427 documents concernant la ville de Strasbourg :
1- Lettre de 1838 (non datée), au Préfet :
"De la nommée
LAPP Caroline , marchande de légumes, domiciliée rue des Dentelles, 24, a l'honneur de vous exposer très respectueusement que, ne pouvant depuis quelques temps suffisamment gagner pour son entretien, et sachant qu'en Algérie l'occupation ne lui manquerait jamais, pas ses connaissances qu'elle a eu de ces lieux, où elle était conditionnée il y a quelques années; sachant surtout que Votre humanité prend en considération les souffrances de vos administrés, elle prend la liberté, Monsieur le Préfet, de vous prier de vouloir bien lui accorder le secours pour la route ainsi que le transport gratuit de la traversée.
Espérant de Vos bontés que Vous agréerez la prière de la supliante (sic) l'aquelle (sic) en aura une reconnaissance éternelle, elle reste avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet, Votre très humble et très soumise servante.
Signé : Lapp."
2- Lettre du 10/11/1838, au Préfet :
Du sieur PFEIFFER :
"Isaac PFEIFFER , natif de Strasbourg, prends la liberté de recourir à votre bonté paternel pour obtenir un emploie dans les colonies d'Affrique, comme conducteur de travaux de routes, vu que le pétitionnaire est initié dans tous les travaux, comme ancien sous-Directeur des travaux de routes du canton de Bergzabern, aujourd'hui Bavière Rhénal (sic pour Rhénane), sous l'administration de Mr Lezay-Marnésia, Préfet du Bas-Rhin, commis chez Mr Adam, ancien Maire de Dorlisheim et ancien Directeur des travaux de routes, ainsi que comme conducteur de travaux des ateliers de charité en 1832.
Il y a six ans, Monsieur le Préfet, que le soussigné a remis à Mr de Turckheim, ancien Maire de Strasbourg, les certificats de toutes les Mrs sous les ordres des quels il avait servit, conjointement avec ceux de Mr Rheiner, architecte du département et de Mr Defontaine, ingénieur, et que pour le malheur il se sont égarés à l'hôtel de ville.
Mais si Monsieur le Préfet l'éxige, le soussigné se charge d'en procurer les duplicatas où (sic) un certificat de Mr de Turckheim constatant la vérité qu'il avance. Le soussigné à l'honneur d'exposer respectueusement à Monsieur le Préfet, que son père, après avoir fait des pertes immenses par la dépréciation des assignats, est mort en 1800 comme officier de la Garde Nationale, que son frère aîné est mort, comme capitaine du Génie, à l'isle de Corse, que le second frère est mort au champ d'honneur dans la guerre de la Vendée, que le 3ème fut tué au ??? (un mot) de Luxembourg, en 1814, comme lieutenant au 30ème de ligne, et que le cadet de la famille, réformé après cinq ans de service effectif comme serjent (sic) de Sapeurs du Génie, qui a l'honneur, Monsieur le Préfet, de vous adresser cette prière à laquelle en faveur de tout ce qu'il vient d'annoncer, il a lieu d'espérer que votre pouvoir paternel se manifestera en l'exausant (sic).
Dans l'espoir de voir sa pétition favorablement accueillie, il a l'honneur d'être avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.
Signé : Pfeiffer."
En bas :
"ps : Comme ils partent beaucoup des Alsaciens pour l'Affrique, il faut aussi des employés qui connaissent les travaux de route et sur tout (sic) le français et l'allemand.
Si Monsieur le Préfet m'accorde ma demande, je prie pour l'indémité (sic, pour indemnité) de route.
La femme du pétitionnaire est accoucheuse munie des meilleurs certificats, et sa fille modiste. Toutes les deux viendraient rejoindre le soussigné.
Strasbourg 10 novembre 1838. Isaac Pfeiffer, rue du Sanglier, n°8."
4- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 12/01/1839 :
Concernant :
WECHENMANN Charles , manoeuvre, de Strasbourg, et sa famille, de Toulon à Alger, comme rationnaire.
5- Lettre du 30/11/1839, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour
Nicolas CLOUD , terrassier.
Transmis au maire le 21/12/1839.
6- Lettre du 27/12/1839, du Maire de Strasbourg au Préfet :
Renvoyant l'autorisation de passage gratuit en Algérie de
CLOUD Nicolas , "... vu que ce dernier est un inconnu à Strasbourg."
7- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 30/11/1839, du Ministre de la Guerre :
Concernant :
Nicolas CLOUD , terrassier, de Strasbourg, de Toulon à Alger, comme rationnaire.
8- Lettre du 05/02/1842, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande, avec avis favorable de Monsieur l'Ingénieur en chef du cadastre, du sieur
HILD, ex-géomètre de 1ère classe, à l'effet d'être employé en Algérie.
9- Lettre du 21/02/1842, de l'Ingénieur en chef du cadastre au Préfet :
"Le nommé
DEFOUR, signataire de la pétition ci-jointe, m'est entièrement inconnu; quant au sieur
KUMERLE, ... qu'il a coopéré à l'arpentage parcellaire de la commune de Strasbourg et du canton de Barr, mais il a cessé depuis plusieurs années de faire partie des agents de l'arpentage. Je dois ajouter qu'il a fait preuve de capacité pendant la durée assez longue de ses travaux et que c'est volontairement qu'il les a discontinuée...."
10- Lettre du 09/02/1842, des sieurs DEFOUR et KUMERLE au préfet :
"... les soussignés
DEFOUR et
KUMERLE Jean Jacques, ancien géomètre du cadastre du Bas-Rhin et ensuite du Haut-Rhin, a l'honneur de vous exposer qu'en 1838 il a appris que l'on demandait des géomètres et architectes pour l'Algérie; il a pensé se faire un meilleur sort dans cette colonie, y ayant resté quelque tems (sic), et n'ayant ni trouvé du travail ni existence il s'est engagé dans le 1er régiment de la Légion Etrangère, après son congé fait, et revenu à Strasbourg, il a appris que le Gouvernement se propose d'envoyer des géomètres en Afrique.
Il a donc l'honneur, Monsieur le Préfet, de vous supplier de bien vouloir également le proposer à Monsieur le Ministre comme géomètre pour ladite colonie.
Il ose espérer que Monsieur le Préfet accueillera ses solicitations (sic) et ayant égard à ses services militaires à l'armée d'Afrique..."
Demeurant Marché Brûlé, n° 21."
11- Lettre du 27/06/1842, adressée au Préfet du Bas-Rhin :
De la nommée
SCHMITT Madeleine, "natif d'Odratzheim, canton de Wasselonne, Bas-Rhin, demeurant rue des Orphelins, n°2, chez Monsieur Babba, a l'honneur de vous exposer.
Depuis longtemps des parens (sic) qui demeurent à Alger m'ont écrit et m'ont fait la proposition que je dois venir auprès d'eux, mais jusqu'à présent je n'ai pas eu le courage d'entreprendre ce voyage; en ce moment que je me trouve sans place et sans grand moyens d'existence, je suis forcé (sic) de prendre la liberté de m'adresser à vous, pour venir vous supplier avec instance (sic) que vous ayez la bonté de donner vos ordres à ce qu'il me doit délivré un passeport gratuit pour pouvoir aller à Alger où un meilleur sort m'attends.
Je suis une pauvre fille sans aucune fortune; je vous demande que vous ayez la bonté de m'assister dans ce moment où je puis par la suite devenir heureuse, si vous m'accordiez ce que j'ai l'honneur de solliciter de vos bontés.
J'espère que Monsieur le Préfet daignera écouter ma présente supplique et me faire obtenir ce que j'ai l'honneur de solliciter.
J'ai l'honneur d'être, avec un profond respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissante servante.
Signé : Schmitt."
12- Mot daté du 28/06/1842, du commissaire de police au Préfet :
"... Le nommé
SALOMON, m'a adressé une demande pour obtenir un passeport pour pouvoir passer en Afrique. Ce jeune homme m'a donné déjà beaucoup de mal, mais principalement à ses pauvres parens (sic), qui sont à l'abri de tout reproche.
Il est plein de repentir, il reconnaît ses fautes; s'il y avait moyen de lui accorder sa demande, sa famille, j'en suis sûr, aura toute sa reconnaissance."
Signé : illisible.
13- Lettre du 27/06/1842, adressée au Préfet du Bas-Rhin :
Du sieur
SALOMON.
"Monsieur le Commissaire,
La conduite trop coupable que je mène depuis prêt de dix huit mois et qui de jour en jour devenait pire, me force à ouvrir les yeux et à chercher à me retirer de l'abîme où je me plongeais à grands pas et à pieds joints.
Hélas, le repentir vient peut-être dans le moment où je suis perdu sans ressources. Que ferai-je dorénavant, je me suis à jamais avili aux yeux de mes concitoyens; jamais je ne serai à même de parvenir à une place.
Depuis longtems (sic) j'envisageai avec effroi le chemin où me conduisaient mes effroyables excès, mais, sans foi et sans croyance, je n'avais pas la force de résister à mes mauvais penchants, quoique souvent j'en eusse la volonté.
Sage et retenu pendant quelques jours, avais-je le malheur de retrouver mes compagnons de débauche, aussitôt toutes mes bonnes résolutions s'en allaient au vent. Dans l'abrutissement souvent funeste de la boisson, je n'avais plus aucun sentiment de raison; le suicide était toujours le but que je me proposai, mais lorsqu'arrivait le moment, je n'avais pas le courage (si j'ose m'exprimer ainsi ou si c'est avoir du courage que de se détruire) je n'avais pas le courage, dis-je, de le faire. Quoique n'ayant plus aucune idée de religion, la crainte de l'Eternité arrêtait mon bras.
De tous tems (sic), Monsieur, j'ai été d'un caractère léger, qui m'a fait commettre bien des fautes, mais jamais je ne me suis conduit d'une manière aussi crapuleuse. De tous tems j'ai eu un certain penchant pour la boisson, mais jamais aussi prononcé; ivre, je rentrai au moins chez moi, et je ne me réfugiai pas comme aujourd'hui dans les repaires du vice et de l'infâmie.
Dans cette position cruelle et désespérante, j'ose m'adresser à vous, Monsieur, pour obtenir quelques renseignements sur la marche que j'aurai à suivre. Je sais fort bien que dans l'exercice de vos fonctions vous ne devez écouter que la voix de la justice et par conséquent être inexorable, mais en dehors de ce service, vous avez aussi le coeur humain et accessible à la pitié, et lorsque le coupable reconnaît ses méfaits et est décidé par une conduite exemplaire à les réparer, alors, Monsieur, il vous est bien permis à l'encourager et lui aider à arriver à bon port.
Ne voyant pour moi plus aucune ressource à Strasbourg, mon intention est de chercher à passer en Afrique, où j'ai déjà comme militaire, fait un séjour de quatre ans et demi et où je suis sûr de trouver des personnes à même de m'être utiles. Il y a quelques tems (sic) on accordait des passe-ports avec les secours de route et passage gratuit, je ne sais si cela a encore lieu, je viens vous prier, Monsieur, de vouloir bien m'en instruire et m'aider de vos avis à cet égard.
C'est une bien triste ressource que celle de quitter sa ville natale et d'abandonner dans leur vieillesse des parens qui se sont sacrifiés pour moi et auxquels il ne reste d'autre perspective que la misère ou l'hôpital.
Mais enfin, que faire, que devenir; ma pauvre raison ne me suggère pas d'autre moyen. Oh ! Monsieur, venez à mon aide, conseillez-moi, je vous promet à la face du ciel et des hommes que je vous obéirai et que, par une vie irréprochable, je chercherai à réparer le tems perdu et à regagner l'estime que j'ai perdue.
Peu m'importe le genre de travail auquel je pourrai trouver à m'employer, pourvu que je ne reste pas oisif, c'est tout ce que je demanderai pour me croire heureux.
En vous priant de prendre ces lignes et ma position en considération, et en vous offrant à l'avance mon éternelle reconnaissance, dont je ne vous pourrai, j'en suis persuadé, donner de meilleure preuve qu'en changeant ma manière de vivre et devenu d'un homme pervers un honnête et laborieux citoyen.
J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur le Commissaire, votre très humble et très obéissant serviteur.
Signé : E. Salomon.
Rue des Orphelins, n° 22."
14- Une autorisation de passage gratuit du 29/05/1843, du Ministre de la Guerre :
Pour :
SPIELMANN Philippe Jacques, jardinier cultivateur à Strasbourg, avec sa femme et son enfant, comme rationnaire, de Toulon à Alger, sur un bâtiment de l'Etat.
En marge : "Tué le 11 juin 1843 au Neuhof, près Strasbourg."
15- Lettre du 17/07/1843, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
FRIES, habitant de Strasbourg.
En marge : "Retourné à V.E. l'autorisation de passage délivrée au sieur FRIES de Strasbourg, colon concessionnaire. Cet individu est parti depuis un mois pour l'Afrique, muni d'une permission de passage que V.E. a accordé dans les premiers jours de juin - 19 juillet 1843."
16- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 30/09/1843 :
Comme rationnaire, de Toulon à Alger, sur un bâtiment de l'Etat, concernant le sieur MAUSSER Laurent /b], terrassier à Strasbourg.
En marge : "Renoncé à son projet d'émigration pour l'Algérie. Travaille à Colmar comme serrurier."
17- Lettre du 04/10/1843, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Renseignements sur le nommé
KLAMER Joseph, de Strasbourg, ancien militaire, qui sollicite un emploi en Algérie. Conduite irréprochable. Pendant sa carrière militaire, s'est rendu digne de l'estime de ses chefs. "... Le congé a été égaré, mais au moyen du certificat ci-joint V.E. pourra constater facilement les services du sieur KLAMER."
18- Demande de renseignements du 15/09/1843, du Ministre au Préfet :
Concernant "
KLAMER, prenant le titre d'ancien militaire, et domicilié à Strasbourg, rue Schiltigheim, n° 23."
Demande de renseignements et son état de service militaire.
19- Papier libre, daté du 19/09/1843, à en-tête de la Préfecture, 3ème division :
"Monsieur
KLAMER est invité à se présenter à la préfecture (bureau des affaires d'Afrique) pour une affaire qui le concerne." Non signé.
20- Un mot, daté du 31/03/1843, sur papier à en-tête : "Maison du Roi."
"Le chef du Secrétariat a l'honneur de faire savoir à Monsieur
KLAMER que la demande qu'il a adressée au Roi vient d'être renvoyée à Monsieur le Ministre des Travaux Publics comme objet rentrant dans ses attributions. Carrousel, le 31 janvier 1843."
21- Lettre du 15/02/1843, du Ministre des Travaux Publics :
Au sieur
KLAMER.
"Vous sollicitez, Monsieur, une place d'éclusier ou de garde-canal. Ce sont les Préfets des départements et les ingénieurs des Ponts et Chaussées qui présentent les candidats pour les emplois de cette nature.
Je ne puis que vous inviter à adresser votre demande à Monsieur le Préfet du département, ou à Monsieur l'ingénieur en chef du service dans lequel vous désirez être placé.
Si, en cas de vacance, une proposition m'était faite en votre faveur, j'y donnerais l'attention convenable.
J'ai l'honneur, Monsieur, de vous saluer.
Le Sous Secrétaire d'Etat des Travaux Publics. Signé : illisible.
Mr KLAMER, rue Schiltigheim, n° 23, à Strasbourg."
22- Lettre du 21/10/1843, de Mostaganem (Algérie), au Préfet du Bas-Rhin :
Du sieur
REIBEL Jean Baptiste.
"Monsieur le Préfet,
Le sieur REIBEL Jean Baptiste, ancien élève de l'Ecole Industrielle Municipale à Strasbourg, a l'honneur de vous exposer qu'ayant fait une demande dans le mois d'avril à Monsieur le Ministre pour être employé aux Ponts et Chaussées en Afrique, cette faveur lui ayant été accordée le mois suivant, il s'est rendu à Alger par votre ordre, croyant à son arrivée d'être installé immédiatement dans son nouveau poste, mais il s'est trouvé déçu dans son attente.
Monsieur l'Ingénieur en chef auquel il s'est présenté, lui a fait connaître qu'aucun ordre ministériel le concernant lui était parvenu, et qu'il ne pouvait pas l'employer sans ces pièces.
Il fut alors obligé de se rendre à Oran, où il a obtenu une place comme auxiliaire dans cette administration.
Actuellement, Monsieur le Préfet, il vous prie d'avoir l'extrême obligeance de vouloir bien adresser à Monsieur l'Ingénieur ordinaire d'Oran, les pièces justificatives de sa position s'il en existent entre vos mains, qui prouveront que c'est par ordre ministériel qu'il fut envoyé en Afrique pour être employé dans l'administration des Ponts et Chaussées, ce qui améliorera sa position actuelle, attendu qu'elle n'est pas stable jusqu'à ce moment.
Il attend de Votre bonté que Vous prendrez son exposé en considération, il vous en aura une vive gratiture.
Il a l'honneur d'être, Monsieur le Préfet, Votre très humble et très obéissant serviteur.
Signé : Reibel."
23- Lettre du 04/12/1843, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant "... une commission de garde à pied, dans le service forestier de l'Algérie, destinée au sieur
KLAMER, ancien militaire, domicilié à Strasbourg, rue Schiltigheim, n° 23...."
"Celui-ci devra se rendre à Marseille ou à Toulon, dans les 30 jours, où il obtiendra de l'intendance militaire, le passage gratuit sur un bâtiment qui le transportera à Alger..."
En marge : le 06/12/1843, KLAMER signe comme reçu de la commission.
24- Lettre du 28/02/1844, du Préfet du Haut-Rhin au Préfet du Bas-Rhin :
Un nommé
HAUSSER s'est présenté le 26 février à Colmar et a réclamé "la continuation" des secours de route qui lui auraient été alloués à Strasbourg.
Le paiement n'a pu être fait, car son passeport n'est pas revêtu du visa du Préfet du Bas-Rhin.
Il transmet le passeport pour régularisation et retour.
HAUSSER, "qui est dans le dénuement le plus complet" attend à Colmar.
25- Autorisation de passage gratuit en Algérie, du 15/11/1843 :
Concernant
MONDSCHEIM Michel, laboureur à Strasbourg, de Toulon à Alger, sur un bâtiment de l'Etat.
26- Lettre du 28/03/1844, du Préfet des Vosges au Préfet du Bas-Rhin :
MONDSCHEIM Michel, qui a obtenu le 23 novembre 1844 (plutôt 1843 !), à Strasbourg, un passeport gratuit pour se rendre à Alger, "a été mis le 8 mars courant à Mirecourt, sous l'inculpation de vagabondage, mais par ordonnance du 21 du même mois, le tribunal de cet arrondissement a décidé qu'il n'y avait pas lieu de suivre ultérieurement à son égard, à raison de l'état d'aliénation mentale dans lequel il se trouve.
Monsieur le Procureur du Roi vient de le mettre à la disposition de Monsieur le sous-Préfet de Mirecourt, qui par arrêté du 25 mars courant a requis le lieutenant de Gendarmerie de cet arrondissement, de le faire conduire à Bischoffsheim (Bas-Rhin) lieu de son domicile.
Ce fonctionnaire, en m'envoyant le passeport délivré pour Alger au sieur MONDSCHEIM, et que j'ai l'honneur de vous transmettre, me fait connaître que le Maire de Bischoffsheim et la famille de cet individu pensent que c'est dans un accès d'aliénation que ce dernier a demandé un passeport pour l'Algérie en étant incapable de se livrer à aucune sorte de travail...."
27- Un passeport gratuit, du 23/11/1843 :
Valable un an, de Strasbourg à Alger, pour
MONDSCHEIM Michel, laboureur, né à Bischoffsheim, y demeurant.
Avec au dos accord pour le secours de route jusqu'à Toulon pour une personne.
Agé de 34 ans, 1m65, cheveux bruns, front ordinaire, sourcils bruns, yeux bruns, nez gros, bouche moyenne, barbe moyenne, menton carré, visage ovale, teint pâle. Signes particuliers : néant.
28- Bordereau d'envoi du 23/04/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant la dame
DUCLAUX, à Strasbourg.
(ps : pas d'indication sur la nature du ou des documents expédiés.)
29- Lettre du 13/04/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
qui transmet un certificat de bonne conduite concernant la dame
DUCLAUX, de Strasbourg, "qui désire aller rejoindre son mari, employé à Alger en qualité de commis, aux appointements de 1.000 francs."
Il demande pour elle et ses deux enfants l'autorisation de passage gratuit en Algérie.
30- Lettre du 25/04/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant un certificat "constatant la moralité du sieur
GABEL Nicolas Etienne, jardinier et ancien sous-officier, qui sollicite une autorisation de passage gratuit en Algérie. Le jeune homme a servi 7 ans en Afrique..." - Adresse à Strasbourg : Rue du Fil, n° 6."
En marge : "Le 29 avril, même lettre pour le sieur
JANIN Pierre Antoine, sa femme et son enfant. Rappelé au Ministre le 28 mai 1844 et transmis une pétition."
31- Bordereau d'envoi du 28/04/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant 7 autorisations de passage gratuit en Algérie délivrés aux sieurs
ZIND, KESSEL, DEUTSCHMANN, BENER, KOPF, OHLEYER, WINDERICH, à Strasbourg.
32- Bordereau d'envoi du 15/05/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
HARTMANN , à Strasbourg.
En marge : "Le 18, envoyé au Maire de Strasbourg pour le faire remettre au titulaire."
33- Simple mot, non daté :
Sur papier à en-tête de la Préfecture.
"Ecrit le 3 mai 1844 au Ministre de la Guerre en faveur de
Sébastien HARTMANN, d'Eguisheim, ancien militaire, à Strasbourg."
34- Bordereau d'envoi du 27/06/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
KROEMER, à Strasbourg.
35- Lettre du 22/06/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Renvoyant l'autorisation de passage gratuit en Algérie "délivrée le 14 mai dernier au sieur
KROEMER Martin, ancien militaire, maçon, demeurant à Strasbourg.
"Cet individu désirant partir le plut tôt possible avec sa femme et ses deux enfants et une belle-soeur, je vous prie de les faire ajouter sur le permis ci-joint..."
36- Bordereau d'envoi du 15/05/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
KROEMER, à Strasbourg.
En marge : "Le 18, envoyé à Spire."
37- Brouillon de lettre du 07/05/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le 12 mars dernier le nommé
KROMER (ou KRAMER) Martin, né en Bavière, soldat libéré en 1834 de la Légion Etrangère, demeurant à Strasbourg, vous a adressé une demande à l'effet d'être autorisé à se rendre en Algérie comme maçon.
Je prie V.E. d'accorder à cet ancien militaire le passeport gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat."
En marge : "Le lui envoyer à Spire."
38- Lettre du 03/07/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
"... par lettre du 28 mai dernier, le sieur
HOUSSEMANN François, jardinier à Strasbourg, rue des Frères, n°4, annonce que vers la fin d'avril il vous a adressé, pour être transmise à mon département, une demande de passage gratuit.
Cette prière ne m'est pas parvenue. Il est possible que vous ayez cru devoir en retarder l'envoi jusqu'au mois de septembre prochain par suite des instructions relative à la suspension de la délivrance des permis de passage pour les émigrans (sic) du nord, pendant la saison des chaleurs.
Comme le sieur HOUSSEMANN m'informe qu'il a fait ses préparatifs de départ, et qu'il est prêt à se mettre en route avec sa famille, je suis disposé à faire une exception en sa faveur.
Je vous prie en conséquence, de m'adresser la demande du pétitionnaire et de me faire connaître, en même temps, sa moralité et les ressources pécuniaires dont il pourra disposer à son arrivée en Algérie..."
39- Brouillon de lettre, du 09/07/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant un certificat de bonne moralité pour la "demoiselle
BARBE Justine Marie Julie, couturière, âgée de 31 ans, demeurant à Strasbourg, qui désire aller rejoindre son fiancé établi à Oran. Les publications de mariage vont avoir lieu."
Il demande pour elle un permis de passage gratuit en Algérie.
En marge : "Recommandée par Mr Blanchard, Conseiller de Préfecture."
40- Lettre du 10/07/1844, adressée au Préfet :
Du sieur
JANIN, adressée de Montjeu près Orchamps (Jura).
Il a demandé, le 27 avril, un certificat établissant sa demande pour "être colonisé" en Afrique comme agriculteur.
Il a relancé le 28 mai. Mais d'après la circulaire du Ministre, il n'y a pas de départ avant septembre.
"... ayant vendu une faible propriété que j'avais dans votre département, ainsi que mon mobilier, d'après l'espoir qui m'avait été donné, et de ne point éprouver de retard, et ne voulant point entreprendre un nouveau commerce pour aussi peu de temps, j'ai quitté Strasbourg à la fin de juin dernier muni de passeport et bon certificat pour, en allant en Affrique, rendre en passant une visite à mon vieux père et à ma famille, séjour que je prolongerai jusqu'au 20 juillet courant; je vous suplierais (sic) donc, Monsieur, si dans cet intervalle j'étais assez heureux pour obtenir le résultat que je sollicite de vouloir bien me faire parvenir ces pièces à l'adresse ci-dessous : à Mr. JANIN, chez son père à Montjeu près Orchamps - Jura.
Dans le cas où elle ne vous parviendrai que plus tard, même après le premier septembre prochain, alors d'avoir la bonté de me les faire adresser à Alger, bureau restant.
J'ose invoquer votre indulgence pour l'importunité que ceci peut vous occasionner...
Signé : Janin."
41- Bordereau d'envoi du 18/07/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour la nommée
ROMER , à Strasbourg.
42- Lettre du 11/09/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant le sieur
LEBAS Victor Constantin, résidant à la Citadelle de Strasbourg, maison n° 7, qui a fait une demande "tendant à obtenir un emploi dans les services civils de l'Algérie."
"Le défaut absolu de vacances parmi les emplois auxquels je pourvois directement ne permet pas d'accueillir la demande du pétitionnaire. D'un autre côté, il y a un grand nombre de candidats inscrits avant lui, et dans cet état de choses, je ne saurais prévoir l'époque à laquelle il pourrait être admis à concourir pour l'un des emplois qui viendraient à vaquer dans l'Administration civile de l'Algérie.
Je vous prie, Monsieur le Préfet, de vouloir bien faire connaître ces obstacles au sieur LEBAS, et lui renvoyer en même temps les 3 pièces ci-jointes..."
En marge : "Le 13 septembre écrit à Mr le Maire de Strasbourg."
43- Lettre du 24/09/1844, du Préfet au Ministre :
Transmettant une lettre "par laquelle l'ingénieur en chef du département sollicite le passage gratuit en Algérie en faveur du sieur
RIVOIRE Joseph, surveillant de routes départementales..."
44- Bordereau d'envoi du 13/01/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour la nommée
VALTER Anne, à Strasbourg.
45- Un passeport à l'intérieur du 01/08/1842, valable un an :
Délivré par le maire de Toulouse, "pour circuler de Toulouse (Haute-Garonne) à Strasbourg, pour la nommée
VALTER Anne, couturière, née à Metz (Moselle)...
Age 21 ans, taille 1m54, chevaux châtains, front plat, sourcils châtains, yeux châtains, nez moyen légèrement relevé, bouche moyenne, barbe ... (rien), menton légèrement fourchu, visage court, teint coloré. Signes particuliers : néant.
(sous la mention signature du porteur est noté : "illétrée" (sic))
46- Talon de passeport, du 04/01/1845 (pas de mention de lieu de délivrance) :
Pour
VALTER Anne, avec son enfant, couturière, native de Metz. 23 ans.
(même signalement que ci-dessus).
En bas : "Transmis le permis le 15 janvier au Préfet maritime de Toulon."
47- Bordereau d'envoi du 08/02/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
HAUSSER Georges, à Strasbourg.
En marge : "Le 10, transmis au Préfet maritime de Toulon."
48- Demande de renseignements du 22/04/1845, du Ministre au Préfet :
Concernant
EICHBORN Frédéric, ex-sergent de voltigeurs du 1er bataillon de la Légion Etrangère, décoré de la Croix de Saint-Ferdinand et d'Isabelle la Catholique, demeurant à Strasbourg, Grande Rue, n° 1, qui a fait une demande de passage gratuit pour l'Algérie. Transmis au maire de Strasbourg le 24/04/1845.
En bas, et au dos : "5 mai 1845, au Ministre de la Guerre : J'ai l'honneur de vous transmettre un certificat du Maire de Strasbourg contenant les renseignements demandés sur la position du sieur EICHBORN Frédéric, ancien sergent de la Légion Etrangère, qui sollicite une autorisation de passage gratuit, à bord d'un bâtiment de l'Etat, pour se rendre en Algérie avec sa femme et ses deux enfants. Cet ancien militaire n'a d'autres moyens d'existence que le produit de son travail."
49- Lettre du 24/04/1845, du Préfet au Ministre (brouillon) :
Relançant pour la demande du sieur
KUH Laurent (ou HUH, RUH), du Grand Duché de Bade, qui veut aller en Algérie avec sa femme et ses six enfants.
Relance également pour le sieur
SAUER Etienne (demande du 4 avril.)
50- Bordereau d'envoi du 12/07/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant 3 autorisations de passage gratuit en Algérie pour les nommés
BECKER, KONIG et KLEMINGER.
En marge : "Le 14, envoyé aux titulaires."
51- Un passeport gratuit, du 09/07/1845, valable un an, délivré par le Maire de Brumath :
pour aller de Brumath à Alger, concernant
VOGLER Nazaire, accompagné de sa femme et 6 enfants, chanvrier et cultivateur, natif d'Ottersweyer (Baden) et domicilié à Brumath.
Agé 45 ans, 1m80, cheveux châtains, front bas, sourcils châtains, yeux bruns, nez grand, bouche grande, barbe brune, menton rond, visage long, teint clair. Signes particuliers : néant.
Au dos : "Secours de route accordé pour huit personnes, le 10 juillet 1845." (nb : le "huit" est barré et remplacé par un "2")
- Payé jusqu'à Colmar à 9 personnes.
- Payé de Colmar à Belfort pour 2 personnes.
- Il résulte de la déclaration faite à Colmar par le sieur VOGLER que celui de ses enfans (sic) dont il était seulement accompagné est resté à Barr, pour cause de maladie. Les secours de route sont encore à payer pour une seule personne. Colmar le 19 août 1845. Le Conseiller de préfecture, Secrétaire général.
- Payé de Belfort à l'Isle-sur-le-Doubs 1 franc et 5 centimes. Belfort le 20/08/1845.
- Payé de l'Isle à Baume pour une personne... (?), 15 centimes. L'Isle le 21/08/1845.
- Payé 1,20 francs jusqu'à Besançon. Baume le 22/08/1845.
- Payé 70 centimes jusqu'à Saint-Vit. Besançon le 23/08/1845.
- Payé 2,85 francs de ? à Orgon. Avignon le 25/08/1845.
- Payé 60 centimes de Lambesc à Aix. Le 27/08/1845.
- Payé ... (55 centimes ?) d'Aix à Toulon. Le 27/08/1845.
52- Lettre du 27/06/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant :
-
BECKER Simon, rue des Drapiers, n° 13,
-
KOENIG et KLEININGER, Grande rue de la Grange, n° 6,
à Strasbourg, au sujet de leur demande de passeport gratuit en Algérie.
"Je ne puis donner suite à leur demande avant qu'ils ne m'aient fait connaître par votre intermédiaire, s'ils veulent se rendre en Algérie comme ouvriers ou comme colons concessionnaires. Ils doivent en outre produire des certificats authentiques indiquant le chiffre exact des ressources pécuniaires dont ils disposent, ainsi que le nombre, l'âge et le sexe de leurs enfants...."
Transmis au maire le 30/06.
En marge : "Répondu le 5 juillet au Ministre de la Guerre."
En haut : les trois noms sont répétés avec en face : "de SaarUnion."
53- Demande de renseignements du 05/08/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Suite à la demande du 28/07 du sieur
SIMON Edouard Armand, cantonnier, demeurant à Strasbourg, rue Finckwiller n° 39, pour un permis de passage gratuit en Algérie.
Transmis au maire le 07/08.
Transmis les renseignements au Ministre le 11/08.
54- Demande de renseignements du 09/08/1845, du Ministre au Préfet :
Suite à la demande des sieurs :
-
MULBACK Charles, terrassier,
-
DOLLWEG Mathis, maçon,
-
BOUILLON Pierre, terrassier,
chez Simon BECKER, rue des Drapiers n° 13, à Strasbourg, pour obtenir le permis de passage gratuit en Algérie.
Transmis au maire le 11/08.
Répondu au Ministre le 25/08.
55- Demande de renseignements du 15/07/1845, du Ministre au Préfet :
Concernant
BASTIAN Charles, menuisier, demeurant au Finckwiller n° 40 à Strasbourg, qui a fait une demande le 6 juillet pour un permis de passage gratuit en Algérie.
Transmis au maire le 17/07.
Le maire transmet au Ministre, le 04/08, un certificat de bonne conduite.
56- Lettre du 14/08/1845, du Ministre au Préfet :
Concernant
BASTIAN Charles, menuisier. Demande de renseignements sur ses ressources pécuniaires, car il a 4 enfants en bas-âge.
Transmis au maire le 16/08.
Réponse du maire, le 18/08 : "... n'a d'autres ressources pécuniaires que le produit qu'il retire de l'exercice de sa profession; il possède un petit mobilier qu'il vendrait avant de partir..."
57- Papier libre (non daté) :
"
BASTIAN ne possède d'autre fortune que le mobilier de son ménage et les ustensiles et outils de son état de menuisier qu'il exerce ici. Signé : illisible."
58- Demande de renseignements du 30/08/1845 :
Concernant
CLOLERY Pierre, ex-sous-officier, cultivateur à Strasbourg, et y demeurant, rue de Schiltigheim n° 6.
Transmis au maire le 01/09/1845.
Réponse au Ministre le 09/09/1845.
59- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 02/09/1845 :
Concernant
SCHOLL Christophe, de Bade, laboureur à Strasbourg, avec sa femme et 2 enfants, de Toulon à Alger...
60- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 07/10/1845 :
Concernant
LOWE Joseph, laboureur à Strasbourg.
61- Un passeport gratuit du 15/09/1845, valable un an :
de Strasbourg à Alger pour
LOWE Joseph, laboureur, natif de Gambsheim (Bas-Rhin).
Age 28 ans, 1m65, cheveux châtains, front couvert, sourcils châtains, yeux gris bruns, nez gros, bouche moyenne, barbe... (rien), menton rond, visage ovale, teint ordinaire. Signes particuliers : boîtant du pied gauche.
Au dos : "Accord pour le secours de route pour une personne. 15/10/1845. Payé jusqu'à Colmar 2,10 francs."
62- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 25/10/1845 :
Concernant
SCHMITT Jean, terrassier à Strasbourg.
En haut : "Il est cuisinier et trop faible pour terrassier."
63- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 08/10/1845 :
Concernant
HATTERER Christophe Guillaume, de Hambourg, jardinier à Strasbourg, de Toulon à Alger...
En haut : "il est chapelier."
64- Document en date du 02/12/1845, signé du Préfet :
"Monsieur le Maréchal de camp, commandant le département, est prié de faire connaître s'il autorise le nommé
WETSTEIN à transférer sa résidence en Algérie."
En dessous : "Cet homme recevra la permission demandée." Signé : illisible.
En marge : "WETSTEIN remplaçant d'un jeune soldat de la classe 1844."
65- Un passeport gratuit du 17/02/1846, valable un an :
Signé du maire de Strasbourg, de Strasbourg à Alger, concernant
SCHMALBACH Frédéric Théodore, sommelier, natif de Strasbourg et y demeurant.
Age 39 ans, 1m73, cheveux roux, front élevé, sourcils roux, yeux gris, nez saillant, bouche moyenne, barbe rousse, menton rond, visage ovale, teint ordinaire. Signes particuliers : néant.
Pas de secours de route.
66- Lettre du 14/03/1846, du Ministre de l'Intérieur au Préfet :
Concernant
KELLER François Antoine, "ancien militaire, demeurant à Strasbourg où il exerce les fonctions de surveillant à l'effet d'empêcher l'introduction clandestine des viandes dans la ville... afin d'obtenir une autorisation de passage gratuit en Algérie où il désirerait, en outre, être nommé à un emploi par le Gouvernement..."
Retour de sa demande avec conseil de l'envoyer au Ministre de la Guerre.
En marge : "communiqué au maire de Strasbourg."
67- Papier libre daté du 01/04/1846 :
"Au Ministre de la Guerre,
Le nommé
Philippe FIRER, de Strasbourg, âgé de 32 ans, peintre en bâtiment, a sollicité en novembre 1845 une autorisation de passage gratuit pour l'Algérie.
Cet homme qui paraît robuste pouvant être employé utilement en Algérie, je prie V.E. de lui accorder le plutôt possible un permis d'embarquement."
68- Bordereau d'envoi du 11/04/1846 :
Transmettant deux autorisations de passage gratuit en Algérie pour les nommés
CHRISTMANN et FIRER.
69- Petit papier libre daté de novembre 1845 :
"
Philippe FIRER, âgé de trente deux ans, natif de Strasbourg, le 2 mars 1814, demeurant rue du Faubourg National n° 22, peintre en bâtiments.
70- Papier libre du 08/09/1846, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Vous m'avez demandé le 3 août dernier des renseignements sur les nommés
Daniel WOLF et Charles WOLF, journaliers à Strasbourg, qui sollicitent leur passage gratuit en Algérie.
Monsieur le Maire de cette ville m'informe que les recherches faites pour découvrir leur demeure ont été infructueuses."
71- Circulaire du 17/08/1846, signée du maire de Strasbourg :
"Avec prière à MM. les Commissaires de Police de fournir les renseignements demandés par la note transcrite en marge de la lettre jointe."
Au dessous :
- "Inconnu au canton nord. Le 17/08/1846. Signé : illisible."
- "Daniel et Charles WOLF, journaliers, sont inconnus au canton ouest. Le 20/08/1846. Signé : illisible.
- "idem au canton est. Le 21/08/1846. Signé : illisible."
Au dos :
"
Charles WOLF n'est pas inscrit au canton sud; un
Daniel WOLF a délogé en 1843, rue du Jeu des Enfants n° 45. Le 22/08/1846. Signé : illisible."
72- Demande de renseignements du 03/08/1846, du Ministre au Préfet :
Daniel WOLF et Charles WOLF, journaliers, demeurant à Strasbourg, suite à leur demande du 17/07. Transmis au maire le 11/08.
73- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 09/09/1846 :
Concernant
Madelaine STENGEL et Agathe SCHWARTZ, ouvrières à Strasbourg, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
74- Une convocation de la Mairie de Strasbourg (non datée) :
Concernant
STENGEL Madelaine et SCHWARTZ Agathe, "logeant rue du Faubourg de Saverne n° 12", pour les inviter à passer au bureau de police de la mairie "pour retirer le permis de passage."
En bas : "Ces deux personnes sont parties pour l'Algérie il y a environ trois semaines; elles n'étaient pas inscrites."
75- Papier libre (non daté) à en-tête de la Préfecture au Maire de Strasbourg :
"Monsieur le Maire de Strasbourg est prié d'informer les nommées
Madelaine STENGEL et Agathe SCHWARTZ, ouvrières à Strasbourg, que le Ministre de la Guerre leur accorde le passage gratuit en Algérie; le permis en question se trouve déposé à la Préfecture. Leur adresse est Faubourg de Saverne, n° 12."
76- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 23/10/1846 :
Concernant
DECKER Jean Jacques, jardinier, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
En haut : "Il est tailleur."
77- Papier libre (brouillon) daté du 05/11/1846, à en-tête de la Préfecture :
"Le nommé
CLEMENTZ Laurent, âgé de 30 ans, journalier, domicilié à Strasbourg, désire se rendre en Algérie avec sa femme, âgée de 36 ans. Je propose à V.E. de lui accorder une autorisation de passage gratuit, de Marseille à Alger."
78- Certificat de police (canton sud) du 26/10/1846 :
Concernant
CLEMENTZ "Lorent", époux de Elisabeth BARTHEL, née en 1808, détenu pour vol, âgé de 30 ans, natif de Neugartheim, inscrit sur les registres de population Place d'Austerlitz n° 12, comme séjournant en cette ville derechef depuis 1843 jusqu'à ce jour; il a encouru une condamnation de police simple; il n'avait été porté plainte contre lui. Signé : Pfister."
En bas : "Journalier."
79- Un passeport d'indigent, du 21/10/1846 :
Avec secours de route, "servant pour trois personnes, délivré par le Préfet de la Nièvre, pour aller de Nevers à Strasbourg...", concernant
STRAUSZ Joseph et sa fiancée,
Marguerite KREINNER, et un enfant. Il exerce la profession de mineur et est natif de Strasbourg où il demeure.
Agé de 28 ans, 1m74, cheveux châtains, front couvert, sourcils châtains, yeux bleus, nez effilé, bouche moyenne, barbe châtain, menton rond, visage ovale, teint coloré. Signes particuliers : néant.
Au dos : "Itinéraire obligé : Châtillon, Château-Chinon, Autun, Nolay, Beaune, Dôle, Besançon, Beaume, Belfort, Colmar, Schlestadt, Strasbourg (destination),
revenant de Nevers où il n'a pu se procurer de l'ouvrage à cause des inondations de la Loire; il a reçu ici un permis de passage gratuit et le secours de route pour se rendre en Afrique avec sa fiancée et son enfant."
(nb : il est arrivé à Schlestadt le 05/11/1846)
80- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 21/11/1846 :
Concernant
GEIGER Benoît, jardinier, de Marseille à Stora, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
En haut : "Il est tonnelier et brasseur."
81- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 09/12/1846 :
Concernant
SCHMITT Joseph, terrassier, de Marseille à Stora, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
En haut : "N'est pas terrassier."
82- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 28/12/1846 :
Concernant
BIMBEL Valentin, journalier, et la nommée
Madelaine LAUTERSACK, de Marseille à Stora, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
83- Petit papier libre (non daté) :
Concernant
BIMBEL Valentin (voir ci-dessus) : "Cet individu a une femme légitime nommée STEINER et qui est âgée de 35 ans."
84- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 28/12/1846 :
Concernant
SCHERRER Nicolas, journalier, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
En bas : "A été arrêté pour vol le 29 Xbre 1846."
85- Papier libre du 26/03/1847, sur papier à en-tête Préfecture, au Ministre de la Guerre :
"... la nommée
HILBE Elisabeth, orpheline, âgée de 20 ans, fille de labour, se trouve présentement sans condition dans la banlieue de Strasbourg, et sollicite une autorisation de passage gratuit en Algérie.
Je prie V.E. d'accueillir le plutôt possible la demande de cette jeune orpheline qui est d'une forte constitution."
86- Papier libre (non daté) :
"
Elisabeth HILBE, âgé de 20 ans, native de Dornheim (?), Autriche, fille de labour."
87- Lettre du 21/06/1847, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le sieur
D'HARBEL François Louis, ancien capitaine de cavalerie, ex-commissaire de l'Institut agricole de Roville (Meurthe), sollicite une autorisation de passage gratuit pour se rendre en Algérie, où il doit être employé par la compagnie de l'Union du Sig.
Cet ancien officier jouissant d'une bonne réputation, je prie V.E. de lui accorder la faveur qu'il sollicite."
88- Talon de passeport gratuit, du 01/04/1847 :
Concernant
URBAN François, accompagnée de sa soeur Marie, âgé de 18 ans, couturière, natif de Huffoltz (Haut-Rhin), demeurant à Strasbourg, et allant à Oran.
Age 23 ans, 1m50, cheveux châtains, sourcils idem, nez bien fait, barbe ... (rien), front ordinaire, yeux châtains, bouche petite, menton rond, teint coloré, visage ovale. Signes particuliers : néant.
En bas : "Sur le vu d'un permis de passage gratuit."
89- Lettre du 09/08/1847, probablement adressée au Préfet du Bas-Rhin :
"Monsieur,
Il y a quelques jours qu'entre le Petit Rhin et la Citadelle un homme m'aborda et me demanda quelques secours pour apaiser sa faim. N'ayant pas de monnaie j'étais obligé de le prendre avec moi pour changer, et j'appliquais ce temps pour avoir quelques renseignements sur la position de ce malheureux.
N'ignorant pas votre coeur bienveillant, Monsieur, j'ose vous communiquer ce qu'il m'a dit, parce que vous êtes, il me semble, dans la position de pouvoir mettre fin à ses souffrances. Il s'appelle
MOSER, demeurant à Strasbourg, dans la Krutenau, rue de l'Etoile n°2, prétend d'être un des colons de l'Algérie, où il ne possédait pas seulement une maison avec des terres, mais où lui étaient même restées sa femme et ses deux filles.
Une maladie des plus graves était la cause de son retour en France; mais maintenant rétabli, il ne rêvait que la réunion d'avec les siens, impossible cependant sans les secours de trajet que le gouvernement alloue aux colons. Ajoutant que c'était la police qui les donne ou refuse, je n'ai pas voulu manquer à vous faire connaître les dires ci-dessus, afin que vous puissiez les vérifier et, s'il est possible, accomplir les justes désirs du colon MOSER.
Désirant aussi de ma part que cela ne trouve des obstacles d'aucune manière, veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma plus haute considération."
Signé : C. W. De Glu... (?)
Ile du Rhin (ferme jaune où je reste depuis ...(?). Le 9 août 1847.
90- Lettre du 04/11/1847, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant la demande du sieur
MAURER Jean Nicolas, médecin à Strasbourg, pour obtenir pour lui et sa famille l'autorisation de passer gratuitement en Algérie, "... j'ai besoin de savoir quelle somme Mr MAURER pourra réaliser et emporter avec lui..."
Réponse du Préfet, le 09/11 : "... n'a d'autres ressources que le faible produit de l'exercice de sa profession, mais il pourra se rendre à ses frais à Marseille..."
91- Brouillon de lettre, du 27/10/1847, du Préfet au Ministre de l'Intérieur :
Concernant le sieur
MAURER Jean Nicolas, médecin, "établi depuis longtemps dans un village du Haut-Rhin, vient de transférer son domicile à Strasbourg, mais y trouvant peu de clientèle, il désire aller s'établir en Algérie.
Je prie V.E. d'accorder au sieur MAURER une autorisation de passage gratuit en Algérie, pour lui, sa femme, âgée de 33 ans, et ses quatre enfants, âgés de 11, 8, 6 et 4 ans."
En bas : "C'est le cousin de Mr KELLER, Juge de Paix."
92- Petit papier libre (non daté) :
Concernant Mr
MAURER Jean Nicolas, 44 ans, et Sophie KELLER, âgée de 34 ans.
Taille 1m29, front couvert, nez ordinaire, menton rond, teint ordinaire, cheveux bruns châtains, yeux bruns, bouche grande, visage ovale.
Au dos :
- Jean-Charles Théophile, âgé de 11 ans,
- Marie Adolphe, âgé de 6 ans,
- Marie Joséphine Blanche, âgée de 8 ans,
- Caroline Désirée, âgée de 3 ans."
93- Bordereau d'envoi du 28/10/1847, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
FUCHS.
Transmis au directeur des prisons le 02/11/1847. (voir ci-après).
94- Papier libre (d'octobre 1847) :
"Par arrêt rendu en la Cour Roiale (sic) séant à Colmar, Chambre des appels, le 23 juin 1847, confirmatif d'un jugement du tribunal correctionnel de Strasbourg du 22 mai précédent : le nommé
Jean FUCHS, âgé de 38 ans, journalier, né et domicilié à Strasbourg, convaincu de complicité d'escroquerie, a été condamné à 6 mois de prison et aux dépens.
Le condamné a commencé à subir sa peine le 23 juin 1847.
Il sera libéré le 22 décembre 1847.
Signé : Villard.
Pour copie conforme : le Gardien-chef, signé : Weber."
En bas : "Ecrit le 22 octobre au Ministre de la Guerre."
95- Lettre du 02/10/1847, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande de passage gratuit en Algérie du sieur
ROBIN Casimir, fils d'un ancien ingénieur des Ponts et Chaussées du Bas-Rhin.
Il est recommandé par Mr le commandant de la place de Strasbourg.
96- Lettre du 02/09/1847, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le nommé
BRIOT, né et domicilié à Strasbourg, orphelin, âgé de 20 ans, sollicite une autorisation de passage gratuit en Algérie.
Ce jeune homme étant robuste, et pouvant être employé comme terrassier, je vous prie d'accueillir sa demande le plut tôt possible, attendu qu'il se trouve présentement sans occupation."
En bas : "Mr. Spach."
97- Lettre du 17/01/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le sieur
HABERSCHWILLER Xavier, ancien sous-officier, Chevalier de la Légion d'honneur, demeurant à Strasbourg, désire aller s'établir en Algérie, avec sa femme et ses 2 fils, âgés de 18 et 13 ans, et ses 4 filles, âgées de 23, 21, 20 et 17 ans.
Les ressources pécuniaires de cette famille étant très modiques, je prie V.E. de lui accorder une autorisation de passage gratuit de Marseille à Alger."
98- Certificat du 22/10/1844, du Maire de Molsheim :
"Nous, Adjoint délégué du Maire de la ville de Molsheim, certifions que le sieur
HABERSCHWILLER Xavier, âgé de 66 ans, né en cette ville, est membre de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur, breveté sous n° 20924, pensionnaire de l'Etat et cultivateur, que sa conduite morale et politique a toujours été à l'abri de tous reproches, qu'il possède l'estime de ses concitoiens (sic), qu'il est père de six enfants dont quatre filles qui sont lingères de leur état, et nommées :
- Louise, âgée de vingt ans,
- Madeleine, âgée de dix huit ans,
- Rosalie, âgée de seize ans,
- Eugénie, âgée de treize ans,
et deux garçons, qui sont étudians (sic) et nommés :
- Xavier, âgé de quatorze ans,
- Charles, âgé de neuf ans,
et dont la conduite a été jusqu'à ce jour irréprochable.
En foi de quoi nous avons délivré le présent certificat à telles fins que de raison.
Hôtel de Ville à Molsheim le vingt deux octobre mil huit cent quarante quatre.
Signé : illisible."
99- Lettre du 28/03/1848, sur papier à en-tête "Administration Départementale du Bas-Rhin" :
"à Monsieur
GAUCHER, quai Saint-Nicolas n° 73.
"Par votre lettre du 24 de ce mois vous exprimez le désir d'obtenir en Algérie une concession gratuite de terres incultes que vous vous engageriez à défricher, en vous adjoignant quelques cultivateurs.
La colonisation de l'Algérie devant prendre prochainement de grands développements, votre demande paraît susceptible d'être accueillie favorablement. Néanmoins, l'Administration Départementale n'étant pas compétente pour s'immiser (sic) dans les questions relatives aux concessions de terres, je ne puis que vous engager à transmettre directement votre demande au Ministre de la Guerre..."
(voir ci-après)
100- Lettre du 21/04/1848, à Monsieur le Commissaire du Gouvernement dans le Bas-Rhin :
Qui retourne "la lettre à Monsieur le Ministre de la Guerre concernant les sieurs
GAUCHER frères, faisant connaître que ce citoyen a renoncé à sa demande en concession de terre en Algérie et qu'il est parti le 14 du mois courant pour Posen..."
Transmis au Ministre de la Guerre le 26/04.
101- Lettre du 12/04/1848, du Ministre de la Guerre au Commissaire du Gouvernement à Strasbourg :
Demande de précisions des ressources pécuniaires pour les frères
GAUCHé.
Transmis au maire le 14/04.
102- Lettre du 24/03/1848, adressée au Commissaire du Gouvernement à Strasbourg :
Par les frères
GAUCHé.
"Monsieur le Commissaire,
Plein de confiance en votre haute sollicitude pour le bien être des citoyens, permettez que nous venions réclamer vos conseils et vos lumières sur un projet que les circonstances nous ont fait concevoir.
Représentant de quelques maisons de commerce, qui presque toutes sont en liquidation ou nous ont retiré leur mandat par suite de la crise commerciale, dont le terme est peut-être encore bien éloigné, nous nous trouvons du nombre de ceux pour qui l'avenir apparaît sous une forme bien précaire.
Il nous répugnerait de venir grossir la liste déjà trop chargée de ceux qui sollicitent des emplois, surtout dans un moment où il est urgent de les réduire, et où le gouvernement a une tâche si difficile à remplir. Mais celui qui n'a pas de fortune, et cherche vainement les moyens d'utiliser ses talens (sic), n'est-il pas infailliblement amené, quoi qu'il en coûte à son amour propre, à confier sa position aux personnes dont il peut espérer assistance ?
La seule demande, que nous croyons opportune de former, afin de faire allier avec notre patriotisme la nécessité impérieuse de notre position, consiste dans la concession d'une certaine étendue de terrain parmi les masses incultes que renferment encore nos possessions françaises en Afrique.
Loin de nous l'idée de toute spéculation, ainsi que des capitalistes riches et privilégiée en ont donné l'exemple sous l'ex-gouvernement.
Nous comptons déjà parmi nous un cultivateur au courant de la culture du mûrier, un menuisier, un sellier-bourrelier... Il serait contracté sous les formes légales, un acte d'association, auquel on adjoindrait quelques autres cultivateurs, ainsi que des citoyens capables par leurs connaissances de compléter la composition de cette petite famille, que nous porterions à 15 ou 20 exécutants, et nos prétentions se borneraient à l'étendue de terrain strictement nécessaire à notre existence laborieuse.
Tel est, en peu de mots, le but de notre projet. Nous osons espérer que vous lui donnerez votre approbation, en l'envisageant sous le rapport patriotique qui l'a dicté; car il nous semble que si une partie de ceux qui sollicitent aujourd'hui des emplois, imitait notre exemple, il en résulterait, d'un côté, dégrèvement dans les nombreuses charges de la jeune république, et de l'autre, augmentation des ressources que peut produire le sol africain, qui est aussi notre patrie.
Désirant être guidés dans cette circonstance par vos sages conseils, nous venons vous prier de vouloir bien nous accorder un court instant d'audience, et nous en fixer l'heure et le jour, en nous honorant d'un mot de réponse..."
(suivent deux signatures Gaucher).
103- Lettre du 07/09/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant :
-
HAUSSER Georges, 21 ans,
-
SCHMITT Georges, 23 ans,
-
FAIVRE Joseph, 31 ans,
"célibataires, demeurant à Strasbourg, se trouvant sans occupation et sans moyens d'existence, demandent à se rendre en Algérie comme terrassiers..."
En marge : "Expédié le 8 septembre 1848."
104- Lettre du 20/09/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant le sieur
GABEL Etienne, âgé de 32 ans, "né et domicilié à Strasbourg, ex-sous-officier de Spahis, qui se trouve présentement sans ouvrage, et demande à retourner en Algérie comme menuisier"... "qui est présentement à la charge de son père, lieutenant en retraite."
105- Lettre du 30/09/1848, adressée au Préfet :
De
BECKER Simon, 39 ans, et son épouse, avec un enfant.
"Sollicite un passage gratuit avec l'indemnité de route, pour lui et sa famille, pour se rendre en Afrique en qualité de cultivateur."
En bas : "Logé Ponts-Couverts n° 27, Strasbourg."
106- Certificat du 28/09/1848, du Commissaire de police :
Concernant "...
Simon BECKER, journalier, natif de Saarunion, avec femme et enfant, résidant en cette ville derechef depuis six mois, Ponts Couverts n° 27, et que pendant ce laps de temps cette famille n'a donné lieu à aucune plainte, rien n'empêche leur départ pour l'Algérie.
Signé : Pfister."
En marge :
- Simon BECKER, âgé de 39 ans, de Saarunion,
- Marie née ADAM, âgé de 37 ans, de La Wantzenau,
- Louise BECKER, âgée de 6 ans, de Strasbourg."
107- Lettre du 28/09/1848, adressée au Préfet :
Demandant le passage gratuit avec indemnité de route, pour se rendre en Algérie, signée par
WAGNER Frédéric, 40 ans, avec son épouse, âgée de 38 ans, et ses 4 enfants, l'aîné âgé de 15 ans.
108- Certificat de police (canton sud) du 27/09/1848 :
Concernant "
WAGNER Frédéric, cultivateur, 44 ans, natif de Obermodern, sa femme Madeleine GISS, âgée de 38 ans, native de Rosheim, leurs enfants : Marie-Louise, née en 1843, Caroline, née en 1845, et Charles, né en 1847 à Strasbourg, plus Louis GISS, né en 1834 à Eckbolsheim, fils naturel de la femme WAGNER, sont inscrits sur les registres de population du canton, rue Ponts Couverts n° 20, comme séjournant en cette ville depuis l'année 1840, et qu'il n'a pas été porté de plainte contre eux"
109- Lettre du 07/10/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Demandant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour
Georges MUHLBERGER, âgé de 33 ans, ouvrier mécanicien, demeurant à Strasbourg, qui se trouve présentement sans occupation, et porteur de bons certificats.
En bas : "Prévenir Mr Villafort."
110- Bordereau d'envoi du 04/11/1848, au Ministre de la Guerre :
Transmettant des demandes (avec avis favorable) des sieurs
HELD, ancien géomètre du cadastre, et
HILLIOT, ancien conducteur des chemins vicinaux, qui demandent à être employés comme géomètres en Algérie.
111- Lettre du 26/10/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande de passage gratuit en Algérie pour le sieur
SCHOMMERTZ Michel François, terrassier, 42 ans, demeurant à Strasbourg, pour lui et sa femme âgée de 44 ans. Il est porteur de bons certificats, et se trouve "dans la misère."
112- Lettre du 09/11/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le 6 du mois dernier, j'ai eu l'honneur de vous transmettre un certificat de moralité et d'indigence, délivré par le maire de Strasbourg à la nommée
OSTER Marie Madeleine, couturière, âgée de 22 ans, qui sollicite un permis de passage gratuit en Algérie.
D'après les termes de votre instruction du 31 octobre dernier, les permis de cette nature ne seront dorénavant accordés aux ouvriers, que dans le cas où ceux-ci justifieraient qu'ils sont appelés dans la colonie par un propriétaire ou industriel ayant pris l'engagement de leur procurer de l'occupation à leur arrivée.
La nommée OSTER, à laquelle il a été donné avis de cette décision, a présenté une lettre de son beau-frère, le nommé
SCHNEIDER Félix, cantinier au 1er régiment de Chasseurs d'Afrique, en garnison à Mustapha, près d'Alger, par laquelle il l'engage à venir le rejoindre le plus tôt possible, et lui propose d'entrer en condition chez lui.
Je vous prie de vouloir bien faire délivrer un permis de passage à la nommée OSTER qui en a fait la justification...."
113- Bordereau d'envoi du 18/10/1848, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant un certificat "présenté par le sieur
MUTHS Jean Georges, entrepreneur de travaux, domicilié à Strasbourg, à l'effet de pouvoir obtenir le transport gratuit de ses outils en Algérie... et qui mérite la bienveillance de l'Administration."
114- Lettre du 30/10/1848, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Suite à la demande du sieur
MUTHS (voir ci-dessus) : "... que les règlements s'opposent à l'obtention de la faveur qu'il sollicite."
En marge : "Communiqué au sieur MUTHS."
115- Extrait d'acte de naissance, du 06/10/1848, de la commune de Lingolsheim :
Concernant
Jean Georges MUTHS : naissance le 30 du mois de novembre, à 11 heures du matin, de Jean Georges, fils de Jean MUTHS, 30 ans, domicilié à Lingolsheim, n° 60, maçon à Lingolsheim, et de Madeleine SUNDHAUSER, domiciliée à Lingolsheim.
Témoins : - Jacques ANTONI, 56 ans, cultivateur, et Jean Georges MACK, 54 ans, instituteur."
116- Certificat de police du 27/09/1848, du commissaire du canton sud :
Pour "
DOLLMEYER Mathias, maçon, 39 ans, natif de Saarwerden, sa femme Catherine BAUMANN, 40 ans, et trois enfants sic) : Joseph, 15 ans, Madeleine, 11 ans, nés à Saarunion, Catherine 5 ans, et Léopold né en 1848 à Strasbourg, qui sont inscrits sur les registres de population du canton sud, rue Ponts Couverts, 27, comme demeurant ici derechef depuis l'année 1843, et qu'il n'a pas été porté de plainte contre eux. Signé : Pfister."
117- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 15/12/1848 :
Pour Madame
veuve BUTZ, et de sa nièce, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
118- Une autorisation de passage gratuit en Algérie du 15/12/1848 :
Pour
NEUMANN Charles Marie, mécanicien, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
119- Lettre du 12/03/1849, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Suite à la demande adressée le 28 février, concernant le sieur
THUILLIER Louis Victor, pour passer gratuitement en Algérie.
"... je n'accorde actuellement, et jusqu'à nouvel ordre, de permis d'embarquement qu'aux personnes qui sont appelées dans la colonie, soit par leurs familles, soit par des colons ou industriels en mesure de leur procurer du travail..."
120- Lettre du 21/02/1849, adressée au Maire de Strasbourg :
Du sieur
THUILLIER.
"Etant menuisier sans ouvrage, mon père ne pouvant m'entretenir, ayant en outre enfants, je me suis vu forcé, il y a huit jours, à quitter Strasbourg pour me diriger sur Paris où nous avons en partie tous nos parents, et où mon père n'est pas loing (sic) du lieux de sa naissance; arrivé à Nancy, Monsieur le Commissaire a refusé de me visé mon passeport pour Paris, ainsi que pour aucune ville environnant Paris; m'ayant adressé à Monsieur le Préfet pour pouvoir faire visé mon passeport pour l'Affrique, où j'ai déjà été comme militaire, il m'a répondu que je devait m'adressé à Monsieur le Maire de Strasbourg où mes parens demeure, et faire une pétition à Monsieur le Ministre de la Guerre pour en obtenir l'autorisation.
Je viens donc vous prier, Monsieur le Maire, d'avoir l'extrême bonté de me désigné la marche à suivre, tendant à obtenir l'autorisation d'aller en Affrique, et d'obtenir l'indemnité de route, où de l'ouvrage en le faisant vous retirerez un homme de la misère où il se trouve et qui a
L'honneur d'être avec respect,
Monsieur le Maire,
Votre très humble et
Obéissant serviteur.
Signé : Thuillier."
121- Certificat du 11/10/1847, du Maire de Mulhouse :
Certifiant "que le sieur
THUILLIER Louis Victor, employé au bureau central des chemins de fer d'Alsace, né à Arras (Pas-de-Calais) le 24 mars 1825, a habité Mulhouse pendant passé un an, jusqu'à la mi-septembre dernier, et qu'il a constamment tenu une bonne conduite.
Le dit sieur THUILLIER nous ayant déclaré vouloir transférer sa résidence à Strasbourg, avec son épouse Marie Joséphine TRAUTMANN, son enfant et sa belle-mère, nous lui avons délivré le présent certificat... Signé : Pierre THIERRY."
122- Bordereau d'envoi du 18/09/1849, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant "... une nouvelle pétition par laquelle la dame
veuve KELLER née SIEFFERT, sollicite une autorisation de passage gratuit pour retourner en Algérie, avec la famille du sieur
PITORF, son beau-frère..."
123- Bordereau d'envoi du 04/09/1849, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"J'ai eu l'honneur de vous faire connaître le 20 août dernier, que le sieur
DAUPHINE Jean étant parfaitement rétabli de la maladie qui l'avait forcé de revenir en France, sollicitait une autorisation de passage gratuit pour retourner en Algérie.
Vous m'aviez informé le 1er septembre que les permis d'embarquement étaient aujourd'hui réservés aux ouvriers appelés dans la colonie pour y exercer leurs professions.
Le sieur DAUPHINE se trouve réellement dans cette catégorie d'émigrants. Après avoir été militaire, il est entré, en qualité de jardinier cultivateur chez Monsieur
QUENAULT, propriétaire à Mustapha-supérieur (!?), qui a promis de le