BIRLENBACH
- Certificat du 11/02/1850, de l'Officier d'administration comptable du service des fourrages de la place d'Alger :
Constatant
"... que le sieur JORDY Henry est employé en qualité d'ouvrier dans les magasins de l'Administration, depuis le 1er novembre 1848 jusqu'à ce jour, qu'il s'est toujours conduit en homme probe et que sous tous les rapports il mérite que l'on s'intéresse à lui..." A Mustapha, le 11 février 1850. Signé : Saint-Germain.
- Un "passe-port" d'indigent avec secours de route, du 13/10/1859, registre 29 N°346 :
délivré par le Préfet des Bouches-du-Rhône, pour passage de Marseille à Birlenbach, pour
JORDY Henry, maçon, natif de Birlenbach, venant d'Afrique.
Agé de 54 ans, taille d'1m75, cheveux châtains, front haut, sourcils blonds, yeux bleus, nez bien fait, bouche ordinaire, barbe rousse, menton roux, visage ovale, teint ordinaire.
Le passeport, au dos, est couvert de visas et tampons apposés au fur et à mesure de son voyage. Etapes principales :
Aix, Avignon, Orange, Pierrelatte, Montélimar, Valence (le 14/10/1859), Vienne, Villefranche, Mâcon (15/10), Sochaux, Lons-le-Saulnier (17/10), Besançon (19/10), Baume-les-Dames (19/10) Belfort (20/10), Cernay, Colmar (20/10, départ le 24), Sélestat (25/10), Erstein, Strasbourg, Haguenau, Birlenbach.
- Bordereau d'envoi du 17/12/1859, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg :
Concernant
JORDY Henry, maçon, 55 ans, domicilié à Birlenbach,
"appelé à Mustapha par son frère, sa femme et ses enfants, demandant son retour à Mustapha qu'il avait quitté pour raison de santé au mois d'octobre 1859. Il désire retourner auprès de sa famille."
- Lettre du 29/02/1860, du Ministre au Préfet :
Qui adresse l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour
JORDY Henry.
Transmis au Maire de Birlenbach le 01/03/1860, pour remise à l'intéressé.
Eléments généalogiques :
Le père de Henry JORDY se prénomme aussi Henry, né vers 1781, maçon.
Henry JORDY fils, né à Birlenbach en 1805, décède en Algérie après 1860. Il est maçon. Vers 1830, il épouse, probablement à Birlenbach, Elisabeth DAAB, née vers 1802, et décédée le 01/12/1852 à Birkadem (Algérie), dont : Marguerite (o 1832), Elisabeth (1835), Madeleine (1837), Henry (1840), Jacques (o 23/03/1843), tous nés à Birlenbach.
Jacques JORDY, le cadet, sera cordonnier. Il épouse (Algérie ?) Joséphine MARTI, née le 27/01/1845 dans la province d'Alicante, en Espagne, qui est dite piqueuse de bottines, dont : Antoine JORDY.
Antoine JORDY est né à Alger le 15/04/1865. Il est cordonnier. Il épouse à Alger, le 04/02/1888, Berthe BOUCHARDY, née le 28/11/1866 à Alger, blanchisseuse.
Petite étude succincte sur les JORDY de Birlenbach au travers des rencensements (ADBR Strasbourg, VII M 265).
Recensement de 1836 :
Dorfgass
. JORDY Henry, maçon, 55 ans
. WETTLING Christine, sa femme, 52 ans
. JORDY Madeleine, 22 ans
. JORDY Thiébaut, maçon, 20 ans
. JORDY Marguerite, 7 ans.
Henry et Christine sont sans doute les parents de Henry junior qui émigre en Algérie.
Thiébaut, lui aussi maçon, doit être le frère dont on parle dans les documents ci-avant, et qui est lui aussi parti en Algérie.
Henry junior, notre émigrant, ne figure pas alors au village. Il habite probablement une autre commune, mais il est déjà marié, car sa première fille naîtra en 1832 comme nous le verrons plus loin.
. BECKER Jacques, cultivateur, 32 ans
. EPPEL Madeleine, 30 ans
. BECKER Jacques, 6 ans
. BECKER Madeleine, 4 ans
. BECKER Catherine, 1 an
. MULLER Jean, domestique, 25 ans
. DOEHRING Salomée, domestique, 34 ans
. JORDY Dorothée, domestique, 16 ans
Dorothée, qui doit être la fille de Henry et Christine, est placée comme domestique chez un cultivateur du village.
. ENGEL Jacques, instituteur primaire, 61 ans
. JORDY Eve, 50 ans
. JORDY Henry, domestique, 13 ans.
Eve JORDY est sans doute la soeur de Henry junior. Mariée à l'instituteur du village, ils ont chez eux un Henry JORDY. Ce n'est pas notre émigrant qui a alors 31 ans. Ce jeune Henry est sans doute un neveu.
Recensement de 1841 :
. ENGEL Jacques, pensionnaire, 66 ans, protestant luthérien
. JORDY Eve, 55 ans.
Jacques est retraité de l'enseignement. On apprend qu'il est protestant. Le jeune Henry n'est plus là.
. BECKER Jacques, cabaretier, 37 ans, protestant luthérien
. EPEL Madelaine, 38 ans, réformée calviniste
. BECKER Jacques, 11 ans, protestant luthérien
. BECKER Madelaine, 9 ans, idem
. BECKER Catherine, 6 ans, idem
. JORDY Dorothée, domestique, 21 ans.
Jacques BECKER est à présent cabaretier. Dorothée est toujours au foyer.
.
JORDY Henry, maçon, 36 ans, protestant luthérien
. DAAB Elisabeth, 39 ans
. JORDY Elisabeth, 6 ans
. JORDY Marguerite, 9 ans
. JORDY Madeleine, 4 ans
. JORDY Henry, 1 an
Voici notre émigrant de retour dans le village. On apprend le nom de son épouse, et les prénoms des quatre enfants (le petit Jacques n'est pas encore né). Ils n'ont donc pas encore émigré en Algérie.
. JORDY Thiébaut, maçon, 25 ans, protestant luthérien
. SIMON femme JORDY Madeleine, 24 ans, idem
. SIMON ? , (femme) célibataire, 65 ans.
Thiébaut s'est marié. Il n'a pas encore d'enfants. La femme de 65 ans est probablement la mère de l'épouse. Thiébaut est sans doute celui qui émigrera aussi, et qui réclame son frère Henry à Mustapha en 1860. (Henry, veuf, avait-il le "mal du pays" pour revenir en Alsace, ou bien venait-il régler des affaires de famille ? Toujours est-il qu'il veut repartir en Algérie.)
. JORDY Henry, maçon, 62 ans, protestant luthérien
. JORDY Christine, 30 ans, idem
. JORDY Madelaine, 28 ans, idem
. JORDY Marguerite, 13 ans, idem
. JORDY Georges, 3 ans, idem
. DAAB Henry, maçon, 16 ans, idem.
Henry senior est veuf. Une Christine est au foyer. Une autre de ses filles ? Georges est un enfant naturel de Madeleine.
Henry DAAB, 16 ans, est là pour apprendre le métier de maçon. C'est sans doute un neveu de notre émigrant, du côté de son épouse.
Recensement de 1846 :
Dorfgass
. WANNER Martin, aubergiste, chef de ménage, 43 ans, protestant
. WETTLING Barbe, 39 ans
. WANNER Chrétien, 15 ans
. WANNER Martin, 12 ans
. JORDY Marguerite, 17 ans.
Marguerite n'est plus chez son père, mais domestique à l'auberge. Ils sont probablement en famille, car Barbe se nomme WETTLING, comme l'épouse (décédée) de Henry senior.
. EPPEL veuve BECKER Madelaine, sans état, mère du ménage
. BECKER ?
. BECKER ?
. BECKER ?
. UNGERER veuve ECKART Madelaine, sans état
. JORDY Dorothée, domestique.
Le cabaretier est décédé. Sa veuve est chef de ménage. Une nouvelle personne est au foyer. Dorothée y figure toujours comme domestique.
Henry junior et Thiébaut ne figurent plus à ce recensement. Ils sont en Algérie.
. JORDY "veuf WETTLING" Henry, maçon, chef de ménage, 67 ans
. JORDY Madelaine, sa fille, 33 ans
. JORDY Georges, fils de la précédente, 6 ans.
Madelaine, avec son fils naturel, vit chez son père, Henry senior.
Recensement du 1851 :
. EPPEL Madelaine, propriétaire cultivatrice, veuve, 45 ans
. BECKER Jacques, 22 ans
. BECKER Madaleine, 20 ans
. BECKER Catherine, 17 ans.
Dorothée JORDY n'est plus chez la veuve du cabaretier. On va voir qu'elle est revenue chez son père.
. WANNER Martin, propriétaire cultivateur, aubergiste, 48 ans
. WETTLING Barbe, sa femme, même profession, 44 ans
. WANNER Chrétien, leur fils, 20 ans
. WANNER Martin, leur fils, 17 ans
. WANNER Barbe, leur fille, 3 ans
. JORDY Marguerithe, domestique, 23 ans
. JAQUES Michel, pensionné de l'état, veuf, 78 ans.
Marguerite est toujours domestique chez l'aubergiste, où un nouvel enfant est arrivé, Barbe. Ce "pensionnaire de l'état" est-il de la famille ?
. JORDY Henri, propriétaire cultivateur, maçon, veuf, 71 ans
. JORDY Dorothée, domestique, cultivatrice, 29 ans
. JORDY Georges, son petit-fils, 12 ans
. ZIMMERMANN Dorothée, sa petite-fille, 4 ans.
Dorothée est revenue chez son père. Madelaine a laissé son fils Georges. Où est-elle ? ZIMMERMANN Dorothée est qualifiée de "petite-fille"; qui sont ses parents ?
En 1856, on trouve :
. KLEIN Georges, journalier, chef de ménage, 76 ans
. JORDY Madelaine, sa femme, 34 ans.
Cette Madelaine est-elle la fille de Henry senior ? L'âge ne correspond pas du tout par rapport aux autres recensements. Mais ceux-ci comportaient assez fréquemment des erreurs. Son mari, en tous cas, paraît bien âgé pour épouser une jeune femme.
Dans les recensements suivants, on ne trouve pratiquement plus de JORDY.
Recensement 1861 :
. PAUL Philippe, barbier, chef de ménage, 48 ans
. JORDY Madelaine, sa femme, 39 ans
. PAUL Philippe, leur fils, 17 ans
. PAUL Charles, leur fils, 11 ans
. PAUL Elisabeth, leur fille, 8 ans.
Recensement 1866 :
. PAUL Philippe, barbier, chef de ménage, 53 ans
. JORDY Madeleine, sa femme, 44 ans
. PAUL Philippe, le fils, 22 ans
. PAUL Elisabeth, la fille, 13 ans.
. HELD Jacques, maçon, chef de ménage, 24 ans
. JORDY Catherine, sa femme, 23 ans.
Note rapide sur la population de Birlenbach :
- 1836 : 270 hommes et 280 femmes, soit 550 personnes.
- 1841 : 269 hommes et 288 femmes, soit 557 personnes.
- 1846 (*) : 100 maisons, 113 ménages, 249 hommes, 273 femmes, soit 522 personnes.
- 1851 (**) : 96 maisons, 114 ménages, 236 hommes, 255 femmes, soit 491 personnes.
- 1856 : 98 maisons, 94 ménages, 193 hommes, 221 femmes, soit 414 personnes.
- 1861 : 95 maisons, 91 ménages, 199 hommes, 216 femmes, soit 415 personnes.
- 1866 : 88 maisons, 88 ménages, 199 hommes, 210 femmes, soit 409 personnes.
(*) annexe de Windhoff en moins, qui avait été cédée à Bremmelbach.
(**) le Maire Breitenbuchen note sur la dernière page :
"La diminution de la population provient en fait de l'émigration en Amérique."
Sur 30 années : 141 personnes en moins au village. Perte importante.
Entre 1846 et 1866 : 12 maisons en moins, 25 ménages en moins, 71 hommes en moins, 70 femmes en moins.
Au vu de tous ces éléments, on peut déjà dresser une ébauche d'arbre généalogique pour cette famille JORDY.
C.A.O.M. :
Les trois filles d'Henry et d'Elisabeth se marient toutes les trois à Mustapha (Alger) :
- Madelaine en 1859 avec BENAITON-GUYON Joseph,
. Elisabeth en 1865 avec MARONE-FASSOLO Joseph Antoine,
. Marguerite en 1869 avec QUENNEC Jean-Marie Julien.
Un JORDY Henri décède à Mustapha en 1881. Est-ce le père ou le fils ?
BISCHWILLER
- Lettre du 23/02/1839? du Maire au Préfet du Bas-Rhin :
qui transmet les documents 1, 2, 3, 4 et 5 ci-dessous :
1) Sa lettre du 14/02/1839, disant qu'il a bien reçu les autorisations de passage gratuit pour des membres de sa commune, mais qu'il faut également accorder des secours de route jusqu'à Toulon.
(sur la lettre, au dos, le Préfet précisera que les secours de route seront accordés - 19/02/1839)
2) Autorisation de passage gratuit en Algérie du 04/02/1839, pour
LAMBLING Geoffroi, laboureur, de Bischwiller,
"... de Toulon à Alger sur un bâtiment de l'Etat, comme rationnaire."
nb : figure au dos :
"... Il n'est accordé, ni en France, ni en Algérie, aucune espèce de subvention en argent, en vivres ou de toute autre nature. L'Administration de la colonie ouvrira comme ressource temporaire, les chantiers de travaux publics aux arrivants qui pourront y être admis à raison de leur profession. Il n'est fait à personne aucune promesse de concession de terres domaniales. Les émigrants, qui offriront des garanties suffisantes pour en obtenir, en feront la demande en Afrique à l'autorité locale."
3) Certificat d'indigent du 22/02/1839, du Maire, pour LAMBLING Geoffroi,
"... et que les secours de route lui sont indispensables pour pouvoir se rendre de Bischwiller à Toulon."
4) "Passe-port" du 22/02/1839, registre B, n°4, signé du Maire (Gustave Cunier), pour : LAMBLING Geoffroi, laboureur, natif de Bischwiller et y demeurant.
Agé de 21 ans, taille d'1m56 (4 pieds 9 pouces), chevaux châtains, front étroit et ridé, sourcils châtains, yeux bruns, nez petit, bouche grande, barbe rousse, menton plat de fourchu, visage maigre, teint clair.
5) Etat nominatif du 14/02/1839, signé du Maire :
"... des familles et individus isolés de cette ville, auxquels Monsieur le Ministre de la Guerre vient d'accorder le passage gratuit avec ration de bord sur un bâtiment de l'Etat, pour se rendre en Algérie, mais qui à défaut de moyens ne pourront entreprendre le voyage de Bischwiller à Toulon, à leurs frais, et pour lesquels l'administration locale sollicite en conséquence les secours de route :"
1° N° de l'autorisation ministérielle : 1144, date : 04/02/1839, pour
REINBOLD Abraham, sa femme et ses 6 enfants - Nombre d'individus composant la famille : 8.
2° idem pour : 1145 - même date -
WITTLING Georges, sa femme et ses 7 enfants - 9 personnes.
3° idem pour : 1146 - même date -
MÜNTZER Chrétien, sa femme et ses 5 enfants - 7 personnes.
4° idem pour : 1147 - même date -
JUNG Jacques, sa femme et son enfant - 3 personnes.
5° idem pour : 1148 - même date -
HICKEL Guillaume, seul, 1 personne.
6° idem pour : 1149 - même date -
FRANCK Guillaume, seul, 1 personne.
7° idem pour : 115O - même date -
ROBERT Philippe, seul, 1 personne.
8° idem pour : 1151 - même date -
LAMBLING Geoffroi? seul, 1 personne.
- Lettre du 09/04/1839, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Envoyant 22 permis de passage gratuit en Algérie. (non dénommés, à part pour deux d'entre-eux) :
EBERHARD Georges et GERBICH Thiébault, charpentier à Bischwiller.
- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 01/09/1843 :
Concernant :
JOHANSKY Simon, de la Pologne, journalier à Bischwiller, avec sa femme et un enfant. Avec une demande du Ministère, du 06/09/1844, au Préfet, lui demandant de reprendre l'autorisation ci-dessus, et qu'il n'avait pas utilisée. Il en envoie une nouvelle.
- Bordereau d'envoi du 02/05/1846, du Ministre au Préfet :
Expédiant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour GOTTSMANN, avec un document rappelant que la demande avait été déposée le 21/01/1846 :
.
GOTTSMANN Georges, menuisier, né à Bischwiller le 08/03/1803, avec sa femme et des 7 enfants. (en marge : "plusieurs en âge de travailler.")
.
ELSER Edouard, ferblantier, 20 ans, célibataire, son neveu.
(en bas : "recommandé par Mr Fronhauser.)
- Lettre du 08/08/1846, du Ministre au Préfet :
demandant pièces et renseignements sur :
WOLFF Daniel et WOLFF Charles, demeurant à Bischwiller, tous deux cultivateurs, qui ont envoyé directement une demande.
Transmis le 11/08 au Maire. Réponse le 17/08 au Ministre.
- Lettre du 28/08/1846, du Maire au Préfet :
Concernant :
JOHANSKY Simon, natif de la Pologne, domicilié à Bischwiller, et demandant un secours de route.
"... cet individu en a déjà profité l'année dernière, ainsi que vous en avez fait mention dans son passe-port, mais au lieu de pouvoir se rendre à sa destination, il est tombé malade à Colmar, et revenu à Bischwiller, au bout d'une quinzaine de jours où il a résidé ici depuis cette époque. Privé de travail et de ressources, le nommé JOHANSKY demande de nouveau à partir."
Le Maire demande un nouveau "passe-port" et secours de route pour lui et sa famille.
- Demande de renseignements du 11/06/1851, du Ministre au Préfet :
Concernant
HAENEL Daniel, sellier, demeurant à Bischwiller, suite à sa demande du 28/05/1851. Transmis au Maire le 12/06.
- Lettre du 20/06/1851, du Maire au Préfet :
Concernant
HAENEL Daniel : "... aucune plainte ne nous a été portée contre lui en Mairie, je n'ai qu'à vous observer, Monsieur le Préfet, que cet individu s'adonne un peu à la boisson, mais que d'ailleurs il n'a encore donné lieu à troubler la tranquillité publique. Signé de l'Adjoint : Groll."
- Lettre du 01/07/1851, du Préfet au Ministre :
Concernant
HAENEL Daniel : "... Les renseignements que j'ai recueillis sont peu favorables; cet individu s'adonne à la boisson, et n'a pas de travail assuré dans la colonie. Je pense qu'il n'y a pas lieu d'accueillir sa demande."
- Lettre du 07/07/1856, du Ministre au Préfet :
Concernant
GRANDER Michel, qui a demandé une concession de terres en Algérie.
Comme il ne possède aucune ressource, on ne lui donne pas de concession.
"Mais il lui sera délivré un permis de passage comme ouvrier, s'il consent à se rendre en cette qualité en Algérie..."
- Lettre du 09/03/1864, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Demandant le permis de passage gratuit en Algérie pour
FRÜHIMHOLTZ Benjamin, forgeron, natif de Bischheim,
"... qui est appelé par le sieur SCHLAGDENHAUFFEN , serrurier à Philippeville, qui lui assure du travail..."
Le Maire de Bischheim certifie que le pétitionnaire est sans fortune.
- Lettre (juillet 1869) au Préfet :
de
GOHLER Michel, [i]"... natif de Lembach, demeurant actuellement à Bischwiller, profession de perruquier, ayant 15 années de service militaire dont 8 ans en Afrique..."
[/i]
Il veut y retourner, comme colon, mais demande le secours accordé aux indigents qui veulent partir.
"... Mes antécédents sont sans taches, Monsieur le Préfet, comme le prouvent les certificats des deux régiments dans lesquels j'ai servi... Je suis marié, mais ma femme et mes enfants resteront chez leur mère jusqu'au moment que je puis leur envoyer de l'argent et ils n'hésiteront pas de me rejoindre."
- Lettre du 22/07/1869, du Préfet au Commissaire de Bischwiller :
GOHLER devra pourvoir à ses frais de transport jusqu'à Marseille, car la circulaire ministérielle du 7 février 1865, n'accorde plus de frais de route, mais il aura le permis de passage gratuit.
- Lettre du 27/07/1869, du Commissaire au Préfet :
"... Aujourd'hui ledit GÖHLER Michel vient de se représenter de nouveau à moi, en me priant de vous faire part que, comme il ne peut pas obtenir le transport gratuit de Bischwiller en Algérie, il renonce à se rendre en qualité de colon en ce pays."
Précisions :
En ce qui concerne Chrétien MÜNTZER. Il est né, probablement à Bischwiller, vers 1793, époux de Madeleine WIEDLING, née vers 1796.
Ils ont au moins un fils : MÜNTZER Louis Philippe, né à Bischwiller le 08/10/1838. Quelques mois plus tard, Chrétien fait une demande pour émigrer (état nominatif du 14/02/1839). Ils durent partir dans ces moments là. Le fils, Louis Philippe décèdera à 8 mois, le 02/07/1839, à Mustapha (Alger).