Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
ESCHBOURG
- Lettre du 08/05/1841, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Au sujet des demandes de passage gratuit en Algérie qu'il lui a transmises pour les nommés
JUNG, MUNTZER et VOLTZ.
Il envoie les autorisations pour VOLTZ et MUNTZER, célibataires.
Pour JUNG,
"... sa demande ne peut être accueillie, attendu que la profession de manoeuvre n'est pas assez rétribuée pour qu'une famille aussi nombreuse que la sienne, et dont le chef est seul en état de travailler, trouve des moyens d'existence en Algérie."
- Lettre du 26/07/1841, au sous-Préfet de Saverne :
de
JUNG Jean : "... ayant fidèlement servi pendant 14 ans la France, dans le 25ème de ligne, et voulant aller dans les terres à Alger, c'est ce qui lui a été refusé, attendu qu'il a trois enfants en bas-âge."
"... vous prie donc de lui faire réavoir les dites pièces et de les proposer pour l'emploi soit de facteur de la Poste aux lettres, soit de cantonnier des routes royales et départementales, soit de garde forestier, et ferez un acte de justice."
(nb : garde forestier a été souligné au crayon)
Transmis au Préfet le même jour.
- Lettre du 28/11/1848 (ou 1858 ?) au "sous-Préfet du Bas-Rhin" :
D'un particulier (non dénommé), qui demande pour lui et sa femme (26 ans) et deux enfants en bas-âge, le secours de route pour aller à Toulon, lieu de l'embarquement pour les colons d'Alger.
Il précise qu'il joint à sa demande le permis d'embarquement délivré par le Ministre de la Guerre.
Signé : sans doute "Dietz" (difficilement lisible).
Etude rapide et succincte de ces documents :
Le document n°1 est un courrier provenant du Ministère de la Guerre. C'est là que l'on décidait d'autoriser ou non le départ de l'émigrant. Les préfets instruisaient et confectionnaient les dossiers : la demande manuscrite, le certificat médical, l'acte de notoriété, pour les colons agricoles, précisant les sommes possédées par les postulants, qui devaient s'installer, à part une certaine période, à leurs frais, achetant semences et matériel et construisant leur maison.
La préfecture transmettait tout cela, le Ministre statuait.
Au retour, le pétitionnaire demandait son passeport, et une autorisation de passage gratuit sur un des bateaux qui reliait l'Algérie à la France, "largesse" accordée par le gouvernement pour le voyage.
Mais il restait encore à payer le voyage du lieu de départ jusqu'à l'un des ports d'embarquement, souvent Toulon ou Marseille, voire Sète. Le gouvernement pouvait accorder aussi des "secours de route" pour réduire la dépense, car le transit à travers la France était un long voyage qui coûtait cher, surtout lorsqu'il s'agissait d'une famille entière.
Pour JUNG, le passage gratuit lui est refusé en raison de sa nombreuse famille, et surtout de ses enfants en bas-âge, par rapport à sa profession de manoeuvre qui n'est pas assez rétribuée, présumant ainsi qu'il aurait du mal à nourrir sa famille sur le sol algérien.
Il voulait donc partir comme ouvrier, et non comme colon agricole. En 1841, on demandait surtout, plus que des colons agricoles, des carriers, des maçons, des ouvriers d'art, des terrassiers et des manoeuvres afin de réaliser les grands travaux d'équipement du pays.
Le document n°2 est une lettre de Jean JUNG au sous-Préfet de Saverne qui avait fait transiter le courrier du Ministre. On y apprend qu'il avait été militaire durant 14 années. A cette époque, le service militaire durant 7 ans, Jean avait dû "rempiler" pour une durée équivalente, remplaçant sous doute un autre jeune comme cela se pratiquait alors.
Il avait probablement mit en exergue cette longue période militaire pour obtenir son départ, mais cela ne suffit pas, et le motif du refus persista pour les motifs que l'on sait.
Alors, il demande qu'on utilise son dossier pour l'obtention d'une place de facteur, de cantonnier ou de garde forestier. A la préfecture, nous l'avons vu, cette dernière mention fut soulignée. Obtint-il cette place ?
Le document n°3 est une demande de secours de route après obtention de l'autorisation de passage gratuit pour une famille non dénommée malheureusement. La signature semblerait être : Dietz.
Les JUNG à Eschbourg (ADBR VII M 362) :
Deux recensements, rapidement consultés, nous en apprennent un peu plus sur les JUNG d'Eschbourg.
Recensement de 1836 (extraits) :
(les chiffres représentent : maison, individu, ménage)
75-398 à 401-93
. JUNG Georges, cultivateur, 76 ans
. CLAUSS Catherine, sa femme, 75 ans
. DECKER Chrétien, domestique, 21 ans
. ROTH Elisabeth, servante, 27 ans.
Hameau de Graufthal
4-607 à 610-139
. HELD Jacques, journalier, 34 ans
. JUNG Christine, sa femme, 36 ans
. HELD Caroline, leur fille, 2 ans
. JUNG Daniel, journalier, 47 ans.
7-623 à 625 - 144
. JUNG Georges, tisserand, 48 ans
. LEITZ Catherine Elise, sa femme, 43 ans
. JUNG Georges, leur fils, 12 ans.
11- 638 à 655 - 149
. SCHERER Jean, tisserand, 50 ans
. JUNG Marguerithe, sa femme, 40 ans
. SCHERER Jean, leur fils, 16 ans
. SCHERER Michel, leur fils, 8 ans
. SCHERER Françoise, leur fille, 13 ans
. SCHERER Madeleine, leur fille, 5 ans
. SCHERER Catherine, leur fille, 4 ans
. SCHERER Elisabeth, leur fille, 2 ans.
25 - 751 à 755 - 168
. BIEBER Pierre, journalier, 38 ans
. JUNG Christine, sa femme, 33 ans
. BIEBER Chrétien, leur fils, 6 ans
. BIEBER Caroline, leur fille, 3 ans
. BIEBER Christine, leur fille, 1 ans.
Cette année-là, à Eschbourg :
. Garçons = 283 - Hommes mariés = 126 - Veufs = 18, soit 427.
. Filles = 238 - Femmes mariées = 126 - Veuves = 38, soit 402.
Total : 829 personnes.
Recensement signé du Maire le 12 juin 1836.
Deux chefs de famille au patronyme JUNG, tous deux prénommés Georges. Sans doute père et fils. Un chef de ménage, célibataire : JUNG Daniel, vit chez HELD Jacques. Il est sans doute le frère de l'épouse, JUNG Christine.
Une autre JUNG Christine et une JUNG Marguerithe sont les épouses de deux autres chefs de familles.
Ces quelques renseignements ne nous permettent pas d'établir de généalogies précises, mais on peut présumer que les trois Georges : 76 ans, 48 ans et 12 ans, sont liés par des liens familiaux : père, fils et petit-fils.
"Notre" Jean JUNG ne figure pas à ce recensement. Cela paraît normal car à cette période il était encore probablement militaire.
Etait-il le fils de Georges JUNG "le vieux", le cultivateur de 76 ans ? Cela reste à confirmer par des recherches dans l'état civil de Eschbourg.
Aucun VOLTZ ni MUNTZER n'y figure à priori. Ils ne devaient pas résider dans le village.
Recensement de 1844 :
(les chiffres représentent : individu, maison, ménage)
162 à 166 - 1 - 39
. JUNG Jean, journalier, catholique
. HALLER Julie, réformée calviniste
. JUNG Jean, catholique
. JUNG Antoine, catholique
. JUNG Julie, catholique.
Il s'agit probablement de "notre" Jean JUNG !
Il ne serait donc pas parti en Algérie. Il est dit "journalier", c'est donc que même sa demande pour une place de garde forestier ou autre n'a pas été agréée.
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Le débarquement à Sidi-Ferruch
11 vaisseaux de guerre, 20 frégates, 4 corvettes, 7 corvettes de charge, 11 bricks, 8 bombardes, 9 gabares, 7 bateaux à vapeur.
Avec les transports, c'étaient 600 bâtiments, l'un des plus grands armements qui fussent sortis d'un port français !
L'amiral Duperré en accepta le commandement.
Le 25 mai 1830, la flotte prenait la mer. Le 30 mai, on arrive en vue de la côte d'Afrique. Les vents n'étant pas favorables, l'amiral Duperré ramena la flotte à Palma de Majorque.
La flotte reprit la mer le 10 juin, et le débarquement commença à l'aube du 14 sur cette presqu'île de Sidi-Ferruch, à quatre lieues à l'ouest d'Alger, signalée comme le point le plus favorable de la côte.
Le débarquement ne nous coûta qu'une trentaine de blessés.
Le maréchal de Bourmont, Ministre de la Guerre, s'était fait donner le commandement de l'armée. Ses quatre fils servaient sous ses ordres.
L'armée comptait 37.000 hommes :
. 3 divisions d'infanterie : Berthezène, Loverdo, des Cars,
. 2 escadrons de cavalerie,
. une importante artillerie, notamment un parc de siège de 83 bouches à feu.
Un immense matériel avait été réuni, comme s'il devait être impossible de rien se procurer en Afrique.
Le 19 juin 1830 : bataille de Staouëli, 20.000 hommes contre les 60.000 de l'agha Ibrahim, gendre du Dey Hussein. Les français l'emportent.
Le 24 juin, l'armée est à Sidi-Calef, et le 29 juin devant le Fort l'Empereur.
Le 4 juillet 1830, le Fort l'Empereur est investit par le 17ème de ligne. Ce régiment faisait partie de la 3ème division, dirigée par le duc des Cars (d'Escars). Outre le 17ème de ligne, elle comprenait :
. le 1er bataillon du 9ème léger,
. le 1er bataillon du 1er léger,
. le 35ème régiment de ligne,
. la 2ème brigade,
. le 30ème régiment de ligne,
. la 3ème brigade, avec le 23ème régiment de ligne,
. le 34ème régiment de ligne...
en tout, 10.284 hommes et 85 chevaux.
Avaient débarqué également 1.284 hommes de la 1ère division, et un nombre identique de soldats pour la 2ème division.
Le Dey Hussein capitule.
Le 5 juillet 1830, à midi, Bourmont fit son entrée à Alger, par la porte neuve, au son de la Tyrolienne de Guillaume Tell et de la Marche de Moïse.
Un autel de campagne fut dressé dans la cour du palais, et un des aumôniers de l'armée célébra la messe.
On trouva dans la Casbah un amoncellement de métaux précieux à la mode orientale. Bourmont eut l'imprudence d'annoncer au roi (Charles X) que la valeur en était de 80 millions; aussi, quand les espèces eurent été pesées, et que l'on en eut trouvé seulement pour 48.644,00, la légende se forma que le trésor de la Casbah avait été pillé.
Avec les marchandises qui garnissaient les magasins, le total des prises put être évalué à 55 millions; la campagne en coûtait 43 et demi.
Nous avions perdu 415 tués, 2.160 blessés.
Les maladies nous enlevèrent plus de monde : 34 officiers et 600 soldats succombèrent dans les hôpitaux.
Marquis de Roux.
(d'après
Historia Spécial n° 486 H.S/RD - juin 1987)
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Le débarquement à Sidi-Ferruch
11 vaisseaux de guerre, 20 frégates, 4 corvettes, 7 corvettes de charge, 11 bricks, 8 bombardes, 9 gabares, 7 bateaux à vapeur.
Avec les transports, c'étaient 600 bâtiments, l'un des plus grands armements qui fussent sortis d'un port français !
L'amiral Duperré en accepta le commandement.
Le 25 mai 1830, la flotte prenait la mer. Le 30 mai, on arrive en vue de la côte d'Afrique. Les vents n'étant pas favorables, l'amiral Duperré ramena la flotte à Palma de Majorque.
La flotte reprit la mer le 10 juin, et le débarquement commença à l'aube du 14 sur cette presqu'île de Sidi-Ferruch, à quatre lieues à l'ouest d'Alger, signalée comme le point le plus favorable de la côte.
Le débarquement ne nous coûta qu'une trentaine de blessés.
Le maréchal de Bourmont, Ministre de la Guerre, s'était fait donner le commandement de l'armée. Ses quatre fils servaient sous ses ordres.
L'armée comptait 37.000 hommes :
. 3 divisions d'infanterie : Berthezène, Loverdo, des Cars,
. 2 escadrons de cavalerie,
. une importante artillerie, notamment un parc de siège de 83 bouches à feu.
Un immense matériel avait été réuni, comme s'il devait être impossible de rien se procurer en Afrique.
Le 19 juin 1830 : bataille de Staouëli, 20.000 hommes contre les 60.000 de l'agha Ibrahim, gendre du Dey Hussein. Les français l'emportent.
Le 24 juin, l'armée est à Sidi-Calef, et le 29 juin devant le Fort l'Empereur.
Le 4 juillet 1830, le Fort l'Empereur est investit par le 17ème de ligne. Ce régiment faisait partie de la 3ème division, dirigée par le duc des Cars (d'Escars). Outre le 17ème de ligne, elle comprenait :
. le 1er bataillon du 9ème léger,
. le 1er bataillon du 1er léger,
. le 35ème régiment de ligne,
. la 2ème brigade,
. le 30ème régiment de ligne,
. la 3ème brigade, avec le 23ème régiment de ligne,
. le 34ème régiment de ligne...
en tout, 10.284 hommes et 85 chevaux.
Avaient débarqué également 1.284 hommes de la 1ère division, et un nombre identique de soldats pour la 2ème division.
Le Dey Hussein capitule.
Le 5 juillet 1830, à midi, Bourmont fit son entrée à Alger, par la porte neuve, au son de la Tyrolienne de Guillaume Tell et de la Marche de Moïse.
Un autel de campagne fut dressé dans la cour du palais, et un des aumôniers de l'armée célébra la messe.
On trouva dans la Casbah un amoncellement de métaux précieux à la mode orientale. Bourmont eut l'imprudence d'annoncer au roi (Charles X) que la valeur en était de 80 millions; aussi, quand les espèces eurent été pesées, et que l'on en eut trouvé seulement pour 48.644,00, la légende se forma que le trésor de la Casbah avait été pillé.
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
FOUCHY
- Bordereau d'envoi du 02/04/1844, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Expédiant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour un nommé
HINDERLé.
- Lettre du 16/10/1851, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Qui envoie une demande formée par le sieur
VERNIER (?), cultivateur à Fouchy, pour être admis dans les colonies agricoles de l'Algérie, afin qu'il l'instruise.
En marge (au crayon) :
"Le 27 8bre demandé le certificat du médecin."
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
FROESCHWILLER
- Lettre du 21/11/1838, du Ministre de la Guerre au Maire :
Envoi d'une autorisation de passage gratuit en Algérie pour une personne (non dénommée), avec le permis d'embarquement.
"L'Administration d'Afrique ne peut employer actuellement les individus qui vont y chercher de l'ouvrage ou un établissement, qu'aux travaux des routes et des dessèchements. Les ouvriers de professions diverses, étrangères à l'exécution des chaussées ou aux mouvements de terres, ne doivent donc espérer de trouver de l'occupation, qu'autant qu'ils seraient décidés avant le départ et propres d'ailleurs à être utilisés comme terrassiers, carriers ou manoeuvres dans les ateliers de travaux publics."
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
GOERSDORDF
- Lettre du 26/11/1838, du Maire au Préfet :
Concernant :
-
DOBLER Pierre, laboureur
-
MAHLER Michel, carrier et manoeuvre
-
BéNé Henri, manoeuvre,
tous de Goersdorf, les deux derniers avec leurs familles, qui veulent se rendre en Algérie.
Il demande pour eux le permis de passage gratuit et les secours de route.
Le sous-Préfet transmet au Ministre de la Guerre le 06/12/1838.
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
GRESSWILLER
- Lettre du 30/09/1857, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Qui transmet
"... une demande formée par le sieur ZEIGER Grégoire, brigadier armurier au 2ème régiment de Spahis, en garnison à Mascara (province d'Oran), marié au corps, porteur d'une permission de deux mois, actuellement dans ses foyers à Gresswiller (Bas-Rhin), à l'effet d'obtenir en faveur de sa soeur, Marie Barbe ZEIGER,âgée de 18 ans, un permis de passage gratuit à bord d'un bâtiment de l'Etat, pour se rendre avec lui en Algérie. Cette jeune fille étant valide, pleine de vigueur, et possédant quelques ressources, je suis d'avis que sa demande est susceptible d'être accueillie."
- Bordereau d'envoi du 09/10/1857, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Expédiant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour
Marie Barbe ZEIGER.
Transmis au Maire le 12/10/1857, pour remise à l'intéressée.
Compléments généalogiques :
On sait qu'ils partirent tous les deux à Mascara, et le CAOM (Centre des Archives d'Outre-mer) nous en apprend un peu plus :
- 1856 : Grégoire épouse, à Mascara, SCHIRLE Véronique,
- 1860 : Marie-Barbe épouse à Mascara, FOURCADE Jean Didace Joseph,
- 1874 : Grégoire décède à Mascara.
Pas d'autres "ZEIGER" dans la base du CAOM, à Mascara ni ailleurs, mais tout n'est pas encore microfilmé. Peut-être Grégoire n'a-t-il pas eu d'enfants ?
Par contre, il existe 17 enregistrements d'actes concernant des FOURCADE à Mascara (voir au CAOM).
Quelques éléments de l'ascendance de Grégoire et de sa soeur Marie-Barbe nous permettent déjà d'établir une ébauche d'arbre généalogique :
- ZEIGER Simon, + 08/03/1782 à Gresswiller, charpentier, qui épouse à Gresswiller le 05/11/1753 SIMBS Maria-Magdalena, née le 30/07/1728 à Gresswiller, y décédée le 07/08/1800, cing enfants dont :
- ZEIGER Antoine, né le 14/09/1754 à Gresswiller, y décédé le 14/02/1837, charpentier, qui épouse à Gresswiller le 09/01/1781 KUNTZ Magdalena, née le 01/10/1763 à Gresswiller, y décédée le 28/09/1809, 7 enfants dont :
- ZEIGER Simon, né le 03/06/1792 à Gresswiller, y décédé le 19/06/1854, ouvrier, qui épouse à Dinsheim (67) le 31/01/1815 WUCHER Maria Elizabeth, née le 29/10/1795 à Dinsheim, décédée le 05/02/1857 (sans doute à Gresswiller), 10 enfants dont :
1° ZEIGER Grégoire, né le 07/03/1824 à Gresswiller, Spahis, décédé à Mascara (Algérie) en 1874, qui épouse à Mascara en 1856 SCHIRLE Véronique. Postérité = ?
2° ZEIGER Marie-Barbe, née à Gresswiller le 16/03/1839, probablement décédée en Algérie, qui épouse à Mascara (Algérie), en 1860, FOURCADE Jean Didace Joseph, dont postérité probable.
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
GUNDERSHOFFEN
- Demande de renseignements du 13/07/1857, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant
WENDLING Georges, ancien militaire, demeurant à Gundershoffen, qui a adressé une demande le 7 juillet.
Transmis au sous-Préfet de Wissembourg le 17/07.
- Lettre du 01/08/1857, du sous-Préfet au Préfet :
Concernant
WENDLING Georges.
"... Il résulte du rapport que m'adresse Mr le Commissaire de police de Niederbronn que le sieur WENDLING est un homme honnête, d'une bonne réputation et considéré dans sa commune. Il veut aller en Algérie où l'appelle un de ses amis, nommé VIX Michel, brasseur à Sig (près Oran). Ce dernier veut lui assurer une position dans son établissement..."
- Lettre du 01/05/1857, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Transmission du dossier de
WENDLING Georges avec avis favorable.
- Bordereau d'envoi du 28/08/1857, du Ministre au Préfet:
Envoi de l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour
WENDLING Georges. cel
Précisions généalogiques :
Au recensement de 1856, à Gundershoffen, il existe trois WENDLING Georges :
. WENDLING Georges, aubergiste, 34 ans, époux de GANGLOF Christine,
. WENDLING Georges, tisserand, 70 ans, époux de KOENIG Madeleine,
. WENDLING Georges, tisserand, 39 ans, époux de VOGT Marie-Anne.
Lequel des trois fait la demande pour émigrer en Algérie ? Il est peu probable que ce soit le plus vieux (70 ans), qui est probablement le père de l'un des deux autres.
Un rapide coup d'oeil sur le recensement de 1861 nous donne probablement la réponse. Y figure Georges WENDLING, laboureur, veuf alors, 74 ans, et, au même foyer : WENDLING Georges, son fils, 44 ans, et la femme de celui-ci VOGT Anne Marie.
Celui qui fait la demande pour émigrer est donc le Georges Aubergiste, qui ne figure plus d'ailleurs au foyer.
Voici la composition de son ménage en 1856 (ADBR, VII M 404) :
. WENDLING Georges, aubergiste, chef de ménage, 34 ans,
. GANGLOF Christine, sa femme, 32 ans,
. WENDLING Georges, leur fils, 3 ans,
. WENDLING Charles, leur fils, 1 an,
. GRENIER Louise, leur fille d'un premier lit (de la femme), 12 ans,
. HEILL Marie-Anne, leur servante, 17 ans.
Les correspondances ci-dessus entre ministre et préfet ne précisent aucune famille. Sans doute Georges part-il seul, ou peut-être seulement avec sa femme.
Emmène-t-il ses enfants ?
En tous les cas, ses deux fils figurent au recensement de 1861 à Gundershoffen, l'un chez un frère de Georges, l'autre chez une soeur :
. WENDLING Philippe, voiturier, 32 ans,
. REBMANN Catherine, sa femme, 26 ans,
.
WENDLING Charles, neveu, 6 ans.
. WENDLING Elisabeth, veuve, 42 ans,
. VIDOT Charles, son fils, 9 ans,
. VIDOT Elisabeth, sa fille, 11 ans,
.
WENDLING Georges, son neveu, 7 ans,
. WENDLING Odile, sa soeur, veuve, 30 ans,
. VIDOT Louis, fils de la précédente, 4 ans.
Qu'est devenue Louise GRENIER, enfant d'un premier lit de GANGLOF Christine ?
Georges est-il resté en Algérie chez son ami Michel VIX, Brasseur à Sig. Au CAOM on trouve un VIX Victor
Michel Ignace, décédé en 1865 à Saint-Denis-du-Sig.
Figure aussi un acte de décès, en 1874, à Saint-André (Algérie) pour un WENDLING Georges. S'agit-il de lui ?
Ebauche succincte d'arbre généalogique pour la famille WENDLING :
WENDLING Georges, né vers 1786, tisserand qui épouse KOENIG Madeleine. Au moins cinq enfants :
1° WENDLING Elisabeth, née vers 1819, qui épouse avant 1850 WIDOT (VIDOT) N..., + avant 06/1856, propriétaire et épicier, dont : VIDOT Elisabeth (o 1850) et VIDOT Charles (o 1851).
2° WENDLING Georges, né vers 1822, aubergiste, fait une demande en 1857 pour partir en Algérie, qui épouse (avant 1853) GANGLOF Christine (o 1824), dont : WENDLING Georges (o 1853) et WENDLING Charles (o 1855). Christine avait une fille d'un premier lit : GRENIER Louise (o 1844).
3° WENDLING Barbe, née vers 1824, qui épouse avant 1849 OBER Georges, né en 1824, tourneur en fer, dont : Barbe (o 1849), Philippe (o 1851), Madeleine (o 1853), Elisabeth (o 1859) et Marie (o 1859). Les deux dernières filles sont sans doute jumelles.
4° WENDLING Philippe, né en 1829, boucher (1856), voiturier (1861), qui épouse entre juin 1856 et mai 1861 REBMANN Catherine, née en 1830.
5° WENDLING Odile, née en 1831, mariage et veuvage entre juin 1856 et mai 1861, d'avec VIDOT N... (+ entre 1856 et 1861), dont : VIDOT Louis (o 1857).
Bien entendu, cette ébauche aura besoin d'être confirmée par des recherches plus poussées.
Publié le 24/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
GUNSTETT
- Lettre du 08/08/1850, du Maire au Préfet :
Concernant
ROUSSELOT Joseph, laboureur, demeurant à Gunstett, pour obtenir des secours de route pour l'Afrique.
"...Ce père de famille réside dans notre localité depuis deux ans passés, venant de l'intérieur où il a exercé la profession de foulonnier, de la manière la plus honorable tel que l'attestent les certificats qu'il a déposés à la Mairie de notre commune.
"Ces pièces sont accompagnées d'un congé, marquant 10 années de service militaire, six années de grade de brigadier et, en outre, la campagne d'Espagne en 1827 et 1828, la conquête d'Afrique en 1830, et enfin en 1831 et 1832 la campagne de Belgique.
"Quoique le réclamant a été toujours très actif, qu'il n'a jamais fait de dépense inutile ou superflue, il n'a pu encore parvenir à faire la moindre avance, obligé de vivre toujours du jour au jour, et souffrant très souvent de la fami."
- Certificat du 08/08/1850, du Maire :
Pour
ROUSSELOT Joseph, 44 ans, demeurant à Gunstett.
"... exerce réellement la profession de foulonnier et de laboureur, qu'il est valide, qu'il jouit d'une bonne réputation et que sa conduite est exempte de tout reproche."
En marge :
"Mr le Maire de Gunstett est prié d'indiquer le montant des ressources dont peut disposer le sieur ROUSSELOT. Strasbourg le 14 août" (de la préfecture).
En bas :
"ROUSSELOT est tout à fait indigent et ne possède point de ressources. 19 août 1850.Le Maire."
- Etat nominatif du 08/08/1850, du Maire :
.
ROUSSELOT Joseph, 44 ans, foulonnier et laboureur, employé à la fabrique de peignage de laine,
. DUBOS Augustine, 43 ans,
. ROUSSELOT Adélaïde, 12 ans,
. ROUSSELOT, Pauline, 7 ans.
Publié le 24/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
HAGUENAU
- Lettre du 11/04/1839, du Ministre de l'Intérieur, direction de la police générale du royaume, au Préfet :
Concernant une demande d'avance et de secours de route pour se rendre en Algérie, concernant
METTER Jean, charpentier, demeurant à Haguenau.
"... qu'il s'adresse au Ministre de la Guerre. Les secours de route, il vous appartiendra de lui allouer s'il y a lieu."
- Lettre du 22/03/1849, du Ministre de la Guerre au Préfet :
pour
KAPP Dominique, imprimeur typographe à Haguenau, qui a adressé une demande le 12 mars pour obtenir un permis de passage gratuit en Algérie.
Demande de renseignements.
"Ecrit le 27 mars au Maire de Haguenau."
- Lettre du 06/04/1849, du Maire au Préfet :
pour
KAPP Dominique. "... que la conduite de cet individu n'a donné lieu à aucune plainte depuis environ cinq mois qu'il est de retour à Haguenau, après une absence de plusieurs années, et qu'il vient de déclarer qu'il a du travail assuré à Alger, chez Mr Bestel, imprimeur, rue de la Marine..."
- Autorisation de passage gratuit en Algérie, du 25/09/1851 :
valable trois mois, comme rationnaire, pour
STIFFEL Isaac, tailleur, de Marseille à Oran, sur un bâtiment de la Compagnie Bazin.
- Lettre du 16/02/1858, de la Division de Constantine, territoires militaires, bureau des affaires civiles :
au sujet de
EBERLE Louis Ignace, propriétaire à Haguenau,
"qui adresse une nouvelle demande à l'effet de hâter la concession des lots n° 153, 154 et 155, de la vallée du Rhummel, qu'il m'a déjà précédemment demandés."
"La concession de ces terrains ne pourra être faite au pétitionnaire qu'après que le lotissement aura été soumis à Monsieur le Gouverneur général."
Il le prie de la faire savoir à Eberlé.
- Lettre du 09/03/1858, du Préfet au Maire de Haguenau :
reprenant les termes de la lettre précédente, et le chargeant d'en avertir
EBERLE.
- Certificat du 26/03/1859, du Maire de Haguenau :
concernant
LEGINGER Antoine, domestique, né à Haguenau le 21/03/1832,
"... intentionné de se rendre en Algérie, ne possède ni biens meubles ni immeubles, et qu'il est à considérer comme indigent."
Eléments généalogiques :
Antoine LEGINGER est né à Haguenau le 21/03/1832, fils de Nicolas (1781-ca 1840), et de OHLMANN Madeleine (1788-ca 1840).
Il épouse à Haguenau le 29/04/1867 Madeleine STURM (1841-ca 1900), dont il aura trois enfants.
Il n'est donc pas parti en Algérie, ou bien en est revenu.