128- Lettre du 28/12/1849, du Préfet d'Alger au Préfet du Bas-Rhin :
"A la date du 18 décembre 1848, n° 3475, Monsieur le Directeur général des affaires civiles, vous a fait parvenir une contrainte décernée par Monsieur le chef du Services des Contributions diverses d'Alger, contre le sieur
KOB, ex-négociant dans cette ville, qui habite aujourd'hui Strasbourg.
Mon prédécesseur vous priait de vouloir bien transmettre cette contrainte à Monsieur le Receveur général du Bas-Rhin pour qu'il en assure l'exécution.
Aucune réponse n'étant parvenue à la Préfecture d'Alger au sujet de cette affaire, je viens vous la rappeler, Monsieur et cher collègue, en vous priant de vouloir bien me faire connaître la solution qu'elle a reçu."
129- Bordereau d'envoi du 13/03/1850, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
SCHREIBER, suite à sa dépêche du 5 mars.
En marge : "Remis à un employé de la Mairie (état civil)."
130- Bordereau d'envoi du 13/08/1850, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
LOTH Louis, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
131- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 13/08/1850 : Pour le sieur
LOTH Louis, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la compagnie Bazin. (suite à dépêche du 06/08).
132- Un passe-port du 14/06/1848, signé du maire de Strasbourg :
Valable un an, de Strasbourg à Colmar, pour le sieur
NESSMANN Jacques, jardinier, né à Strasbourg et y demeurant.
Agé de 48 ans, 1m64, cheveux bruns mêlés, front couvert, sourcils bruns, yeux gris, nez effilé, bouche moyenne, barbe mêlée, menton carré, visage ovale, teint sain. Signes -particuliers : néant.
133- Bordereau d'envoi du 30/01/1850, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
MATHIS, suite à dépêche du 21/01.
134- Bordereau d'envoi du 23/04/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour la demoiselle
OBER, suite à dépêche du 25 mars.
135- Papier libre (non daté) :
"Algérie - Ecrit le 25 mars en faveur de la demoiselle
OBER Jeanne, couturière à Strasbourg. Fossé des Tailleurs, n°10."
136- Bordereau d'envoi du 30/04/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
DEUBEL Joseph, suite à dépêche du 19 avril.
137- Papier libre (non daté) :
"Algérie -
DEUBEL, Grand'Rue, n° 57."
138- Un "passe-port" du 11/05/1849, établi par le Commissaire central de police :
Valable un an, d'Alger à Toulon (Var), pour
DEUBEL Joseph, sa femme et sa fille, serrurier, natif de "Béblenhen" (Béblenheim), Bas-Rhin, demeurant à Alger. Signé : Lefebvre.
Agé de 48 ans, 1m71, cheveux blonds, front rond, sourcils blonds, yeux blonds, nez aquilin, bouche moyenne, barbe blonde, menton rond, visage ovale, teint clair. Signes particuliers : néant.
139- Bordereau d'envoi du 25/04/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
VOLTZ, suite à dépêche du 14 avril.
En marge : "Remis à lui-même."
140- Bordereau d'envoi du 06/05/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour la demoiselle
BISCH, suite à dépêche du 26 avril.
141- Une autorisation de passage gratuit en Algérie, du 06/05/1851 :
Pour la demoiselle
BISCH Elisabeth, de Marseille à Alger, sur un bâtiment de la compagnie Bazin.
142- Lettre du 22/07/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant "une pétition par laquelle le sieur
ACHARD, ancien employé à la démarcation de la frontière du Rhin, dessinateur du cadastre, qui sollicite un emploi de dessinateur dans la brigade topographique de l'Algérie.
Le pétitionnaire, âgé de 34 ans, non marié, est fortement constitué, dessine très bien, et appartient à une famille honorable qui mérite sous tous les rapports la bienveillance du Gouvernement."
En marge : "C'est le frère de Mr ACHARD, notaire, ancien membre du Conseil général."
143- Bordereau d'envoi du 25/09/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Transmettant une autorisation de passage gratuit en Algérie pour le sieur
MONT Jean, suite à dépêche du 18 septembre.
En marge : "Remis le 1er octobre au sieur MONT, menuisier à Strasbourg."
144- Certificat du 01/10/1851, du Commissaire central de police de Strasbourg :
Concernant "le sieur
MONT Jean, menuisier, né en 1814 à Strasbourg, KREIB Elisabeth, née en 1815 à Dettwiller (Bas-Rhin), sa femme, et :
- MONT Elisabeth, née en 1839 à Weiterswiller,
- MONT François Joseph, né en 1841,
- MONT Louis, né en 1849,
- MONT Albert, né en 1851,
leurs enfants, les trois derniers nés à Strasbourg, qui sont inscrits sur les registres de population du canton nord, Cour Marbach, n° 23, comme séjournant dans cette ville :
- 1° MONT père,
- 2° MONT François Joseph,
- 3° MONT Louis,
- 4° MONT Albert, fils, depuis leurs naissances, et KREIB Elisabeth, femme, et Elisabeth, fille, depuis leur enfance.
Certifie en outre que la veuve
DUTEL née MONT ELisabeth, mère de Jean, née en 1797 à Friesenheim (Haut-Rhin) (sic), est également inscrite sur les registres, Grand'Rue, n° 139, comme séjournant en cette ville derechef depuis 1849 jusqu'à ce jour, et que leur conduite n'a donné lieu à aucune plainte."
145- Lettre du 27/09/1851, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmettant des renseignements (demandés le 18) sur le nommé
BUHLER Charles, de Strasbourg, qui sollicite une autorisation de passage gratuit en Algérie.
"... âgé de 41 ans, est un ancien militaire, tailleur d'habits de profession, qui ne se livre à aucun travail. Il a été déjà deux fois en Algérie avec secours de route, et je ne pense pas qu'il y ait lieu de l'autoriser à y retourner une troisième fois aux frais du Gouvernement."
146- Petit papier libre, du 23/09/1851, collé sur le document 147 :
"Le sieur
BUHLER, ex-militaire, tailleur de profession, ne se livre à aucun travail. Il a été déjà deux fois en Algérie. Il paraît qu'il voudrait encore y aller et revenir aux dépens de l'Etat. Il serait revenu cette année. Ci-joint le passeport gratuit dont il était porteur. Signé : Bonissant."
147- Demande de renseignements du 18/09/1851, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
BUHLER Charles, demeurant rue de la Soupe à l'Eau, n° 18, chez le sieur DRESS à Strasbourg, suite à sa demande du 12/09 courant.
En marge : "Prière à Mr Bonissant de fournir les renseignements demandés."
148- Un "passe-port" gratuit, du 08/06/1849, délivré par le Maire de Strasbourg :
Valable un an, de Strasbourg à Alger, pour le nommé
BUHLER Charles, ex-militaire, né à Strasbourg et y demeurant.
Agé de 38 ans, 1m65, cheveux châtains, front rond, sourcils châtains, yeux châtains, nez long, bouche moyenne, barbe châtaine, menton rond, visage... (rien), teint hâlé. Signes particuliers : néant.
En bas : "Rue de l'Argile, 19 - 17 avril 1851."
Au dos : "Itinéraire : Andelot, Neufchâteau, Mirecourt, Charmes, Rambervilliers, Raon l'Etape, Schirmeck, Molsheim, Strasbourg."
"- Vu, bon pour retourner à Strasbourg avec l'allocation de secours de route. Chaumont, le 16 janvier 1851. Le Préfet de la Haute-Marne.
- Payé 1,80 francs de Chaumont à Neufchâteau. Chaumont le 16 janvier 1851.
- Payé de Neufchâteau à Mirecourt 1,35 francs. Le 17 janvier 1851.
- Payé 60 centimes de Mirecourt à Charmes. Le 18 janvier 1851.
- Payé 85 centimes pour une personne jusqu'à Rambervilliers. Charmes le 19 janvier 1851.
- Payé 48 centimes jusqu'à Raon l'Etape. Rambervilliers le 20 janvier 1851.
- Payé 1,20 francs de Raon l'Etape à Schirmeck. Raon l'Etape le 21 janvier 1851.
- Payé 75 centimes de Schirmeck à Molsheim. Schirmeck, le 21 janvier 1851.
- Payé 75 centimes de Molsheim à Strasbourg, sa destination. Le 22 janvier 1851."
149- Demande de renseignements du 03/09/1851, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
MONT Jean, menuisier, demeurant Cour Marbach, 23, à Strasbourg, suite à sa demande du 17 août dernier, et "s'il a du travail assuré dans la colonie."
En marge : "Le 18 septembre, donné des renseignements favorables au Ministre."
150- Certificat du 15/09/1851, du Commissaire central de Strasbourg :
Concernant le sieur
MONT : "... conduite, moralité sont très satisfaisantes. Il a déjà travaillé à Alger; le maître qui l'employait dans cette ville lui aurait offert de l'occupation qu'il n'a pas ici. Il est dans une position très voisine de l'indigence. Le Commissaire central. Signé : illisible."
151- Certificat de police du 24/09/1851 (canton est) :
Concernant
DUMEY Eugène, commis négociant, orphelin, 17 ans 1/2, natif de Strasbourg, demeurant rue des Frères, n° 11.
"... que rien ne s'oppose à la délivrance d'un passe-port pour se rendre en Algérie (le susdit est indigent et réclame les secours de route), avec le consentement de son oncle, Jean Jacques REUMANN, qui a signé avec nous..."
En haut : "Ecrit le 26 septembre au Ministre de la Guerre."
152- Lettre du 21/11/1851, adressée au Préfet :
Du sieur
BRINGEY Clément, "grand, fort et bien constitué", 23 ans, sans travail ni ressources aucune, qui demande l'autorisation de passage gratuit en Algérie, avec l'indemnité de route.
Adresse : chez Mr Campmann, fabriquant de chapeaux de paille, rue du Bouclier, n° 11."
153- Lettre du 08/01/1852, du Secrétaire général de la Préfecture au Commissaire central de police :
Demandant des renseignements sur :
- FITTER Daniel Louis, rue de Schiltigheim, 7,
- MURR Frédéric, rue de Toulon, 4,
- KISS Philippe, aux Ponts Couverts, en face de la brasserie du Cygne d'or,
- CHRIST Joseph, rue Thomann, 21, chez le sieur MARTIN,
qui ont adressé au Ministre de la Guerre une demande à l'effet d'obtenir le passage gratuit en Algérie."
Au dos :
- "
FITTER Daniel, journalier, marié, sans enfant, n'a pas d'ouvrage, il est vrai qu'il n'a pas d'état. Sa conduite est bonne.
-
MURR Frédéric, tailleur, célibataire, ne travaille jamais. Est un ivrogne d'une conduite très déréglée.
-
KISS Philippe, journalier, célibataire, a déjà été en Afrique. Il fait le chiffonnier. Conduite entre deux.
-
CHRIST Joseph, mendiant de profession, repris de justice, actuellement détenu pour vol.
Le 12 janvier 1852. Le Commissaire central. Signé : illisible."
154- Demande de renseignements du 05/01/1852, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
MURR Frédéric, demeurant rue de Toulon, n°4, à Strasbourg, suite à sa demande du 26 décembre dernier.
155- Demande de renseignements du 03/01/1852, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
FITTER Daniel Louis, demeurant rue de Schiltigheim, 7, à Strasbourg, suite à sa demande du 25 décembre courant.
156- Demande de renseignements du 05/01/1852, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
KISS Philippe, demeurant au Pont Couvert, en face de la brasserie du Cygne d'Or, à Strasbourg, suite à sa demande du 26 décembre dernier.
157- Demande de renseignements du 05/01/1852, du Ministre au Préfet :
Concernant le sieur
CHRIST Joseph, demeurant rue "Thomal" (nb : probablement Thomann), chez le sieur MARTIN, à Strasbourg, suite à sa demande du 26 décembre dernier."
158- Lettre du 22/01/1852, du Maire de Thanvillé au sous-Préfet de Schlestadt :
"Monsieur le sous-Préfet,
J'ai l'honneur de vous informer que trois individus nommés
WACH Félix, HEINRICH Gilles et MARTIN Joseph, tous les trois célibataires, domiciliés en cette commune, sont partis d'ici le 28 novembre pour se rendre en Afrique, aux frais du Gouvernement.
En arrivant à Marseille, ils n'ont pas eu le courage de se mettre dans le vaisseau.
Alors ils ont pris le retour et ils sont arrivés dans notre commune le 10 janvier dernier.
Le Maire. Signé : Dontenville."
En marge : "Transmis à Mr le Préfet du Bas-Rhin. Schlestadt le 26 janvier 1852."
159- Certificat du 27/08/1852, du Commissaire central de police de Strasbourg :
Certifiant que
SCHNEIDER Félix, cocher, est inscrit dans les registres de population du canton nord, Cour Marbach, 23, né en 1815 à Strasbourg, depuis sa naissance jusqu'à ce jour, et qu'il est indigent.
En marge : "Algérie."
160- Lettre du 20/09/1852, du Ministre de la Police générale au Préfet du Bas-Rhin :
Transmettant la demande du sieur
Auguste Jules RULLMANN, ex-militaire, cultivateur, domicilié à Strasbourg, qui sollicite un permis de passage gratuit pour se rendre en Algérie, pour suite à donner.
161- Papier libre, daté du 06/09/1852 :
"RUHLMANN, de Strasbourg, sortant du 6ème Chasseurs à pied, veut aller en Afrique.
Ce 6 septembre 1852 (mauvaise pratique)."
En marge : "Ivrogne."
162- Lettre du 23/08/1852 :
"du Sieur RULLMANN au Ministre Intérieur (sic),
Monsieur le Ministre Intérieur,
Monsieur, je vous prie de m'envoyer le passage gratuit pour Aurant (sic, pour Oran), mon état est cultivateur, j'étais 5 ans 1/2 en Afrique, j'étais forcé de revenir dans mon pays pour affaires de famille, et à présent je sors du 6ème Chasseurs, je pense que vous me ferez bien la gratification de m'envoyer le passage gratuite que j'irai chercher à la Préfecture, car les moyens ne me permettent pas de voyager sur mes frais ce serait bien un effet de votre bonté de me l'envoyer aussitôt que possible.
Auguste Jule RULLMANN, âgé de 28 ans, à Strasbourg, département du Bas-Rhin.
J'ai l'honneur de vous saluer. Signé : Rullmann."
163- Lettre du 08/11/1852, adressée au Préfet du Bas-Rhin :
Du sieur
PORTE Henri.
"Monsieur le Préfet,
Le soussigné PORTE Henri avec son épouse Marianne née SCHAEMEL (?), tous les deux colons d'Afrique, a été de même qu'elle, livré par gratis en Françe pour raison de maladie et de convalescence, mais à condition de pouvoir y retourner (nb : en Afrique) étant une fois rétabli.
Aujourd'hui le susnommé se trouve rétabli et désirerait s'en retourner à Monsuras, près de Tlemcen, afin d'y rejoindre et reprendre la concession qui lui avait été faite, consistant en une maison et une campagne de la contenance de 10 hectares de terre labourable. C'est depuis le mois de juin dernier qu'il a quitté sadite concession, tout en la confiant en attendant à la surveillance d'un de ses voisins, colon comme lui, jusqu'à son retour à Monsuras.
Cependant les ressources pécuniaires qu'on lui avait accordées pour rentrer en France s'étant épuisées en frais de voyage et en soins consacrés au rétablissement de sa santé, le susnommé PORTE ose supplier Monsieur le Préfet de vouloir bien avoir la bonté de lui accorder aussi à lui et à sa femme les secours gratuits nécessaires pour entreprendre ledit voyage afin d'être ainsi livré à sa colonie et à son bien, de la même manière qu'on lui avait permis de la quitter momentanément.
Le postulant prie donc instamment Monsieur le Préfet de vouloir bien prendre en considération que c'est déjà depuis 4 ans qu'ils sont colons en Afrique et que c'est uniquement là qu'ils peuvent trouver leur subsistance; s'y étant rendus ne l'ayant pas trouvé dans leur pays natal.
Le suppliant susdit est natif de Steinbach (Hesse-Darmstatt) et son épouse de Niederhaslach, canton Molsheim (Bas-Rhin).
Il se confie trop en la justice et en la bonté inépuisable de Monsieur le Préfet, pour ne pas espérer vu sa position extraordinairement critique, que sa demande soit accueillie.
Signé : Porte."
En marge :
"Cet individu a reçu les secours de route pour sortir de l'Algérie. Ne peut plus les obtenir."
164- Demande de renseignements du 08/01/1853, du Ministre au Préfet :
Concernant
MESSER Nicole (sic), faisant élection de domicile chez Mr GILBERT, aubergiste, Grande-Rue, 114, à Strasbourg, suite à sa demande du 4 janvier courant."
En marge : "Transmis au commissaire central de police... le 27/01/1853. Le Conseiller de Préfecture délégué. Signé : F. Mertian."
165- Document du 08/02/1853, du commissaire central de police à Strasbourg au Préfet :
"
MESSER est un être à peu près cosmopolite. Il n'a jamais été poursuivi, voilà tout le bien qu'on peut en dire. Il n'a aucune indication d'ouvrage assuré dans la colonie. C'est éventuellement qu'il veut aller se promener en Afrique pour revenir sans doute aux frais du Gouvernement. Le Commissaire central de police. Signé : illisible."
166- Lettre du 05/02/1853, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant :
-
MATHIS Jean Georges, KUSS Philippe et WALTER Jean,
suite aux demandes de renseignements des 22 et 27/11 dernier "... ils n'habitent pas Strasbourg. Il résulte de la lettre de Monsieur le Maire de Strasbourg, en date du 24 janvier, que ces individus ne se sont arrêtés que momentanément en cette ville."
167- Lettre du 24/01/1853, du Maire de Strasbourg au Préfet :
Concernant les trois personnes précédentes (voir ci-dessus au 166), et précisant qu'ils "ne se sont arrêtés que momentanément en cette ville, et n'habitent pas Strasbourg."
168- Demande de renseignements du 27/11/1852 :
Concernant
WALTER Jean, jardinier, logé chez la veuve GELLER, rue du Foulon, 15, à Strasbourg, suite à sa demande du 25/11 dernier.
169- Demande de renseignements du 22/11/1852 :
Concernant
KUSS Philippe, demeurant rue Thomann, 21, chez Mr MARTIN, épicier à Strasbourg, suite à sa demande du 17/11 courant.
170- Demande de renseignements du 22/11/1852 :
Concernant
MATHIS Jean Georges, jardinier, rue du Foulon, 15, à Strasbourg, suite à sa demande du 19/11 courant.
171- Lettre du 07/01/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Relance concernant "le sieur
WALTER Jean, jardinier fleuriste, rue du Foulon, 15, à Strasbourg, qui désirerait obtenir le passage gratuit en Algérie. Cette dépêche étant restée sans réponse, et le sieur WALTER renouvelant sa demande, je vous prie de me transmettre les renseignements qui le concernent."
172- Lettre du 23/03/1853, du Préfet au Ministre de la Guerre :
"Les renseignements recueillis sur les nommés
MULLER Frédéric et FRIAT Henri, demeurant à Strasbourg, qui ont adressé directement à Votre Excellence des demandes, à l'effet d'obtenir le passage gratuit en Algérie, établissent qu'ils n'ont aucun travail assuré dans la colonie.
Le nommé MULLER n'exerce point la profession de jardinier fleuriste; il a été cocher de citadine. La paresse est le défaut qu'on lui reproche; il ne mérite pas la bienveillance de l'Administration.
Quant au nommé FRIAT, c'est un vagabond qui loge alternativement à la maison de refuge et à l'hôpital.
Plusieurs fois déjà ces individus ont été en Algérie, sans autre but que de voyager aux frais du Gouvernement.
J'estime qu'il n'y a pas lieu de donner suite à leur demande..."
173- Réponse du 16/03/1853, du commissaire central de police de Strasbourg à la lettre du Préfet (voir 174 et ci-dessus) :
"
MULLER Frédéric n'est pas jardinier. Il a été cocher de citadine. C'est un paresseux qui a déjà été en Algérie il y a plusieurs années, d'où il est revenu je ne sais pourquoi. Il ne mérite pas qu'on s'intéresse à lui. D'ailleurs il est célibataire et robuste.
FRIAT Henri est un vagabond qui loge alternativement à la maison de refuge et à l'hôpital. Plusieurs fois déjà il a été en Algérie, et sans autre but que de se faire des promenades."
174- Lettre du 14/03/1853, du Préfet au commissaire central de police :
Demandant des renseignements sur "la moralité des sieurs
MULLER Frédéric, jardinier fleuriste, place d'Austerlitz, 26, et
FRIAT Henri, ancien militaire, salle 79 à l'hôpital civil, qui ont adressé directement à Son Excellence le Ministre de la Guerre des demandes à l'effet d'obtenir le passage gratuit en Algérie." (voir 173 et ci-dessus).
175- Demande de renseignements du 18/02/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant
FRIAT Henri... suite à sa demande du 12/02 courant.
(voir documents ci-dessus)
176- Demande de renseignements du 27/02/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant
MULLER Frédéric... suite à sa demande du 21/01 courant.
(voir documents ci-dessus)
177- Lettre du 12/03/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Le relançant au sujet de la demande de renseignements concernant le sieur
MULLER Frédéric, jardinier fleuriste, place d'Austerlitz, 26, à Strasbourg.
En marge : "Route de Colmar n° 24."
178- Lettre du 21/03/1853, adressée au Préfet :
Du sieur
MULLER Frédéric, qui a envoyé une demande au Ministre pour obtenir "... un solde de 15 centimes par lieue pour se rendre en Afrique."
"... J'ai été en Afrique pendant 4 ans, y exerçant la profession de jardinier. Revenu en France en 1846, il a fait son possible pour pouvoir gagner son pain honorablement, mais maintenant que sa profession ne lui permet plus de pourvoir à son existence, le travail n'allant pas, il ose en conséquence vous faire la demande de vouloir bien lui accorder les secours de route nécessaires pour pouvoir se rendre en Afrique et y exercer ladite profession de jardinier... Signé : Muller Frédéric."
Domicilié route de Colmar, 24.
179- Lettre du 30/03/1853, du Préfet au sous-Préfet de Wissembourg :
"Le sieur
HARTMANN Henri, cultivateur à Oberbetschdorf, s'est adressé à S. Exc. le Ministre de la Guerre pour lui rappeler une demande d'admission comme colon en Algérie, qu'il avait formée au mois d'octobre dernier.
Comme il n'existe aucune trace de cette demande ni dans mes bureaux, ni dans ceux du Ministère de la Guerre, vous pourrez l'engager à la renouveler en y joignant les justificatifs prescrits..."
180- Lettre du 18/03/1853, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Le relançant au sujet du sieur
HARTMANN Henri, laboureur à Oberbetschdorf, "qui avait formé une demande en octobre dernier à l'effet d'être admis comme colon en Algérie."
181- Lettre du 09/04/1853, du Ministère de la police générale à Paris, au Préfet du Bas-Rhin :
"Monsieur le Préfet, le nommé
Georges BECKER, boucher, natif de Saarunion, domicilié à Strasbourg, rue des Drapiers, 15, sollicite les moyens de passer en Algérie où il désire s'établir avec sa famille.
Je ne puis que vous laisser le soin, en vous renvoyant la demande du pétitionnaire, d'y faire donner la suite convenable.
Le Secrétaire général. Signé : Cambacérès."
En marge : "Le 10 mai, renvoyé la demande au Maire de Strasbourg pour inviter le sieur BECKER à justifier qu'il a du travail assuré en Afrique."
182- Lettre du 26/04/1853, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant le nommé
PLATZ Dominique, demeurant à Strasbourg, Grande Rue, 60, qui a fait l'objet de la dépêche de V. Exc. en date du 19 du mois dernier, qui ne peut justifier qu'il a du travail assuré dans les colonies de l'Algérie.
Cet individu, âgé de 54 ans, et d'une condition chétive, n'aime pas le travail. Il n'a point voulu, pour cette raison, rester à la maison de refuge où il avait été admis.
Le sieur PLATZ a fait, déjà plusieurs fois, le voyage en Algérie aux frais du Gouvernement, et en est revenu sous prétexte de maladie; sa nouvelle demande n'a été formée qu'en vue de recommencer ses pérégrinations aux dépens de l'Etat. Je suis d'avis de n'y donner aucune suite."
183- Petit mot daté du 02/04/1853, de la Préfecture au commissaire central de police de Strasbourg :
Demandant des renseignements sur la moralité du sieur
PLATZ Dominique, ancien militaire...
En marge : réponse du commissaire :
"PLATZ Dominique, âgé de 54 ans, peintre en bâtiment de profession, ne travaille pas de son état parce qu'il prétend n'avoir pas de travail; il a fait le commerce de berlingots auquel il a renoncé parce qu'il prétendait qu'on ne pouvait y gagner sa vie; depuis il a été placé à la maison de refuge, qu'il a quitté volontairement parce qu'il a trouvé indigne d'un ancien soldat de s'armer d'un balai pour balayer les rues de la ville, fonction attribuée aux pensionnaires de cet établissement.
Il ne peut aucunement justifier qu'il aura du travail en Algérie; il est même probable que la demande de PLATZ n'a d'autre motif que de faire un voyage aux frais de l'Etat, et qu'il reviendrait bientôt en France.
Strasbourg le 8 avril. Le commissaire central. Signé : illisible."
184- Demande de renseignements du 19/03/1853, du Ministre au Préfet :
Concernant
PLATZ Dominique, ancien militaire, demeurant Grande Rue, 60, à Strasbourg, suite à sa demande du 12 mars.
185- Lettre du 18/09/1853, de divers pétitionnaires au sous-Préfet de Wissembourg :
"Strasbourg, le 18 7bre 1853,
Depuis le 12 août dernier, nous sommes en France, dans l'espoir de recevoir en peut (sic) de jours notre acseptation (sic) pour la colonisation d'Afrique.
Le 4 août nous nous rendîmes à Strasbourg pour avoir l'honneur d'entretenir Monsieur le Préfet de nos démarches, mais nous ne pouvions l'approchez nous nous rendîmes à Wissembourg, espérant vous parler, mais ce fut à Monsieur l'avocat BAUER que nous exposions nos désirs, qu'il lui plaise nous faire une demande à Son Excellence le Ministre, en lui offrant qu'il nous autorise à déposer dans la Caisse du Trésor, la somme que nous possédons pour subvenir à nos besoins en Afrique, nous avons cru inmanquable (sic) qaue sous peut (sic) nos permis de passage nous parvienne.
Nous quittâmes notre pays pour nous rendre sous le ciel hospitalier, mais à notre grand regret, nous mangeons nos derniers moyens de ressources, et vivons à Strasbourg comme des malheureux, dans deux écuries, et personne prend pitié de nous; nous avons déposé le restant de notre argent à un Juge de Paix de Strasbourg, lequel nous a fait 27 actes de notoriété, lesquels nous avons fait remettre à Monsieur le Minitres, et qu'il a bien reçu, et cependant jusqu'ici nous vivons comme des esclaves d'Afrique, à la honte de notre pays, que nous avons quitté dans l'espoir que le décret impérial du 23 avril 1852 nous sois favorable, après avoir remplie toute les formalités.
Des mesures toute particulières ont été prises à notre égard, mais aujourd'hui nous apprenons que Monsieur le Ministre nous a fait parvenir nos avis de passage.
Veuillez nous vous en supplions, nous les faire parvenir, afin que nous ne dépouillions pas des dernières ressources, si nécessaire pour nous en Afrique.
Nous avons l'honneur d'être avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet, vos très humbles serviteurs."
Suivent 9 signatures :
Anton MULLER, Léopold FRITZ, Conrad KOENIG, et 6 illisibles.
En bas : "Strasbourg, au Faubourg de Pierre, dans l'écurie du ? (un mot)."
186- Lettre du 12/01/1854, adressée au Préfet :
Du sieur
BERTSCH Emmanuel.
"... Je compte six années d'Afrique où j'ai eu mon congé le 21 août 1853.
Avant de quitter, je faisais toutes les démarches nécessaires pour rester en Algérie (division d'Alger), mais on me répondait que mes papiers ont déjà été envoyés à l'adresse du capitaine du recrutement du Bas-Rhin à Strasbourg.
En arrivant à Strasbourg, je recevais mes susdits papiers et je faisais mon possible pour y trouver de l'occupation laquelle, malheureusement, n'est pas durable et qui, vu la cherté des denrées, suffit à peine pour mon entretien.
C'est pourquoi je vous prie, Monsieur le Préfet, de vouloir bien prendre en considération ma position critique et agir en ma faveur en me faisant partir aux frais de l'Etat pour l'Algérie (division d'Alger) où la nourriture est à meilleur marché qu'en France et où je suis certain de pouvoir gagner ma vie honorablement..."
- BERTSCH Emmanuel, ancien militaire, logeant chez Mr DURRBACH, rue Thomann, 19, à Strasbourg.
187- Demande de renseignements du 20/01/1854, du Ministre au Préfet :
Concernant
PILGER Henri, jardinier, en ce moment à la maison de refuge, à Strasbourg, suite à sa demande du 19 janvier courant.
188- Note (non datée) de la Préfecture du Bas-Rhin (Cabinet) :
"3ème - Mr
SECK - Demande de circulation de faveur avec passeport gratuit.
Monsieur SECK croyait que la Préfecture pourrais lui accorder le passage gratuit par le chemin de fer.
Lui ayant dit qu'il fallais écrire à Paris pour réclamer un billet de faveur, qui sans doute ne ferais que pour demi place, il m'a répondu qu'en ce cas il ne voulait pas donner... (un mot) à Monsieur le Préfet, et qu'il s'adresserais lui-même à l'Administration de la Compagnie des chemins de fer de l'Est, où il avait des relations. Je lui ai rendu son passeport contre reçu."
189- Lettre du 28/11/1854, adressée au Préfet :
Du sieur
SECK.
"Monsieur le Préfet,
Désirant partir
le 2 du mois prochain, je prend la liberté de recourir à votre noble bienveillance, pour vous prier de vouloir bien faire porter sur mon passeport ci-joint, secours de route jusqu'à Constantine.
Je prend également la liberté de vous rappeler votre promesse de me faire obtenir une place de 3ème ou circulation de facteur (?) pour Paris, afin que je sois pas empêché d'effectuer mon voyage, étant obligé d'être rendu à Paris la semaine prochaine...
Signé : Hippolyte SECK.
N°9, rue des Juifs."
En haut : "Retiré le passeport - Strasbourg - 1er décembre 1854."
190- Lettre du 05/07/1854, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Concernant une demande, avec trois pièces à l'appui, "formée par le sieur
PROT Emilland, demeurant à Strasbourg, ex-employé des chemins de fer, qui sollicite à titre de colon concessionnaire, un permis de passage gratuit en Algérie pour lui, sa fille et les 2 enfants naturels de cette dernière."
Le préfet transmet avec avis favorable.
191- Petit carton (format carte de visite) :
"Le sieur
PROT, rue des Dentelles, 26, logé actuellement rue de la Fontaine, chez Mr ESNAUER."
Voir Ville de Strasbourg Suite 2