A propos de ce blog


Nom du blog :
emigrationalgerie
Description du blog :
Correspondance, documents d'archives sur l'émigration allemande et alsacienne en Algérie. Articles.
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
11.06.2008
Dernière mise à jour :
08.10.2025

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Circulaires, documents divers (5)
· Listes par lieux de naissance (163)
· Avertissement (1)
· Emigration Bas-Rhin (116)
· Listes convois 1848. (1)
· Informations diverses. (2)
· Appel à participation (1)
· Les familles de Bugeaud (1)
· Les familles de Sidi Chami (23)
· Provinces rhénanes Allemandes. (1)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or emigrationalgerie
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Demandes d'émigration en Algérie
· Les convois de 1848.
· Provenance des colons du 1er convoi : 08/10/1848.
· Le C.A.O.M.
· C.A.O.M.

· Les familles de Bugeaud et les liégeurs de l'Edough.
· Le colon Algérien.
· APPEL A PARTICIPATION
· Des Prussiens à Sainte-Léonie.
· L'émigration Espagnole.
· 1845
· LE DEBARQUEMENT A SIDI-FERRUCH
· adhr
· uniforme spahis
· Les Zouaves et les Chasseurs d'Afrique.

Voir plus 

Blogs et sites préférés

· jehannedarc
· algerieemigrants
· blogselestat
· L'Histoire, la petite et la grande
· Les familles de Bugeaud
· geneapope


Statistiques 491 articles


Thèmes

afrique amis ange blog enfants femme fille gratuit homme maroc mer mort

Derniers commentaires

merci pour tous ces renseignements . le webmaster. http://emigrat ionalgerie.cen terblog.net
Par emigrationalgerie, le 09.10.2025

bonjour, je ne sais pas si ce blog est encore actif, mais à tout hasard. j'ai mon quadrisaïeul vassel jean b
Par CORMONT, le 10.09.2025

tb mais comment faire pour avoir la liste des personnes des convois ?michelemorfau x@gmail.com m erci si vou
Par Anonyme, le 05.09.2025

j'ai vu que vous avez mis la liste des noms es familles parties par le convoi #1. peut on aussi trouver le lis
Par Fieux, le 20.07.2025

mr wolff nous devons être en famille car descendons du rabbin anschel dr.laurentschw artz@gmail;com
Par Anonyme, le 19.05.2025

Voir plus

RSS
Recherche
Recherchez aussi :


Les militaires

Les Zouaves et les Chasseurs d'Afrique.

Publié le 09/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Les Zouaves et les Chasseurs d'Afrique.
Le Maréchal de Bourmont envisagea la formation de corps auxiliaires indigènes, qui non seulement permettraient d'augmenter les effectifs de l'armée, mais favoriseraient également le rapprochement entre les métropolitains et la population locale.

Les Zouaves :

Le lieutenant-général de Police d'Alger, Aubignosc, écrivit à Bourmont : "La tribu des Zouaoua fournissait aux Turcs des soldats enrôlés par l'intermédiaire de leur représentant à Alger. Ce représentant ayant offert ses services aux Français, il proposait la constitution d'un corps qui serait immédiatement engagé au service de la France contre les habitants des campagnes insoumis."

Dès le 23 août 1830, Bourmont pouvait annoncer au Ministre de la Guerre, à Paris, que 500 Zouaves étaient déjà réunis à Alger. Son successeur, le général Clauzel, prenait un arrêté le 1er octobre 1830 pour officialiser la création de ce corps indigène : il était formé de deux bataillons de Zouaves, à six compagnies, et d'escadrons de Zouaves à cheval qui deviendront ensuite les "Chasseurs indigènes" avant d'être absorbés, en 1831, par les "Chasseurs d'Afrique", qui compteront dans leurs rangs des indigènes et des Français.

L'uniforme, créé par le commandant Divivier, comportait les célèbres culottes bouffantes resserrées aux chevilles. Les hommes du 1er bataillon étaient coiffés d'un turban rouge, ceux du 2ème d'un turban vert.

A partir de 1854, Napoléon III décida d'utiliser ces régiments de l'armée d'Afrique, notamment les Zouaves, partout où l'armée française serait engagée : Crimée, Italie, Chine, Mexique, France.

Les Chasseurs d'Afrique :

Le 17 novembre 1831, étaient créés deux régiments de cavalerie légère, le 1er et le 2ème régiments de Chasseurs d'Afrique, composés de conscrits français et d'auxiliaires indigènes... du moins jusqu'en 1834, date à laquelle les régiments deviennent uniquement français.

La première tenue des Chasseurs d'Afrique, modifiée à plusieurs reprises, se composait d'une longue tunique bleue juponnante, d'un large pantalon garance à trois plis, liseré de bleu, de bottes noires, d'une vaste ceinture blanche (rouge pour les officiers) portée sur la veste; sur la tête, une "czapka" à la mode polonaise, encombrante coiffure d'où partait une fourragère rejoignant la contre-épaulette gauche.

Les Chasseurs portaient une giberne dans le dos, maintenue par une large bande de cuir de couleur blanche.
L'armement se composait d'un sabre et, selon les escadrons, d'un mousqueton ou d'une lance.

Cet ensemble, s'il ne manquait pas d'allure, n'était en revanche adapté ni au combat ni au climat de l'Afrique; outre le fait que les prises d'armes devaient être éprouvantes pour les troupiers suant sous leurs "czapkas", la lance se révéla très vite inefficace contre un adversaire très souvent insaisissable.
Cette première tenue ne fut plus portée que pour les parades. En campagne, les Chasseurs adoptèrent vite l'uniforme que l'imagerie populaire a rendu familier : la czapka est remplacée par une casquette rouge à visière (casquette "taconnet", du nom du fabricant); la veste bleue se raccourcit nettement; un petit ceinturon blanc maintient un pantalon garance plus étroit, qui devient noir au-dessus des genoux; des bottes noires prennent bien le pied.
Si la giberne est conservée, la lance en revanche est abandonnée au profit du fusil.

Mais cette tenue s'avéra insupportable lors de grosses chaleurs, et plus d'un rapport d'inspection se plaindra du relatif laisser-aller des hommes dans le port de l'uniforme.

Mais quelquefois s'y ajoutait un certain panache : ainsi, par tradition, les Chasseurs n'oubliaient jamais de retrousser leurs manches avant de charger !

(Jean Aucouturier, Historia Spécial n° 486 HS/RD, juin 1987 - Image : http://encyclopedie-afn.org/index.php/L'Armée_d'_Afrique )

Les "Zéphirs"

Publié le 09/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Les "Zéphirs".

Autre création algérienne, les bataillons d'infanterie légère d'Afrique, les trop célèbres "Bat-d'Af" qui firent l'objet plus tard du pamphlet de Georges Darien : Biribi, baptisés par dérision "Joyeux" et "Zéphirs".

Datant officiellement du 1er avril 1818, ces "Compagnies de discipline" étaient composées, pour 4/5ème d'appelés et 1/5ème d'engagés, de recrues convaincues de fautes vénielles.

En 1832, cinq compagnies gagnaient l'Algérie. Ils acquirent une grande renommée de bravoure grâce à leur victoire de Mazagran en février 1840 : à 123 contre 14.000, ils repoussèrent les attaques des soldats d'Abd-el-Kader.

(voir aussi le site : http://historia-legio.forum-actif.eu )

La Légion Etrangère.

Publié le 09/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
La Légion Etrangère.
La Légion Etrangère.

Paris, le 10 mars 1831
Louis-Philippe, Roi des Français
A tous, présents et à venir, salut.
Vu la loi du 9 mars 1831
Vu le rapport de notre Ministre,
Secrétaire d'Etat au département
de la Guerre.
Nous avons ordonné et ordonnons
ce qui suit :

Il sera formé une Légion composée
d'étrangers. Cette Légion prendra
la dénomination de
Légion Etrangère.
Mais la Légion Etrangère ne pourra pas être
employée sur le territoire
continental du royaume.

Août 1831 : la Légion Etrangère débarque à Alger. N'ayant rien à défendre, elle a tout à conquérir.
A commencer par sa tenue. Pour le moment, elle est tout bonnement vêtue de l'uniforme règlementaire de Dunkerque à Romorantin : pantalon garance, habit bleu roi boutonnant sur la poitrine, capote de drap gris fer roulée dans un étui milleraies placé sur le havresac, lourd shako tronconique.
Seule différence qui marque leur distinction de l'infanterie : les boutons. Ils comportent, outre une étoile à cinq branches, l'inscription - qui figure toujours - gravée en capitales : Légion Etrangère.

Sept bataillons forment cette nouvelle unité, composés chacun, dans la tradition, de soldats appartenant à la même nation.
Trois bataillons sont allemands, un espagnol, un italien, un belge et un polonais.
Ces sept bataillons sont répartis dans les trois provinces côtières : cinq à Alger (les 1er, 2ème, 3ème, 5ème et 7ème), un à Bône (le 6ème), et un à Oran (le 4ème).
Il faudra attendre 5 ans, et le colonel Bernelle, pour que l'amalgame des nations soit institué.

La Légion doit adapter son uniforme au climat. 1ère innovation : le bourgeron blanc. C'est au début une simple tenue de chanvre écru, rèche et bis, qui tient à la fois du carton d'emballage et de la toile à sac.

La Légion protège les installations des colons et les aide à construire leurs maisons. En 1923, c'est elle qui construit - par exemple - la ligne de chemin de fer de Sidi-bel-Abbès à Tlemcen.

Le 27 avril 1832, la Légion reçoit le baptême du feu, quand les 1er et 3ème bataillons étrangers s'emparent des redoutes qui défendent Maison-Carrée, à quelques lieues d'Alger. Puis, à l'ouest où le 4ème bataillon (les espagnols) enlève aux partisans de l'émir les ports d'Arzew et, dans la foulée, de Mostaganem.
Ce sont les premiers faits d'armes de la Légion. Elle y gagne un drapeau. Son premier drapeau.
Il lui sera apporté, le 24 juin suivant, par Combes, son nouveau colonel.
Dans ses plis une inscription : "Le roi des Français à la Légion Etrangère."

(Historia Spécial n° 486 HS/RD, juin 1987 - Image : http://maison-legionnaire.com/ Ref. 390)




SPAHIS

Publié le 02/09/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
SPAHIS
Uniforme de Spahis.

Les Spahis

En 1831 ont été créés les Chasseurs d'Afrique et les Zouaves.
De nouvelles unités font leur apparition en 1841 : les bataillons de tirailleurs indigènes, ancêtres des glorieux tirailleurs algériens, tunisiens et marocains.
En outre, le fougueux "Yusuf", à la tête de ses "mamalouks" (de redoutables mercenaires), apportent un soutien précieux aux Français.

Ces troupes irrégulières encadrées par des gendarmes maures deviennent, en 1841, le corps de Spahis à recrutement mixte franco-arabe, commandé par un colonel ou lieutenant-colonel, français ou indigène.
Les Arabes désireux de servir dans ce corps devaient avoir entre 16 et 40 ans, posséder un cheval de guerre jugé apte, et prendre un engagement public devant témoins arabes et français, en jurant sur le Coran. Son engagement était de 3 ans, renouvelable.
La moitié des sous-officiers et officiers devaient être arabes.

En 1845, on comptait 3 régiments de Spahis - un par région - à Oran, Médéa et Bône.
La tenue était imposante : deux amples burnous à capuchon, couleur blanc et rouge, un pantalon bouffant bleu rayé garance, des bottes "françaises" à éperons. L'armement se composait d'un sabre, d'un fusil de dragon ou d'un pistolet. La principale distinction entre Spahis français et Spahis arabes demeurait la coiffure. Les indigènes portaient une coiffure composée de deux calottes feutrées et résistantes : une blanche et une rouge placées l'une dans l'autre, la rouge à l'extérieur; une bande de mousseline, appelée "cheiche", les recouvre ainsi que la nuque, une partie du front et des oreilles. En grande tenue, le cheiche était remplacé par le "haïk", sorte de turban blanc démesurément long.
Les Français portaient une "chéchia" rouge avec turban rayé blanc et bleu.

Les montures faisaient l'objet de soins attentifs. Le tapis de selle, simple couverture feutrée, formée de 6 feuilles doubles aux couleurs : vert, rouge et bleu, avait une origine religieuse : Ali, gendre du Prophète, aurait été le premier à en faire usage.
Les Spahis arabes mettaient un point d'honneur à posséder un harnachement luxueux (selles recouvertes de velours cramoisi chamarré d'or...).
Les Spahis avaient souvent des familles nombreuses. Aussi, en 1852, le régiment fut-il organisé en "smalas".
Chaque cavalier indigène reçoit un lot de terrain de 15 à 18 hectares; il a pour mission de le faire prospérer.
Un "krammès" (écuyer) doit être à sa disposition, en tout temps, pour diriger l'exploitation afin que le Spahi soit toujours prêt à quitter la charrue pour monter à cheval.

Les Spahis étaient donc organisés de façon bien particulière. Un jour, les smalas seront dissoutes, le terrain distribué en concessions...
Les Spahis participeront aux campagnes du Sénégal, du Tonkin, à la guerre de 1870, à la première guerre mondiale...
Ils abandonnèrent les chevaux pour les blindés mécanisés à la veille de 1940...

(Article de Jean Aucouturier - Historia Spécial n° 486 HS/RD, juin 1987)


Le dossier de Guillaume Benjamin HOWEL

Publié le 31/08/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Le dossier de Guillaume Benjamin HOWEL :

Il n'est pas militaire, mais Douanier. Toutefois, nous l'avons classé dans cette rubrique.

- HOWEL Guillaume Benjamin :
(Schirrhein, 67)

. Lettre du 22/06/1852, du sieur HOWEL au Préfet :
HOWEL Guillaume Benjamin, laboureur, domicilié à Schirrhein, 60 ans, ancien préposé des Douanes en retraite, ancien cantonnier des routes de l'Algérie, marié, une "bruhe" (bru), 7 enfants et 2 petits-enfants.
"... malgré ses efforts pour l'agriculture et par suite de la non réussite des récoltes et du manque de travail depuis plusieurs années, ne pouvant plus suffire à l'entretien de sa nombreuse famille... aussi que sa fortune se réduit à la modique évaluation de 1.060 francs... veut se rendre en Algérie."
En bas : Certificat de bonne conduite signé du Maire le même jour.

. Acte de notoriété du 22/06/1852, du Juge de Paix du canton de Bischwiller (Jean BERTRAND) :
Concernant : HOWEL Guillaume Benjamin.
Témoins :
1° BAADER M..., journalier, 30 ans,
2° SCHERER Antoine, bûcheron, 35 ans,
3° MUHLHAUSSER Antoine, bûcheron, 36 ans,
4° MARCHAND Joseph, pensionnaire de l'Etat, 69 ans.

Fortune de Guillaume Benjamin HOWEL :
1° en linge de literie, le tout presque neuf, est préparé pour les 3 grandes filles y compris plusieurs autres meubles, pour une somme de trois cent francs - 300,00,
2° Les 3 filles, sortant de condition de domestique, enverront à leur père une somme de quatre cent francs, provenant de leurs gages économisés - 400,00,
3° enfin que le fils Georges versera une somme de deux cent francs, en partie en numéraire, en partie en objets à emporter, commodités ou ustensiles nécessaires - 200,00.
Ensemble = 900 francs.
Que de plus le père jouit d'une pension des Douanes de cent soixante francs - 160,00.
Certifie que toutes ces valeurs sont francs et libres d'engagement quelconque..."
(suivent les signatures)

. Certificat du 22/06/1852, du médecin cantonal :
Constatant la bonne santé de :
1° HOWEL Guillaume Benjamin, ancien douanier en retraite, ancien cantonnier en Algérie, laboureur, 60 ans, père de famille,
2° WAGNER Catherine, sa femme, 54 ans,
3° HOWEL Jeanne Madeleine, célibataire, 29 ans,
4° HOWEL Antoinette, célibataire, 27 ans,
5° HOWEL Madeleine, célibataire, 20 ans,
6° HOWEL Charles, célibataire, 21 ans,
7° HOWEL Gertrude, célibataire, 15 ans,
8° HOWEL Josephine, célibataire, 12 ans,
9° HOWEL Georges, marié, 34 ans,
10° WEININGER Salomé, mariée, 27 ans,
11° HOWEL Justine, célibataire, 4 ans,
12° HOWEL Antoine, célibataire, 2 ans.
Légalisé par le Maire le même jour.
(en marge, pour Charles : "Classe de 1850, n° 248 - Libéré."

nb : un bel exemple de solidarité familiale ! Chacun donne son écot pour pouvoir assurer les ressources nécessaires pour partir.
Mais, ayant fait sa demande pour partir en Algérie vers juillet 1852, il ne pourra pas partir. Et pour la raison qu'il est décédé le 20/11/1852 à Schirrhein !

Le dossier de Félix BIRER

Publié le 31/08/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Le dossier de Félix BIRER :

. Bordereau d'envoi (non daté), du Préfet du Bas-Rhin au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande de BIRER Félix, ancien militaire, demandant à émigrer, pour lui, sa femme et ses huit enfants. L'aîné a 26 ans et le plus jeune 10.
Les trois fils sont serruriers-mécaniciens.
"... le pétitionnaire se trouvant présentement dans une position malheureuse et méritant par ses anciens services la bienveillance du Gouvernement."

. Lettre du 13/04/1848, de la Direction des Douanes de Strasbourg au sieur BIRER Félix :
"Sous la date du 5 courant, vous avez sollicité, auprès de l'administration, votre réintégration dans ses cadres, en appuyant votre réclamation sur la circonstance que, traduit devant les Assises, vous avez été renvoyé acquitté de l'accusation dirigée contre vous.
L'Administration me charge de vous faire connaître que le verdict d'acquittement dont vous cherchez à vous prévaloir ne pouvait limiter en rien le droit qui lui est acquit d'apprécier à son point de vue particulier les actes qui vous ont été imputés et que cette appréciation est telle que toute démarche ultérieure de votre part tendant à faire rapporter la mesure qui vous a frappé ne pourrait que rester sans effet...."

. Lettre du 20/04/1848, du Ministre des Finances à Mr. BIRER Félix :
Précisant qu'il a transmis à Mr le Directeur général de l'Administration des Douanes sa demande à l'effet d'obtenir sa réintégration dans son emploi.

. Lettre du 23/04/1848, du sieur BIRER Félix au Commissaire général de la République:
Lui demandant d'intervenir pour lui à Paris.

. Lettre du 28/04/1848, du sieur BIRER Félix au Commissaire général de la République :
Le relançant, pour qu'il intervienne pour lui à Paris.

. Lettre du 13/10/1848, du sieur BIRER Félix au Préfet du Bas-Rhin :
"Demande d'une famille de 10 personnes de passer en Algérie comme colon.
(longue lettre)
"... il était receveur et comptait 22 ans et 1 mois de service dans les Douanes.
Le 12 mars 1840, il est destitué, prévenu d'avoir favorisé la contrebande en 1835.
Traduit devant la Cour d'Assises du Bas-Rhin. Le 17 août 1840 : verdict de non culpabilité, à l'unanimité des jurés. Mais destitution maintenue par les Douanes.
Il a sollicité soit sa réintégration, soit son admission à la retraite proportionnelle, mais toujours rien.
Il est parti à Mulhouse pour accepter un petit emploi (certificat de Mr Emile Dollfus qui justifie de sa conduite en cette ville).
Ses trois fils sont devenus ouvriers-ajusteurs. En décembre 1846, un ami contremaître à l'usine de Graffenstaden, lui promet que ses fils y seront mieux rétribués (ils gagnent 3 francs par jour de plus qu'à Mulhouse). Il finit par ouvrir un petit restaurant à Graffenstaden.
Début octobre 1847 : faillite à l'usine. 5 à 600 ouvriers congédiés d'un seul coup, dont ses trois fils.
Donc, il a 9 francs par jour de moins, et environ 400 francs que lui doivent des ouvriers partis sans payer. Son restaurant devenu désert, il est obligé de le fermer.
Il vend son mobilier pour se sortir un peu de la misère, avec des enfants dont l'aîné de ses trois garçons a 26 ans et la cadette de ses 5 filles a 10 ans.
Il précise qu'il est fils d'un ex-capitaine d'artillerie en retraite, décédé, et qui comptait 38 ans 10 mois et 21 jours de service; que son frère, M. NOEL Joseph, chevalier de la Légion d'Honneur, ex-capitaine au 3ème de ligne, jouit de sa pension de retraite; qu'il a fait partie du 4ème régiment de garde d'honneur sous l'Empire; qu'il a servi dans la Garde nationale de la Haute-Savoie en qualité de Sergent-Major.
Il demande à s'expatrier en Algérie.
(avec sa lettre, est joint un certificat d'indigence signé du Maire d'Illkirch, aujourd'hui Illkirch-Graffenstaden).

. Lettre du 16/11/1848, du sieur BIRER Félix, ex-garde d'honneur sous l'Empire, au citoyen Renaudon, Préfet du Bas-Rhin :
Il précise qu'il en est réduit à la mendicité. Il a fait 5 demandes pour l'Algérie... sans réponse.

NB : BIRER ne sera jamais réintégré dans les Douanes, et on lui refusera toujours d'émigrer en Algérie.
Des descendants de cet homme existent, et nous avons eu des contacts avec eux.

Anciens militaires voulant émigrer en Algérie

Publié le 29/08/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Certains anciens militaires voulurent aller (ou retourner) en Algérie.
En voici quelques-uns :

- GOHLER Michel :
. Lettre (non datée) de GOHLER Michel au Préfet du Bas-Rhin :
"... natif de Lembach, demeurant actuellement à Bischwiller, profession de perruquier, ayant 15 années de service militaire dont 8 ans en Afrique..."
Il veut y retourner comme colon, mais demande le secours accordé aux indigents qui veulent partir.
"... Mes antécédents sont sans taches, Monsieur le Préfet, comme le prouvent les certificats des deux régiments dans lesquels j'ai servi.
Je suis marié, mais ma femme et mes enfants resteront chez leur mère jusqu'au moment que je puis leur envoyer de l'argent et ils n'hésiteront pas de me rejoindre."

. Lettre du 22/07/1869, du Préfet au Commissaire de Bischwiller :
GOHLER devra pourvoir à ses frais de transport jusqu'à Marseille, car la circulaire Ministérielle du 7 février 1865 n'accorde plus de frais de route, mais il aura le permis de passage gratuit.

. Lettre du 27/07/1869, du Commissaire au Préfet :
"... Aujourd'hui ledit GÖHLER Michel vient de se représenter de nouveau à moi, en me priant de vous faire part que, comme il ne peut pas obtenir le transport gratuit de Bischwiller en Algérie, il renonce à se rendre en qualité de colon en ce pays."

- SPEHNER Michel :
(Dachstein, 67)
. Lettre du 04/09/1861, de SPEHNER Michel au Préfet du Bas-Rhin :
SPEHNER Michel, tailleur d'habits, né à Dachstein, canton de Molsheim, "... ancien militaire, incorporé au 4ème Chasseurs à cheval, ayant fait la campagne en Afrique du 5 mai 1855 au 17 juillet 1856, actuellement domicilié à Oran, où il s'établit en qualité de tailleur d'habits, après son congé de libération."
Il était rentré en Alsace pour "se rétablir". Les frais de sa guérison lui ayant absorbé ses économies... mais il désire rejoindre sa famille délaissée à Oran : sa femme et les père et mère de cette dernière, et son enfant." Il demande donc le passage gratuit.

. Lettre du 11/09/1861, du Préfet au Maire de Dachstein :
Demandant des renseignements sur la conduite et la moralité de SPEHNER.

. Certificat du 15/09/1861, du Maire, au sujet de SPEHNER :
"... bonne conduite morale... bonne conduite politique, il a mérité l'estime et la considération des hommes d'ordre et de bien."

. Lettre du 05/10/1861, du Préfet au Maire :
Précisant "... qu'il doit joindre à sa demande un certificat du Maire d'Oran, à l'effet de constater que la famille SPEHNER réside en cette ville..."

- JUNG Jean :
(Eschbourg, 67)

. Lettre du 08/05/1841, du Ministre de la Guerre au Préfet :
au sujet des demandes de passage gratuit en Algérie qu'il lui a transmises pour JUNG, MUNTZER et VOLTZ.
Il envoie les autorisations de passage gratuit en Algérie pour VOLTZ et MUNTZER, célibataires.
Pour JUNG : "... sa demande ne peut être accueillie, attendu que la profession de manoeuvre n'est pas assez rétribuée pour qu'une famille aussi nombreuse que la sienne, et dont le chef est seul en état de travailler, trouve des moyens d'existence en Algérie."

. Lettre du 26/07/1841, du JUNG Jean au sous-Préfet de Saverne :
"... ayant fidèlement servi pendant 14 ans la France, dans le 25ème de ligne, et voulant aller dans les terres à Alger, c'est ce qui lui a été refusé, attendu qu'il a trois enfants en bas-âge."
"... vous prie donc de lui faire réavoir les dites pièces et de les proposer pour l'emploi soit de facteur de la Poste aux lettres, soit de cantonnier des routes royales et départementales, soit de Garde forestier, et ferez un acte de justice."
(nb : "Garde forestier" a été souligné au crayon.)
Transmis au Préfet le même jour.

- ZEIGER Grégoire :
(Gresswiller, 67 - Mascara, Algérie)

. Lettre du 30/09/1857, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Qui transmet : "... une demande formée par le sieur ZEIGER Grégoire, brigadier armurier au 2ème régiment de Spahis, en garnison à Mascara (province d'Oran), marié au corps, porteur d'une permission de deux mois, actuellement dans ses foyers à Gresswiller (Bas-Rhin), à l'effet d'obtenir en faveur de sa soeur, Marie Barbe ZEIGER, âgée de 18 ans, un permis de passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat, pour se rendre avec lui en Algérie. Cette jeune fille étant valide, pleine de vigueur et possédant quelques ressources, je suis d'avis que sa demande est susceptible d'être accueillie."

. Bordereau d'envoi du 09/10/1857, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Envoyant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour ZEIGER Marie-Barbe.
Transmis au Maire le 12/10/1857.

On sait qu'ils partirent tous les deux à Mascara, et le CAOM nous en apprend plus :
- 1856 : Grégoire épouse à Mascara SCHIRLE Véronique,
- 1860 : Marie Barbe épouse à Mascara FOURCADE Jean Didace Joseph,
- 1874 : Grégoire décède à Mascara.
Pas d'autres ZEIGER dans la base du CAOM, à Mascara ni ailleurs, mais tout n'est pas encore microfilmé.
Par contre, il existe quelques enregistrements d'actes concernant les FOURCADE à Mascara.

- ROUSSELOT Joseph :
(Gunstett, 67)

. Lettre du 08/08/1850, du Maire de Gunstett au Préfet :
Concernant ROUSSELOT Joseph, laboureur, demeurant à Gunstett.
"... Ce père de famille réside dans notre localité depuis deux ans passés, venant de l'intérieur où il a exercé la profession de foulonnier, de la manière la plus honorable tel que l'attestent les certificats qu'il a déposés à la Mairie de notre commune.

Ces pièces sont accompagnées d'un congé, marquant 10 années de service militaire, six années de grade de brigadier et, en outre, la campagne d'Espagne en 1827 et 1828, la conquête d'Afrique en 1830, et enfin en 1831 et 1832, la campagne de Belgique.

Quoique le réclamant a été toujours très actif, qu'il n'a jamais fait de dépense inutile ou superflue, il n'a pu encore parvenir à faire la moindre avance, obligé de vivre toujours du jour au jour, et souffrant très souvent de la faim."

. Certificat du 08/08/1850, du Maire, pour :
ROUSSELOT Joseph, 44 ans, demeurant à Gunstett.
"... exerce réellement la profession de foulonnier et de laboureur, qu'il est valide, qu'il jouit d'une bonne réputation et que sa conduite est exempte de tout reproche."
En marge : "Mr le Maire de Gunstett est prié d'indiquer le montant des ressources dont peut disposer le sieur ROUSSELOT". Strasbourg le 14 août 1850. (de la Préfecture).
En bas : "ROUSSELOT est tout à fait indigent et ne possède point de ressources. 19 août 1850. Le Maire."

. Etat nominatif du 08/08/1850, du Maire :
ROUSSELOT Joseph, 44 ans, foulonnier et laboureur, employé à la fabrique de peignage de laine,
DUBOS Augustine, 43 ans,
ROUSSELOT Adélaïde, 12 ans,
ROUSSELOT Pauline, 7 ans.

- MULLER Martin :
(Niederlauterbach, 67)

. Un congé daté du 03/10/1844, concernant :
MULLER Martin, Chasseur de 1ère classe - 1ère division militaire - Place de Vincennes - 2ème bataillon de Chasseurs d'Orléans.
fils de Pierre et de Marguerite ZEER, domiciliés à Niederlauterbach, canton de Lauterbourg.
Né le 11/11/1812 à Niederlauterbach.
Cheveux châtains, sourcils châtains clairs, yeux châtains, front moyen, nez mince, bouche moyenne, menton à fossette, visage rond, taille d'1m612 mm.
N'a pas contracté mariage pendant le séjour au Corps.
Il avait été inscrit comme Chasseur de 2ème classe, venant du 11ème léger, le 12/11/1840.
Détail des services :
Entré au service au 45ème de ligne le 04/11/1833, comme remplaçant un jeune soldat de la classe 1832,
Voltigeur le 11/11/1834,
Libéré le 31/12/1839.
Entré au 11ème léger le 09/06/1840, comme remplaçant, le 7 mai précédent, le sieur LAMAIRESSE Pierre Jules, jeune soldat de la classe 1838, inscrit sous le N° 115 du contingent de la Marne,
Passé au 2ème bataillon de Chasseurs à pied le 03/11/1840, en vertu de la décision royale du 28/09/1840,
Arrivé au 2ème bataillon de Chasseurs à pied le 12/11/1840, comme Chasseur de 2ème classe,
Chasseur de 1ère classe le 18/08/1841.
Fait à Vincennes, le 3 octobre 1844.
(Sa libération légale sera à la date du 31/12/1845).

. Lettre du 28/12/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant : MULLER Martin, qui a obtenu de Mr le Lieutenant général, commandant la 5ème division militaire l'autorisation de se rendre en Algérie, pour rejoindre sa famille qui y est établie. Il n'a plus de parent à Niederlauterbach.
Demande d'accord pour le passage gratuit de Toulon à Alger, à bord d'un bâtiment de l'Etat.

- HANDWERCK Georges :
(Pfaffenhoffen, 67)

. Georges HANDWERCK, 50 ans, serrurier, domicilié à Pfaffenhoffen, qui désirerait s'établir en Algérie.
"... il a servi l'Etat pendant 14 ans comme soldat, a fait pendant ce temps sept années de colonies, 5 années en Espagne et 2 années seulement qu'il restait en France; comme il est un très honnête homme, mais pauvre, il désirerait avoir le passage gratuit et un secours de route..."
En marge : "Renvoyé à Mr le Maire de Pfaffenhoffen pour faire connaître si le sieur HANDWERCK est marié et s'il a des enfants. Strasbourg, 3 avril 1847. Le Préfet."

. Lettre du 07/04/1847, du Maire (Spach) au Préfet :
"... que le sieur HANDWERCK est marié, qu'il a 3 enfants, un garçon âgé de 5 ans, et deux filles, l'une âgée de 11 ans, et l'autre âgée de 8 ans."

. Lettre du 12/04/1847, du Préfet au Maire :
"... de faire connaître au nommé HANDWERCK qu'on n'accorde plus le secours de route et le passage gratuit en Algérie aux individus qui ont des enfants en bas-âge."

. Lettre du 17/04/1847, du Maire au Préfet :
Suite à la lettre ci-dessus : "... il m'a répondu que sa femme et ses enfants resteront en cette commune, et que vous voudriez seulement avoir la bonté d'accorder à lui seul le passage gratuit."

- BAUMANN Bernard :
(Salmbach, 67)

. Lettre du 30/07/1868, du sieur BAUMANN au Maire :
BAUMANN Bernard, natif de Niederlauterbach, domicilié à Salmbach, militaire libéré du service actif depuis le 30 juin dernier, étant en Afrique pendant 3 ans, revenu à son foyer à Salmbach pour voir ses parents qui étaient morts à son arrivée, voudrait retourner en Afrique comme colon et s'établir à Alger.
Il demande "une indemnité de route et de traversée jusqu'à Alger."
En marge : le Maire atteste que la demande est fondée, le même jour.

. Bordereau d'envoi du 01/08/1868, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg :
Renvoyant la lettre du sieur BAUMANN, avec prière "de donner son avis, après avoir fait connaître au pétitionnaire que l'Etat n'accorde pas de secours de route."
Transmis au Maire le 03/08.
En marge : "Retourné à la Préfecture après en avoir donné connaissance au pétitionnaire."

- NEHLIG Madeleine :
(Sarre-Union, 67)

. Lettre du 09/02/1845, du sieur Georges Lattet (ou Lottet), aubergiste à SaarUnion, au Préfet :
"J'ai l'honneur de vous prévenir que NEHLIG Madeleine, femme de Jacques MéRé, vient de quitter la maison de son père pour partir en Afrique avec un nommé PROBST Nicolas, jeune homme d'ici, sans avoir le consentement de son mari, qui est domestique à Vitry françois, et sans avoir prévenu son mari, et en laissant un enfant de douze ans ici, chez moi, et est partie avec un jeune homme; est-il permis de donner un passe-port pour l'étranger à une femme mariée, sans avoir le consentement de son mari ?..."
En haut : "Communiqué à Mr le Maire de Saarunion pour avoir ses observations. Strasbourg le 10 février 1845."

. Lettre du 11/02/1845, du Maire au Préfet :
Concernant Madeleine NEHLIG, femme de Jacques MéRé, Cantinière au 14ème régiment d'infanterie légère.
"Cette femme a été abandonnée par son mari depuis qu'il a été libéré du service et renvoyé dans ses foyers. Par cet abandon, elle se trouve ici sans moyens d'existence. J'ai donc cru pouvoir, sans le consentement de son mari, absent, remplir le passe-port qui lui a été envoyé par le Ministre, avec l'autorisation de passer en Algérie, ne considérant pas cette possession française comme pays étranger. Quant à son enfant, elle l'a laissé à son père..."

- HOFFBOURG Jean Baptiste :
(Sarre-Union et Sarrewerden, 67)

. Demande de renseignements du 03/12/1845, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Suite à la demande du 31/10/1845 concernant trois personnes, dont :
HOFFBOURG Jean, journalier.
Transmis au Maire le 08/12 et au Ministre le 16/12.

. Lettre du 14/12/1845, du Maire au Préfet :
Concernant 3 personnes, dont :
HOFFBOURG Jean, journalier, âgé de 40 ans, sans fortune; "celui-ci a fait le voyage en Algérie plusieurs fois", et est revenu pour chercher sa famille, composée de sa femme, âgée de 35 ans, et d'une fille âgée de 14 ans, et qui ne veulent céder à ses instances, et qui par conséquent ne partiront pas; le dit HOFFBOURG veut partir seul.

. Demande de renseignements du 16/12/1845, du Ministre au Préfet :
Suite à la demande du 30/11, du sieur HOFFBOURG Jean Baptiste, ancien sous-officieer au 2ème régiment de Carabiniers, demeurant à Sarreunion.
Le Maire répond que cet individu est domicilié à Sarrewerden.
Transmis au Maire de Sarrewerden le 27/12.

. Lettre du 27/12/1845, du Maire au Préfet :
.....
"... Quant au sieur HOFFBOURG, quoique natif de cette ville (nb : Sarreunion), il m'est également impossible de fournir des renseignements précis sur son compte, parce qu'il y a déjà plusieurs années qu'il l'a quittée pour aller s'établir dans l'intérieur de la France. J'ai appris cependant qu'il y a environ deux mois, il est revenu chez sa femme qui habite la commune de Sarrewerden."...

. Lettre du 02/01/1846, du Maire au Préfet :
Concernant HOFFBOURG Jean Baptiste. "... Le dit HOFFBOURG, âgé de 40 ans, jouit d'une moralité qui n'a été blâmable jusqu'à présent, car depuis son retour de l'Algérie il ne se fait plus voir; ensuite il s'est flatté d'avoir fait le trajet en Algérie plus de 8 fois, et qu'il espère y retourner de nouveau. Sa famille se compose de sa femme, âgée de 38 ans et d'une fille âgée de 13 ans, qui tous les deux ne peuvent se déterminer à partir avec lui. Les ressources pécuniaires sont nulles."
En marge : "Ces renseignements ont déjà été donnés au Ministre en décembre dernier."

- GANDNER Jacques :
(Albé, 67)
. Lettre du 13/02/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant une demande d'autorisation de passage gratuit en Algérie pour GANDNER Jacques, natif d'Erlenbach. Ancien militaire qui pendant son service a passé plusieurs années en Afrique. Il joint à sa demande un certificat de bonne conduite délivré par le Maire, et un certificat du médecin pour constater son aptitude physique.
(Avec la lettre : bordereau d'envoi de l'autorisation par le Ministère).

- FUCHS
(Dieffenbach, 67)
. Lettre du 01/07/1859, division de Constantine, territoires militaires, bureau des affaires civiles, au Préfet du Bas-Rhin :
Au sujet du sieur "FUSCH", maréchal des logis au 7ème régiment d'artillerie à Constantine, natif de Dieffenbach, canton de Villé, Bas-Rhin, où demeurent sa mère, sage-femme, et ses deux frères, et qui a formé une demande pour une concession de terres, d'une contenance de 81 hectares, dans la province de Constantine.
"Ne pouvant être libéré du service que dans deux ans, le pétitionnaire a fait connaître qu'il comptait, si sa concession lui était accordée, sur le concours de ses deux frères pour mettre de suite le terrain en valeur."
Le général commandant la division demande si les frères de "FUSCH" sont réellement dans l'intention de s'établir en Algérie, et combien ont-ils de ressources disponibles pour l'exploitation de la dite concession.

. Bordereau d'envoi du 14/07/1859, du Préfet au sous-Préfet de Sélestat :
Lui transmettant la lettre ci-dessus.

. Lettre du 28/07/1859, du sous-Préfet de Schlestadt au Préfet du Bas-Rhin :
Les sieurs FUCHS Jean-Baptiste et FUCHS Valentin, frères de l'impétrant, "... consentent à se rendre en Algérie à l'effet de prêter leur concours à leur frère pour l'exploitation de la concession dont il s'agit, et qu'ils disposent, le premier d'une somme de 1.000 francs, et le second de celle de 100 francs pour commencer la dite exploitation."

. Lettre du 06/08/1859, du Préfet du Bas-Rhin au général commandant la division de Constantine :
Le Préfet informe le général de la lettre du sous-Préfet, ci-dessus, au sujet des frères FUCHS.

- ROOS Michel :
(Dorlisheim, 67)
. Lettre du 30/10/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Demande de permis de passage gratuit en Algérie pour : ROOS Michel, 28 ans, militaire, sortant du 4ème régiment de Lanciers. ... Bonne conduite et constitution robuste.

. Bordereau d'envoi du 06/11/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Expédiant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour ROOS Michel.

- BOURLET Jacques :
(Kutzenhausen, 67)
. Lettre du 26/10/1848, du Préfet du Bas-Rhin au Ministre :
"Citoyen Ministre,
Le nommé BOURLET Jacques, terrassier, âgé de 34 ans, demeurant à Kutzenhausen, sollicite une autorisation de passage gratuit en Algérie.
Le pétitionnaire étant porteur de bons certificats et ayant servi en Afrique, je vous prie d'accueillir sa demande.
Salut et respect. Le Préfet du Bas-Rhin."

- FREY .. :
(Lauterbourg, 67 - Constantine, Algérie)
. Lettre du 24/07/1865, du Maire au sous-Préfet de Wissembourg :
Il transmet une supplique que lui a adressée le capitaine commandant la compagnie des fusiliers vétérans, en garnison en cette ville (Constantine), qui demande de "faire accorder le voyage par chemin de fer et la traversée par mer gratuitement à la famille du sieur FREY, fusilier dans sa compagnie, composée d'une femme et de 9 enfants, qui est intentionnée de se rendre en Afrique auprès des parents, afin de pouvoir mieux subvenir à ses besoins et à leur entretien."
Il lui recommande cette famille, "qui se trouve réellement dans une grande misère, par suite de la faible solde du père FREY, qui est insignifiante pour supporter les charges d'un ménage..."
Ecrit manuellement sur le document :
Le 29 juillet, renvoyé avec prière d'inviter le sieur FREY à fournir au dossier un justificatif des autorités locales de l'Algérie constatant qu'à son arrivée, sa femme y trouvera du travail et des moyens d'existence assurés. Le sous-Préfet de Wissembourg.
"Le certificat demandé est joint au dossier". Lauterbourg, le 27 août 1865. Le Maire.
"Transmis à Mr le Préfet du Bas-Rhin pour donner suite à cette demande. Wissembourg, le 29 août 1865. Le sous-Préfet."

. Lettre du 07/09/1865, du Préfet au Ministre :
Envoyant les pièces du dossier FREY, pour demande d'autorisation de passage gratuit en Algérie, de Marseille à Constantine.

. Lettre du 09/09/1865, de la Compagnie des chemins de fer de l'Est au Préfet du Bas-Rhin :
Envoyant les permis de demi-place demandés pour les femmes FREY et LEFèVRE, par lettres des 7 et 8 courant.

. Lettre du 11/09/1865, de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon et à la Méditerranée :
Envoyant un permis de circulation de Belfort à Marseille, en 3ème classe, pour "Madame FREY et trois enfants."

. Bordereau d'envoi du 12/09/1865, du Ministre au Préfet :
Envoyant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour "la dame FREY et ses enfants."
Transmis au Maire le 14/09/1865.

- HEIM Guillaume :
(Lauterbourg, 67)
. Lettre du 07/06/1870, du sieur HEIM Guillaume au Préfet :
"Monsieur le Préfet,
J'ai l'honneur de vous informer que, le 23 mai dernier, je fis à S.E. Monsieur le Maréchal Ministre de la Guerre, une demande tendant à être autorisé à contracter un engagement après libération dans le Régiment Etranger; ne recevant pas de réponse, je vous expose ci-après l'objet de ma demande.
Engagé volontaire en 1854 dans le 2ème Régiment Etranger à l'âge de 21 ans, je fis partie de l'expédition de Crimée et fus à cette époque décoré de la Médaille Militaire par suite de blessure. Passé au 2ème Régiment de Voltigeurs de la Garde et de là au 23ème de ligne, je fus libéré en 1864.
Depuis, Monsieur le Préfet, je me suis marié, j'ai un fils âgé de 5 ans et en désirant me retirer en Algérie si Son Excellence le Ministre de la Guerre ne m'autorise pas à contracter un engagement."
Il demande donc le passage gratuit en Algérie, en précisant qu'il a l'argent nécessaire, et demande de préférence la province d'Alger.
Il précise : "HEIM Guillaume, à Lauterbourg, Grande Rue."

. Lettre du 08/06/1870, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg :
L'invitant à demander au Maire de Lauterbourg d'instruire la demande du sieur HEIM.

. Demande de renseignements du 14/06/1870, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg:
Concernant HEIM Guillaume, étranger, demeurant à Lauterbourg, qui sollicite une concession de terrain en Algérie, avec le passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat.
"HEIM Guillaume, né le 12/07/1833 à Proetzingen, Grand Duché de Bade, tailleur d'habits et ancien militaire de la Légion Etrangère au service de la France, décoré de la Médaille Militaire, qui a déclaré vouloir s'établir à Lauterbourg avec son épouse Elisabeth ZOLLER et son enfant, Guillaume HEIM, également né à Proetzingen.
Par arrêté préfectoral du 11 octobre 1869, le sieur HEIM a été autorisé d'ouvrir un débit de boissons qu'il a continué jusqu'à présent."
Le Maire signale que sa conduite est très bonne. Il précise qu'il "se trouve en loyer", mais qu'il n'en sait pas plus sur sa fortune, "car il ne possède aucun immeuble." Il est favorable à cette requête.

. Lettre du 28/06/1870, du sous-Préfet au Préfet :
Transmettant la lettre du Maire (ci-dessus) concernant Guillaume HEIM.

. Lettre du 05/07/1870, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg :
Il a reçu la demande du sieur HEIM Guillaume, mais précise que la circulaire "en date du 18 mars 1869 fait connaître que Monsieur le Gouverneur général de l'Algérie n'admet comme colon que des cultivateurs possédant par eux-mêmes les ressources nécessaires pour créer une exploitation agricole, soit au moins une somme de 3.000 francs."
"Avant de donner suite à la demande du sieur HEIM, je vous prie de l'inviter à préciser le montant des ressources dont il dispose et sa position de fortune."

- GUERINGER Nicolas :
(Offendorf, 67)
Il n'est pas précisément militaire, mais Douanier. Toutefois nous l'avons inclus dans cette catégorie.
. Lettre du 16/03/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une demande du 7 mars dernier, pour être instruite, concernant :
GUERINGER Nicolas, ancien préposé des Douanes, demeurant à Offendorf avec sa famille.
Il déclare posséder une pension annuelle de 201 francs et 180 francs en valeurs mobilières et immobiliaires.
Transmis au Maire le 17 mars.

. Un papier libre (non daté) :
"Famille du suppliant :
1° GUERINGER Nicolas, âgé de 50 ans, chef de ménage,
2° SIMON Marie, 49 ans, sa femme,
3° GUERINGER Catherine, 24 ans,
4° GUERINGER Eve, 22 ans,
5° GUERINGER Françoise, 20 ans,
6° GUERINGER Louis, 18 ans,
7° GUERINGER Caroline, 16 ans,
8° GUERINGER Marie, 14 ans,
9° GUERINGER Scolastique, 12 ans,
10° GUERINGER Antoine, 10 ans,
11° GUERINGER Hélène, 8 ans,
leurs enfants légitimes, et :
12° SPICHER Pierre, 25 ans, leur gendre, époux d'Eve, avec :
13° SPICHER Joséphine, 1 an, leur petite-fille."
En bas du document :
"1.200 francs de fortune, plus 201 francs de pension de retraite, comme ancien préposé des Douanes."

. Lettre du 09/04/1853, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande de GUERINGER Nicolas, avec avis favorable.

. Lettre du 23/04/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Admission de GUERINGER Nicolas comme colon agricole, dans la province de Constantine, avec sa famille (13 personnes).
Il envoie un permis de passage gratuit et un certificat d'admission.

- HIEN André :
. Lettre du 05/05/1850, du sieur HIEN au Maire de Saverne :
"André HIEN, tanneur, né et domicilié à Saverne, soldat en Afrique pendant 7 ans..., puis en qualité de bourgeois il a habité dans le dit pays; pouvant supporter le climat de ce pays, il vous pris de vouloir bien lui accorder un passe-port ainsi qu'à sa femme et ses 2 enfants, avec secours de route et le logement."
En marge : "Avis favorable" du Maire, qui précise que les enfants ont 6 et 4 ans.

Déserteurs Bavarois voulant émigrer en Algérie

Publié le 29/08/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Certains déserteurs Bavarois vinrent à Strasbourg, pour demander à émigrer en Algérie :

- Lettre du 19/12/1843, du Préfet du Bas-Rhin au Ministre de la Guerre :
"... J'ai transmis à Votre Excellence vers le 4 de ce mois des certificats de la Mairie de Strasbourg concernant les sieurs LIENHARDT Georges et ANTON André, nés dans la Bavière Rhénane, déserteurs Bavarois, qui désirent se rendre en Algérie comme terrassiers. Ces militaires se trouvant à Strasbourg sans aucuns moyens d'existence, je prie Votre Excellence de me faire parvenir le plutôt possible des permis de passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat, demandés en leur faveur."

- Mot du 15/04/1844, du Préfet du Bas-Rhin au Maire de Strasbourg :
"Monsieur le Maire de Strasbourg est autorisé à tolérer en cette ville les nommés DRIESS Jean, MORBACHER Adam et ECKSTEIN Nicolas, déserteurs Bavarois, qui désirent se rendre à Alger et qui ont déclaré avoir de l'occupation à Strasbourg jusqu'au moment de leur départ."
Document accompagné de 3 cartes de séjour datées du 17/04/1844, délivrées par la Mairie de Strasbourg (Police). En haut de chacune : "Par autorisation de Monsieur le Préfet".
Voici ces cartes de séjour :

. Carte de séjour n° 4781 - Concernant : DRIES Jean, déserteur Bavarois, manoeuvre, natif de Schoenenbourg (Palatinat).
23 ans, 1m85, cheveux bruns, front rond, menton rond, sourcils blonds, nez grand, visage ovale, yeux châtains, bouche moyenne, arrivé en cette ville le 12 avril 1844.
Il loge rue Sainte-Elisabeth, n° 19, chez le sieur WENGER, entrepreneur de travaux militaires.
Au dos : "changement de logement : Grand'rue, 113. Le 18 avril 1844".

. Carte de séjour n° 4782 - Concernant : ECKSTEIN Nicolas, déserteur Bavarois, manoeuvre, natif de Schoenenbourg (Palatinat).
23 ans, 1m61, cheveux et sourcils châtains, front bas, menton rond, nez petit, visage ovale, yeux doux (sic), bouche grande, arrivé en cette ville le 12 avril 1844.
Il loge.... idem.
Au dos : .... idem.

. Carte de séjour n° 4783 - Concernant : MORBACHER Adam, déserteur Bavarois, manoeuvre, natif de Kuppelberg (Palatinat).
28 ans, 1m66, cheveux et sourcils bruns, front large et bas, menton rond, nez court et pointu, visage ovale, yeux gris, bouche grande, arrivé en cette ville le 12 avril 1844.
Il loge.... idem.
Au dos : .... idem.
NB : Adam MORBACHER décèdera à Boufarik un an et demi après son départ de Strasbourg. Deux actes, un civil (n° 48, Boufarik) et un de l'hôpital militaire de Boufarik (N° 25, n° d'enregistrement 806) sont conservés au CAOM. Entré à l'hôpital le 29/09/1845, il y décède le 21/10/1845, à midi, "par suite d'un accès pernicieux gastro entérite typhoïde". (voir sa fiche sur Geneanet)

- Lettre du 19/04/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Les nommés DRIES Jean, MORBACHER Adam et ECKSTEIN Nicolas, cultivateurs, déserteurs Bavarois, désirent se rendre à leurs frais à Alger et sollicitent seulement le passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat. Je prie Votre Excellence de leur accorder cette faveur."

- Lettre du 27/04/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Adressant les trois autorisations de passage gratuit en Algérie, "délivrées d'après votre dépêche du 19 courant, aux trois déserteurs Bavarois DRIES, MORBACHER et ECKSTEIN.
Veuillez les leur remettre et leur accorder, s'il y a lieu, les secours de route."

- Lettre du 09/11/1844, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"... Les nommés SCHOELLé Xavier et WERNER Jacques, déserteurs Bavarois, désirent se rendre en Algérie en qualité de cultivateurs et terrassiers.
Ces individus se trouvant à Strasbourg sans ressources, ne pouvant pas retourner dans leur patrie, je prie Votre Excellence d'accueillir favorablement leurs demandes en leur accordant le passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat."

Quelques Légionnaires

Publié le 29/08/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Quelques Légionnaires
En Algérie, il y avait aussi la Légion Etrangère. Voici quelques légionnaires :

- RAUPP Frédéric
Division militaire d'Afrique - Place de Mostaganem
Caporal - 1er régiment de Légion Etrangère
3ème bataillon - 2ème compagnie
Matricule 2194
32 ans, 1m600, front haut, yeux ?, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils châtains clair, visage ovale.
Fils de Philippe et de Suzanne TRENO.
Né à Danslach (Bade)
Libéré du service. Part de Mostaganem le 30/07/1843, pour se rendre en France à Strasbourg.
Délivré par le sous-intendant militaire. A Mostaganem le 30/07/1843.
A Alger le 03/08 au matin. Embarqué à Alger le 15/08 au soir. Débarqué à Toulon le 19/08.
Il est à :
Aix le 20/08 et touche 3 francs
Avignon le 23/08 et touche 8 francs
Lyon le 31/08 et touche 2 francs
Bourg le 03/09 et touche 2 francs
Lons-le-Saulnier le 05/09 et touche 3 francs
Besançon le 08/09 et touche 3 francs,
Puis Strasbourg.
Sur cette feuille de route, en marge : "Ecrit le 19 octobre 1846 au Ministre de la Guerre".
(nb : ce qui veut dire que, trois ans plus tard, Frédéric revient à Strasbourg pour demander à repartir en Algérie).

- HARDé Georges
Division de Constantine - Place de Bône
Fusilier - 1er régiment de Légion Etrangère
2ème bataillon - 2ème compagnie
Matricule 2174
25 ans, 1m670, front plat, yeux châtains, nez petit et court, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils châtains, visage ovale.
Fils de feu Balthasard et de feue Catherine SCHILLING
Né à Ingenheim (Bavière)
Fusilier se rendant dans ses foyers, porteur de son congé de libération. Part de Bône le 24/06/1846 au soir pour se rendre à Ingenheim (Bavière)
Délivré par nous, Datas, adjoint de 1ère classe à l'intendant militaire. Bône le 24 juin 1846.
Arrivé à Philippeville le 25/06/1846
Embarqué à Philippeville pour Alger le 15/07/1846 au matin
Arrivé à Alger le 17/07/1846
S'embarque pour la France le 02/08/1846
Débarqué à Toulon le 05/08/1846
Son itinéraire : Cuers, Brignoles, Barjols, Quinson, Valensolle, Les Mées, Sisteron, Serres, La Croix-Haute, Moustier de Clermont, Grenoble, Voiron, Les Abrets, Morestel, Lagnière, Bourg, Saint-Amour, Lons-le-Saulnier, Baume, L'Isle, Belfort, Cernay, Colmar, Schlestadt, Erstein, Strasbourg.
(il passe à Arbois le 23/08 et à Besançon le 24/08)
Il touche :
11 francs à Toulon le 05/08
5 francs à Grenoble le 15/08
2 francs à Bourg le 21/08
3 francs à Lons-le-Saulnier le 22/08
3 francs à Besançon le 25/08
2 francs à Belfort le 27/08
3 francs à Colmar le 29/08.
En dessous :
"Vu bon pour continuation de route sur Wissembourg, frontière la plus rapprochée de la Bavière, pays où se rend le titulaire.
Soldé 2 francs jusqu'à destination. La voiture continue jusqu'à Haguenau.
Strasbourg, le 30 août 1846. L'adjoint de l'intendant militaire.
Joint au document : un certificat de visite du chirurgien-major du 2ème régiment de la Légion Etrangère, certifiant qu'il n'est atteint "ni de maladie vénérienne, ni de gale."
Lettre du 08/09/1846, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le nommé HARDé Georges, âgé de 25 ans, natif de la Bavière, qui a servi pendant plusieurs années dans la Légion Etrangère, désire retourner en Algérie comme garçon de labour."

- VENDEL Mathéo
Division de Constantine - Place de Bône
Grenadier - 2ème régiment de la Légion Etrangère
2ème bataillon
Matricule 2121
41 ans, 1m700, front couvert, yeux gris, nez long, bouche grande, menton rond, cheveux et sourcils blonds, visage ovale.
Fils de Mathéo (VENDEL ou WENDEL) et de Marie PERRIEN
Né à Passau (Bavière)
Grenadier allant en congé, porteur de son congé de libération. Part de Bône le 24/07/1846 au soir pour se rendre à Passau (Bavière).
Délivré par nous, Datas, adjoint de 1ère classe à l'intendant militaire, le 24 juillet 1846.
Arrivé à Philippeville le 25/07 au matin
Embarqué à Philippeville le 14/08 au matin pour Marseille
Débarqué à Marseille le 17/08
Itinéraire : Marseille (touché 4 francs le 17/08), Aix, Lambesc, Orgon, Avignon (touché 8 francs le 20/08), Bagnol, Saint-Andéol, Rochemaure, La Voulte, Tournon, Serrière, Vienne, Lyon (touché 2 francs le 27/08), Villers, Bourg, Saint-Amour, Lons-le-Saulnier (touché 2 francs le 29/08 et 3 francs le 31/08), Arbois, Quingey, Besançon (touché 3 francs le 29/09), Baume, l'Isle, Belfort (touché 5 francs le 04/09), Cernay, Colmar, Schlestadt, Erstein, Strasbourg.
Lettre du 09/09/1846, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le nommé WENDEL Mathéo, âgé de 41 ans, natif de la Bavière, qui a servi pendant plusieurs années dans la Légion Etrangère, désire retourner en Algérie comme tuilier ou comme journalier. Je prie V.E. d'accorder à cet étranger, qui est très robuste, une autorisation de passage gratuit."

- RINKENS Nicolas
Division de Constantine - Place de Bône
Fusilier - 2ème régiment de Légion Etrangère
3ème bataillon - 1ère compagnie
Matricule 2331
36 ans, 1m600, front ordinaire, yeux gris, nez épaté, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils châtains clair, visage ovale.
Fils de feu Jean et de feue Elisabeth KUFFER
Né à Krukenbach (Bavière)
Fusilier se rendant dans ses foyers, porteur de son acte de libération. Part de Bône le 04/08/1846 au soir pour se rendre à Kruckenbach (Bavière)
Délivré par nous, Datas, adjoint de 1ère classe à l'intendance militaire, le 4 août 1846.
Débarqué à Toulon le 15/08/1846.
Itinéraire : Cuers, Brignolles, Barjols, Quinson, Valensolle, Les Mées, Pistenon, Serres, La-Croix-Haute, Le Moustier de Clermont, Grenoble, Voiron, Lambesc, Morestel, Lagnière, Bourg, Lons-le-Saulnier, Arbois, Quingey, Besançon, Baume, L'Isle, Belfort, Cernay, Colmar, Schlestadt, Erstein, Strasbourg.
(Le 04/09, il est à Belfort. Le 08/09 à Strasbourg, il a le visa pour se rendre à Wissembourg)
Il touche :
11 francs de Toulon à Grenoble le 15/08
5 francs à Grenoble le 24/08
2 francs à Bourg le 28/08
3 francs à Lons-le-Saulnier le 30/08
3 francs à Besançon le 01/09
5 francs à Belfort le 04/09
2 francs à Strasbourg le 08/09.
Joint au document : Un certificat de visite du chirurgien-major du 2ème régiment de la Légion Etrangère, certifiant qu'il n'est atteint "ni de maladie vénérienne, ni de gale."
nb : en marge du document : "Envoyé la demande au Ministre du 12 septembre 1846". Il s'agit vraisemblablement d'une demande pour repartir en Algérie, comme ouvrier agricole ou autre).

- LEPPERT Joseph
Grenadier - 1er régiment de Légion Etrangère
3ème bataillon
Matricule 2938
34 ans, 1m765, front couvert, yeux bruns, nez court, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils blonds, visage rond
Fils de feu Joseph et de Catherine HUBERGEN
Né à Ulm (Grand Duché de Bade)
Grenadier porteur de son congé de libération et embarquement sur le bateau à vapeur "Le Pharamond". Part d'Oran le 10/05/1846.
Feuille de route délivrée par nous, Lecler, adjoint à l'intendant militaire. Oran le 10 mai 1846.
Au dos, les différents cachets et tampons jalonnant son itinéraire.
Le 31 mai 1846, à Strasbourg, il touche 2 francs "pour se rendre à Wissembourg, frontière la plus rapprochée de son pays."

En principe, les Légionnaires libérés étaient envoyés sur Strasbourg, et de là en Allemagne. Mais certains voulaient repartir en Algérie, soit comme colons, soit comme ouvriers.
Les Légionnaires ci-dessus, dont la feuille de route a été conservée aux ADBR de Strasbourg (III M 696), ont certainement voulu retourner en Algérie.

- GONDELACH Jean Philippe Guillaume
1er régiment de Légion Etrangère
Demande de renseignements du 29/11/1851 :
Concernant : GONDELACH Jean Philippe Guillaume, demeurant 14, rue de l'Epine à Paris, suite à sa demande du 22 novembre courant.

Lettre du 01/12/1851, sur papier à en-tête de la Préfecture du Bas-Rhin :
"Le nommé GONDELACH Jean Philippe Guillaume, serrurier, originaire de la Prusse, a demeuré à Strasbourg pendant les années 1849 et 1850. Il est marié et a plusieurs enfants; peut-être réside-t-il encore en cette ville, et y aurait-il erreur sur la lettre du Ministre qui le signale comme demeurant à Paris. GONDELACH a travaillé, dit-on, chez Mr Waghette, marchand de houille. Mr Comte est prié de donner des renseignements sur cet étranger, notamment sur la conduite qu'il a tenue pendant son séjour à Strasbourg."

Certificat de police - Strasbourg, le 03/12/1851 :
"Le nommé GONDELACH Jean Philippe Guillaume Frédéric, né en 1825 à Wesel (Prusse), ouvrier serrurier, sortant du 1er régiment de Légion Etrangère, marié et père de deux enfants, dont l'un a 4 et l'autre 6 ans, était inscrit sur les registres de population du canton sud, rue Saint-Mars, n°15 (05/11/1844).
Il a quitté Strasbourg, sans déclaration, au mois de septembre 1848, pour se rendre à Mutzig où il a travaillé 3 mois, de là il est retourné dans son pays natal, dit-il.
Rentré en France au mois de mars 1849, il a laissé sa famille à Lauterbourg, lieu de naissance de sa femme. Depuis les deux ans et six mois d'un nouveau séjour en France, GONDELACH a travaillé chez plus de quinze maîtres.
Rentré à Strasbourg il y a trois mois, avec sa femme et ses deux enfants, il n'a pas d'occupation ni moyens d'existence, et n'est pas inscrit. Pendant son séjour à Strasbourg, sa conduite n'a donné lieu à aucune plainte."

Lettre du 17/12/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Reprenant les termes de la lettre précédente, en précisant que : "GONDELACH a obtenu au mois de décembre 1847 une autorisation de passage gratuit en Algérie, pour lui et sa famille, mais il en est revenu peu après en profitant des secours de route."

- KREPPIN Jean
1er régiment de Légion Etrangère
Lettre du 30/06/1851, du sieur KREPPIN au Préfet du Bas-Rhin :
"A Monsieur le Préfet du département du Bas-Rhin - Strasbourg le 30 juin 1851.
Monsieur le Préfet,
A l'honneur de vous exposer très humblement KREPPIN Jean, ancien grenadier au 1er régiment Etranger au service de France suivant son congé et certificat de bonne conduite.
Sollicite... (un mot) de l'extrême bonté de Monsieur le Préfet à ce qu'il daigne lui accorder un passe-port gratuit pour retourner à Marseille, vu il a laissé son petit mobilier ayant eu l'intention de retourner à Bruchsal dans sa ville natale où il espérait faire un petit héritage et ayant appris que la démarche ne servait à rien..;(un mot) il sollicite retourner avec son épouse à Marseille et recevoir de votre bonté un passe-port gratuit.
Votre très humble et très obéissant serviteur. Signé : Johann Kreppin."
En marge :
""KREPPEN" Jean, de Bruchsall, maçon, 46 ans, libéré en 1842 de la Légion Etrangère. A reçu à Marseille, le 25/02/1851, un passeport avec secours de route pour retourner à Bruchsaal."
Plus bas, au crayon : "A été autorisé seulement à rester à Strasbourg."

- RUPERT Gottlob
Ancien soldat de la Légion Etrangère
Lettre du 06/02/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Qui transmet une lettre du sieur RUPERT Gottlob, de Mundelfingen (Bade), par laquelle il demande divers renseignements concernant la colonisation de l'Algérie.
Il adresse également un certificat du Conseil municipal de Mundelfingen, qui établi la fortune que possède le sieur RUPERT, et qui indique la composition et l'âge de tous les membres de sa famille.

Lettre du 03/03/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant le dossier du sieur RUPERT Gottlob, ancien soldat de la Légion Etrangère, qui désire obtenir une concession de terres en Algérie.
Il sera traité sur le même pied que les émigrants français, et recevra une concession dont l'étendue sera proportionnée à ses moyens d'action.
"Quant aux frais que nécessitera son installation, construction de maison, mise en culture des terres, achat de matériel... ils peuvent s'élever à environ 300,00 francs par hectare, et c'est sur cette base que sera calculée l'importance de la concession dont je suis disposé à lui faciliter la remise, dès qu'il m'aura fait savoir ses intentions définitives à cet égard."

Brouillon de lettre du 07/03/1851, du Préfet au sieur RUPERT Gottlob :
Demeurant à Mundelfingen (Bade), reprenant les termes de la lettre ci-dessus.

Lettre du 12/03/1851, du sieur RUPERT Gottlob au Préfet du Bas-Rhin :
"J'ai reçu la lettre que vous m'avez adressée concernant ma demande d'obtenir la permission pour me coloniser en Algérie. Dans cette lettre se trouvent les mots "quant aux frais que nécessitera l'installation, construction de maison, mise en culture des terres, achat de matériel, ils pourront s'élever à environ 300 francs par hectare."
Ceci me laisse en incertitude; je voudrais bien savoir les frais que nécessitera la construction de maison, de même que les frais de l'achat de matériel. Car je ne sais pas si les 300 francs se rapportent seulement aux achats des terres par hectare, ou si les autres choses y sont aussi comprises.
Je prie d'avoir la bonté de me donner des éclaircissements le plut tôt qu'il sera possible. Signé : Rupert Gottlob."
"nb : je vous avez adressé une lettre sous le 10 mars, je n'avais pas encore réçu vos renseignements."

Lettre du 31/03/1851, du Préfet au sieur RUPERT Gottlob :
qui précise que dans la base de 300 francs par hectare, sont compris dans cette somme les dépenses résultant de la construction de maison, achat de matériel etc... Il précise : "néanmoins il est à remarquer qu'il faut posséder une fortune d'environ 2.000 francs pour obtenir une concession de terrain."

- AUER Jean Toscan
Ancien sergent de la Légion Etrangère
Lettre du 04/07/1849, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Le sieur AUER Jean Toscan, originaire de la Hongrie, sergent libéré de la Légion Etrangère, vient d'être dirigé sur Strasbourg pour retourner dans son pays, mais il lui est impossible de traverser l'Allemagne quant à présent.
Cet ancien militaire, âgé de 31ans, se trouvant en cette ville sans moyens d'existence, je vous prie de m'adresser pour lui, le plutôt possible, une autorisation de passage gratuit en Algérie où il désire retourner comme ouvrier."

Lettre du 14/07/1849, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant la demande de Jean AUER : réponse négative, car "d'après l'avis du Gouverneur général et en raison du grand nombre d'ouvriers inoccupés en Afrique, je n'accorde actuellement d'autorisations d'embarquement qu'aux personnes justifiant d'une manière irréfutable avoir du travail assuré dans la colonie."

- LEYBOLD Jean
Ancien militaire de la Légion Etrangère
Brouillon de lettre du 23/05/1845, du Préfet au Ministre de la Guerre :
... Le nommé LEYBOLD Jean, d'Eckertroh (Hesse), ancien militaire de la Légion Etrangère, âgé de 32 ans, désire se rendre en Algérie comme jardinier, terrassier.
Cet individu a fait en Afrique les campagnes de 1837 et 1843, est porteur d'un congé et... (mots illisibles). Je prie V.E. de lui accorder le passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat."

(photo prise au Musée de la Légion Etrangère, à Puyloubier)