueduc qui dirigeait, Rome régnant, l'eau du massif aux citadins assoiffés d'Hippo Regius. Enguirlandée de lianes et veloutée de mousse, que les rayons solaires criblent à travers les branches, cette ruine à la Hubert Robert, contemporaine de Trajan, est l'un des beaux souvenirs que je garde de l'Edough.
Sur le plateau de Bou-Zizi, des vestiges plus anciens forcent aussi l'attention : éclats et blocs de rochers bruts, ils rappellent au passant que ce haut lieu fut jadis, il y a des millénaires, hanté par l'homme néolithique celui qui dressa les dolmens et les cercles de pierres, et dont l'identité reste indéterminée.
Quant au Kef Sebaâ, le Rocher du Lion, arête culminante de l'Edough avec 1000 et 8 mètres, il évoque éloquemment le temps où le roi des bêtes avait ici son refuge.
Dans les mêmes parages, je signale la Fontaine des Princes, qui garde le souvenir des fils de Louis-Philippe.
L'ours a-t-il vécu dans l'Edough au XVIe siècle?
Dans ma récente chronique sur Bône, je citais un document datant de l'occupation espagnole où le capitaine Gomez, qui gouvernait la citadelle au début du XVIe siècle, signalait que le poisson était tellement nombreux dans la Seybouse et dans l'Oued Bou-Djemaâ qu'on l'assommait à coups de bâton. Le même informateur nous apprend qu'à cette même époque, l'Edough était très giboyeux - aussi giboyeux que les oueds poissonneux. "On y trouve des lions, des porcs-épics, des ours, des sangliers " , écrivait-il.
J'accepte tout, excepté l'ours.
Est-il, en effet, vraisemblable que ce plantigrade ait pu vivre en Algérie en 1535, date à laquelle le capitaine mentionnait sa présence ? Certes "l'ursus arctos" a vécu dans cette contrée. On a reconnu ses ossements dans certaines grottes du Djurdjura et dans celle du Taya, ce djebel voisin de Roknia dont j'ai parlé naguère. Mais en 1535, le climat local était ce qu'il est aujourd'hui, bien que la broussaille fut alors plus abondante. L'ours pouvait-il y vivre ? On m'a dit : "Pourquoi pas ? Il vit bien dans les Pyrénées en 1950 !" Mais les Pyrénées ne sont pas la Numidie!
Un hôte de l'Edough que ne signale pas le capitaine Gomez, c'est le cerf - le cerf de Barbarie - qui vit dans les taillis. Personnellement, je ne l'ai pas vu, sinon en captivité chez les gardes forestiers. Mais j'ai lu qu'il était si abondant naguère que les colons du voisinage, victimes de ses déprédations, avaient sollicité son extermination par les Pouvoirs Publics.
Cet arrêt de mort avant paru intempestif, ceux-ci auraient invité les agriculteurs lésés à laisser paître les cerfs, puis à dresser un état des dommages qu'ils commettraient, dont ils les indemniseraient.
Si cette mesure de protection des cervidés de Barbarie était mieux que platonique, de quel cœur on crierait " Vive l'Administration ! "
Comme le Babor. dont je parlais il y a quelques semaines, une partie de l'Edough, la plus belle et la plus grande (770 hectares) a été érigée en parc national. Officiellement. Cela met la forêt, sa faune et sa flore, à l'abri de toute destruction, de toute exploitation. Officiellement, mais pratiquement ? Qui a vu le parc d'Ain-N'Sour, où des troupeaux de vaches sont à demeure, reste dubitatif quant à l'efficacité du décret qui institua les Parcs Nationaux.
Si je doutes que l'ours brun ait vécu dans l'Edough, du moins en 1535, le lion y pullula, comme vers Teniet-el-Haâd, le Zaccar et autres lieux. N'est-ce pas aux environs de Guelnu, dans la Mahouna, donc aux portes de Bône, que le "lionicide" Gérard s'est illustré jadis? Et la scène de chasse de la somptueuse mosaïque de 25 m2 qui depuis quelques semaines, décore la salle principale du musée archéologique d'Hippone en voie de finition, a certainement été exécutée d'après nature par les mosaïstes animaliers latins.
Enfin j'ai lu que le dernier lion d'Algérie, avait été tué précisément dans l'Edough en 1890. Il est vrai que d'autres contrées, l'Aurès notamment, revendiquent le même privilège.
Mais si cette date de 1890 était vraie, il faudrait voir dans la survivance du roi des fauves 60 ans après l'établissement des Français, un témoignage irrécusable de sa pullulation lors de notre arrivée. Gérard confirme cette vue, lequel estimait qu'une soixantaine de couples léonins vivaient encore en Kroumirie, sur la frontière algéro-tunisienne, en 1830 date de l'occupation de la Régence par la France.
Si donc le lion du désert et des sables ne fut jamais qu'un mythe, une image littéraire, sa Majesté le Lion de l'Atlas, type même du genre f1is, fut une réalité redoutable et redoutée, puisqu'en 1830 on aurait pu écrire sur chaque montagne du Moghreb comme sur les vieux Atlas " Ici, il y a du lion ". Du lion et de la panthère, car si l'un abondait, l'autre surabondait. Ce dont témoigne aussi la mosaïque d'Hippone.
Comme celle du Bahor, l'identité latine d'Edough reste inconnue de nos archéologues et de nos géographes. Certains l'identifient aux monts Pappua de l'antique Numidie, où Gélimer, dernier roi vandale, aurait été traqué par un lieutenant de l'illustre Bélisaire, général de l'empereur Justinien, lors de la reconquête de l'Afrique par Byzance, l'année 533. Mais aucun document n'autorise à l'affirmer.
Deux lignes de Saint-Augustin élucideraient cette énigme de toponymie locale. Hélas ! comme pour tous ceux de son temps, le monde extérieur n'existait pas pour l'auteur des « Confessions ». Pas une phrase descriptive dans toute son oeuvre. Pas un nom de fleuve ni de montagne, qu'il s'agisse de Thagaste où il est né, de Madaure et de Carthage où il fut étudiant, d'Hippone où s'écoulèrent quarante ans de sa vie. Rien qui précise et situe la réalité spatiale. Abstrait dans sa pensée, aigle ou cygne, il plane si haut qu'il ne voit rien de l'univers ambiant le beau visage de la terre n'existe pas pour lui!
Et le vocable Edough est-il arabe, berbère ou phénicien ? Nul non plus ne le dit ! Sa prononciation correcte, quelle est-elle ? Je dis "Elou". Un autre dit "Edoughe ". Si ce nom est arabe, il faudrait dire "Edour", puisque gh = r. lsabelle Eberhardt, qui a vécu à Bône parmi les musulmans et qui parlait l'arabe et l'écrivait comme elle parlait et écrivait le russe et le français, transcrit Edough "Idour ".
Quel est le terme juste ? Lequel de nos savants instruira notre ignorance impatiente de savoir?
Le charme de Bugeaud est forestier et maritime. Le front dans le feuillage et les pieds dans la mer, je le verrais très bien consacré tout ensemble à Diane et à Neptune, de même que j'imagine, entre les vagues et la futaie, le colloque des Sylvains avec les Néréides.
De la pergola de l'hôtel du Rocher, l'établissement le mieux situé de l'intérieur de l'Algérie et le plus confortable, la vue plonge dans le gouffre azuré, qui miroite et psalmodie 900 mètres plus bas. Sans quitter votre siège, vous l'entendez bruire la voyez qui palpite. Effectuez quelques pas sur la crête ombragée (je dis 20 pas et non 100), un immense panorama thallassique se révèle, dans le plus pittoresque décor de roches sculptées, de plages blondes, de criques, d'écueils, de promontoires... Et l'on envie le chasseur sous-marin qui peut, d'une plongée, compléter le décor merveilleux de surface par celui des profondeurs. Quelle féerie, accessible au seul homme amphibie, doit recouvrir ce miroir de lapis lazuli, d'opale ou de turquoise!
Si la route forestière d'Herbillon à Bugeaud est l'une des plus belles que je sache, celle de Bône à Bugeaud, bien que brève, est une autre merveille. Surtout pendant l'été. On haletait en bas et on se liquéfiait. On monte, et c'est un autre monde. En 12 Km, donc en moins d'un quart d'heure, on s'élève à 900 m au-dessus des buées, des odeurs et des poussières de la cité torride. À chaque tour de pneu, nos forces nous reviennent avec la joie de vivre. On est Atlas allégé du poids du ciel qui l'écrasait. On se dilate et s'épanouit. On était morfondu, on est allègre et optimiste.
Je compare les délices que dispense cette ascension à ceux que j'éprouvai en montant d'Affreville à Miliana, un jour d'août. C'est la même délivrance, la même résurrection, la même action de grâce ! Et il faut avoir connu ces euphories radieuses après ces prostrations, pour mesurer la sujétion de notre âme à notre corps, de l'esprit à la matière. Et comme le sang commande en nous, c'est-à-dire la météo.
Et la mer, qu'il faut chercher en bas dans la ville plate et encombrée, comme elle est présente ici, et belle, et fascinante entre les arbres gigantesques de cette route aérienne, abrupte et méandrique - presque hélicoïdale !
Au kilomètre 8, n'omettez pas de stopper "Col du chacal", disent la carte et le guide. Pour moi c'est le plus beau des cimetières musulmans. Oui, plus beau, dans son abandonnement, que celui même de Rôtie, dont j'ai dit tant de bien.
A l'orée de la forêt, sur un mamelon isolé, enfouies dans des fourrés de bruyères et de fougères, les tombes sont bleues comme en bas, d'un bleu lavé de pervenche, d'hortensia et de lavande du même azur opalescent que le ciel et la mer sur lesquels elles se détachent.
Quelle paix et quelle douceur ! Quelle est sereine et enjôleuse, quelle est fascinatrice, la mort qui terrifie ! Oui, ici, mais ici seulement, dans la libre lumière et la libre nature, loin des horreurs agressives de nos "mobiliers" funéraires, mourir me semble possible. Et je pense et je dis faire de la mort une beauté, seuls les musulmans le savent.
C'est une image nocturne que je garde de Bugeaud, une image de mirage et de rêve éveillé.
J'étais remonté de Bône pour fuir sa suffocation estivale et ses moustiques. (Ah ! les moustiques de Bône ! Dans ma lutte avec eux, je suis tombé de mon lit, une nuit, dans mon hôtel !). Ici, c'était la fraîcheur de la montagne en France, et pas un vrombissement d'élytres d'anophèle !
Longtemps j'errai sous les frênes, les acacias, les platanes, les noyers, les châtaigniers... Dans un jardin d'enfants, des cris et des poursuites disaient la joie de vivre. Epars et taciturnes, des pavillons fleuris semblaient un décor de théâtre.
Ailleurs, tout autour, une pénombre embaumée, un recueillement pensif, le mystérieux clair-obscur des rayons et des ombres. Et partout, en haies, en massifs, en plates-bandes, des hortensias multicolores, les premiers que je voyais (et les seuls que je vis) en pleine terre en Algérie.
Et sur tout cela, le plus phosphorescent, le plus radieux, le plus divin des firmaments d'Afrique, duquel, en gerbes d'étincelles, ruisselaient des météores, parachutistes de Dieu.
Et ce soupir monta de mon âme à ma bouche:
"Qu'il est doux,
"Ce soir d'août,
"Sur l'Edough
Cette vision de bonheur et de beauté tranquilles, où le ciel et la terre étaient de connivence, c'est l'image que j'emportai de mon passage à Bugeaud. Et celle que je revois, ce soir, en l'évoquant.
Claude-Maurice Robert
Un petit correctif:"Emmanuel est né le 30/03/1820 à Hambrücken, Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg. Marié le 19/09/1844 à Hambrücken, il part en Algérie avec son épouse, Gertrude FREY (née le 14/03/1825 à Graben-Neudorf, Bruchsal, Bade-Wurtemberg), et au moins 4 garçons, Pierre (né en 1846) et, d’après ce que dit une descendante déjà citée, trois autres garçons (qui seraient décédés durant son séjour à Bône, sur les quais, mais dont on ne trouve pas d’actes)."
En fait les actes de décès des trois fils d'Emmanuel Boësser décédés dans la première année d'immigration de leur père à Bône, sont bien disponibles à l'ANOM.
Il s'agit de:
Joseph et Bernard notés BOSER, le 10 mai 1854 à Bône http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/pix2web.php?territoire=AL GERIE&acte=177245
Et Andréas noté PESER le 3/4/1854 à Bône http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/pix2web.php?territoire=AL GERIE&acte=177202
Les variations de patronyme proviennent, outre les incompréhensions éventuelles d'un accent germanique, du fait que le nom allemand "BÖSER", avec un "O umlaut" et "Esszet" au lieu du "S" a mis du temps pour se stabiliser dans sa forme française de BÖESSER...
Napoléon jean auguste,aurait construit une belle résidence en herbillon et un fort du coté du cap de fer.es-ce vrai ce qu'on raconte ?Bonjour!!! Je suis trés heureuse que l on parle de mon village d algérie.JE SUIS UNE BONOISE de Toulouse mes origines sont de séraidi et oued el aneb ouichaoua. Jétais dans les montagnes de l edough en mars 2010 c est vraiment magnifique.Malheureusement l usine de liège est toujours fermée depuis l incendie dans les années 90. Une route est en construction pour descendre de seraidi vers l edough dans le village.Une autre est également en construction du village de oued el aneb pour aller vers la plage de ain ryan c est une plage sauvage vierge il n y a aucun accés.Vivement cette route pour aller se baigner!!!J aimerais créer une association dans le village pour permettre un lien avec la france en particulier d alsace.A bientot écrivez moi larosecoiffure@hotmail.frJe ne sais pas. Il habitait km 9, route de Bône à BUGEAUD.Suite au message suivant:anonyme le 10/8/2010; Il habitait au km 9 de Bône à Bugeaud.Je suis resté quelque temps dans cette ferme en 1956. J'aurais aimé avoir une photo de ce site pour souvenir. Merci.Ma réponse était à un anonyme du 21/04/2010...C'était en 1871.
Il y a sûrement eu beaucoup de changements jusqu'en 1956!
bonjour, j'étais à seraidi en novembre 2010. J'ai photographié quelques maisons anciennes de la rue principales. Quelqu'un est-il intéressé ? Cordialement, as diettrichPour Mr A.S. Diettrich.... je suis intéressé par ces photos !Pourriez-vous les faire parvenir ?
Cordialement.
Le Webmaster.
http://emigrationalgerie.centerblog.net
Bonjour Nicole, svp je cherche des informations sur un monsieur qui s'appelleRebmann Albert Joseph né le 19 octobre 1906 en Algérie...?
La famille de mon pere philippe Schwebel avait une maison à BUGEAUD ses grand parents, son pere sa mere et sa soeur, sa tante anna et par la suite son Oncle Louis étaient enterres dans le cimetieres entre Bugeaud à L'Edoug: Par la Suite pendant la guerre d'Algerie le caveau a ete utilisé pour cacher des armes.... Ma famille Alsaciens avait une ferme à Saint Charles.je crois il y'as érreur sur la photo si pluto la rentré du village d' herbillon .Nous avons constaté l'existence d'écureuils dans l'Edough qui y ont toujours existé ou peut étre été introduit depuis au moins 50 ans et ils se sont adaptés. Aucun chercheur n'en parle. Je voudrais avoir des témoignages sur l'existence de l'écureuils dans l'EDOUGH. Merci.Salem le 07/12/2012Je réside toujours à Bugeaud aujourd'hui Séraidi, si quelqu'un à besoin d'une information ou de photos concernat le coin je peux
l'aider.
Bonjour....je suis de la famille djemili de bugeaud ...rue du parc au jeux...villa..appape....qui a des renseignements à ce sujet ?De mon grand père j'entend parler de la tribu des Djemili descendent des Hilaliens et du saint Semhout près du Col Bouguenna et la voile noir,entre le cap de garde et cap de fer, originaires de ras erragoug du massif de I'Edough.
Bonjour,
Je ne sais si ce Blog est tjrs actif, si oui je souhaiterais que Kaidi Salem qui a blogé le 08/12/2012 me réponde.
Mon épouse est vraisemblablement descendante directe par sa mère née MORGAT de l'union entre Justine Augustine CARé et Michel MORGAT mariés en 1863 à Bugeaud. Ce dernier était garde forestier vers 1860 et au moins jusqu'en 1865 puisque sur leurs 8 enfants connus au moins 2 sont nés à Bugeaud et il y a eu 2 Mariages de ces enfants jusqu'en 1904.
Ils résidaient à la Maison Forestière de Bouzizi.
Pouvez-vous me donner des infos et peut-être même me transmettre des photos.
Mon adresse mail
d_laigle@orange.fr
Cordialement
Didier
Mille Merci Arnaud, Votre témoignage nous sera précieux ! Et cela confirme les récits de notre père,Salah Ben Lakdar Ben Chorfi Ben Terki Ben Labiad Ben Belkasem Ben Djemil tous nés à la commune mixte de l’Edough canton de Bône,que notre grand père Lakdar dit Ali Djemili est né dans le mausolée de Sidi Khedir, « portant son nom. » au col de Zriba entre Sidi Boubeidi et Sidi Mousa et pas loin de Sidi Ahmed, lors d’une tempête de neige dans la région,le jour d’une visite du mausolée Sidi Samhout notre aïeul en partant de Boudaroua propriété appartenant à Belgasem Ben-Djemil. L’Égyptienne, La cascade, Le pont des romains, Les voiles noires, le Pain de Sucre, et les 99 Marabouts de l’Edough sont bien connus de nos ancêtres.Merci Arnaud, ton témoignage est précis et rejoint le récit de notre grand père Lakhdar dit Ali ben Chorfi, né dans le mausolée de Sidi Khedir au col de Zeriba,dans le triangle des marabouts Sidi Moussa, Sidi Boubedi et sidi Ahmed.....Lakhdar ben Chorfi ben Torki ben Labyed ben Belguesem Bendjemil dit Djemili propriétaire du domaine Boudaroua à 7 kilomètres entre bône et Bugeaud selon la revue africaine de juillet 1862 africaine.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/1862_036_005.pdf. l'apport du moindre detail, le moindre témoignage, sur ma lignée ,le village de bugeaud me serait précieux...Youcef
Je cherche à savoir si on connaît un certain Saïd, ancêtre des Lemboub de Bugeaud. Je crois savoir qu'il vient de Kabylie.
Merci de m'informer sur cette famille.
Éric CÉTRAN 26/02/2025Je suis étonné de ne pas voir dans votre article la famille C
je suis étonné de ne pas voir figuer en votre site la famille CETRAN dont Martin Camille a était maire de Bugeaud de 1885 à 1892 qui a fondé famille avec son épouse Marie Louise CUYNAT ils ont eu 6 enfants. Martin Camille arrivait de Vieux-Boucau dans le département des Landes où il est né en 1844. Contre maître liègeur en la société fondé par Mr BESSON il devient comptable, puis arbitre de commerce puis maire.-Camille Pauline Henriette 1873 mariée à Léopold FALORNI
-Jean Hippolyte Louis 1875 marié à Thérèse PETRUCCI
-Emma Marie Louise Léocadie 1878 mariée à Paul Augustin SOUAL
-Junia née en 1882 mariée à Henri Alfred LAMBRUSCHINI
-Léa Alice Louise 1887 mariée à Abel AUBERT
-Fernand 1895-1896
si vous avait des renseignements sur les membres de ma famille merci d'avance
Éric