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emigrationalgerie
Description du blog :
Correspondance, documents d'archives sur l'émigration allemande et alsacienne en Algérie. Articles.
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
11.06.2008
Dernière mise à jour :
05.11.2009

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Un livre indispensable sur l'émigration...

Publié le 07/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Nous pouvons vous conseiller un livre indispensable sur l'émigration Alsacienne, en Amérique, en Océanie, en Russie... et ailleurs, ainsi qu'en Algérie, sujet qui nous intéresse ici.
Il y a deux tomes : je possède le premier, ai consulté le tome 2 à la BMS Strasbourg (mais cherche à l'acquérir dès que je le trouve !).

Ce travail colossal se nomme :

"L'émigration des Alsaciens et des Lorrains du XVIIIè au XXè siècle"
L'auteur est : Mr. Norman LAYBOURN.

Le tome 1 s'intitule : "Les noms de lieux."

Publié par l'Association des Publications près les Universités de Strasbourg - Essai d'histoire démographique.
Strasbourg, 1986. Imp. Louis-Jean (publications scientifiques et littéraires), GAP.
Dépôt légal : 96, février 1987.
Dépôt légal initial : septembre 1986.
ISBN 2-86820-736-4 (édition complète)
ISBN 2-86820-741-8 (tome I)
Copyright Norman Laybourn.

Nous ne pouvons que vous encourager.... à le trouver !

Le webmestre.

Nous en reproduisons ici un petit paragraphe :

"Au début, il n'y avait à Strasbourg (nb : en Algérie) que des Alsaciens venant des environs des environs de Strasbourg, en Alsace", a affirmé au cours d'un long entretien en 1973 à Jijel (ex-Djidjelli) un descendant des colons des rives du Rhin, M. Paul BLOCH, âgé de 76 ans. Selon M. Bloch, cordonnier retraité, habitant depuis 1906 à Jijel mais né à Strasbourg (Algérie), son grand-père, Michel Bloch, tailleur de vêtements, sa femme et leurs cinq enfants y sont arrivés après la guerre franco-allemande de 1870-1871.

"Mon grand-père avait 5 à 6 hectares de terres cultivables et un lot urbain dans le futur village. Il a construit avec l'aide des siens une petite maison en planches, agrandie par la suite, sur sa concession dont le tracé avait été fait par le génie militaire. L'habitation avait plus de 50 m de long, comprenant un atelier de menuiserie et, plus tard, le café (-restaurant) de la localité, qu'ont tenu ma tante, Marie, et ses parents."

Toujours selon M. Bloch, qui est de confession catholique, "une centaine de familles alsaciennes sont venues en même temps à Strasbourg, chaque personne n'ayant que 30 kg de bagages. Les protestants étaient en majorité. La plupart des Alsaciens (-Lorrains ?) ont quitté le village au fil des années, certains pour se rendre à Sétif où la terre était meilleure. Seuls quelques-uns sont restés dans la contrée".

Le descendant de ces pionniers poursuit : "Mon père avait une petite entreprise de transport. Ses chariots à quatre roues avec un attelage de six mulets, qu'il conduisait avec mes deux frères aînés, Edmond et Louis, étaient souvent chargés de liège, l'une des principales productions de la région (...) Ma mère, Victorine, s'occupait du foyer et de ses sept autres enfants".

"Lorsque j'étais jeune, des caravanes de dromadaires apportaient du blé et chargeaient au retour surtout des pastèques. En ce qui concerne la faune", enchaîne M. Bloch, répondant à une autre question, j'ai vu des aigles et entendu des panthères quand j'allais à la chasse aux sangliers. La dernière panthère a été tuée près de Djidjelli après le conflit de 1914-1918. Il y avait également des hyènes et il y a toujours des chacals. Quant aux cigognes, elles sont devenues moins nombreuses".

Le livre fourmille de ces anecdotes, et donne, pour chaque lieu, des renseignements très intéressants.
Ce passage vous donnera probablement envie d'en lire plus..... mais les deux livres ne sont pas faciles à trouver.



INGWILLER

Publié le 07/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
INGWILLER
INGWILLER

Décès le 24/10/1874, à Akbou (près de Bougie) de CHRIST François, menuisier, 38 ans, originaire d'Ingwiller, canton de Bouxwiller, Bas-Rhin.

WASSELONNE

Publié le 07/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
WASSELONNE
WASSELONNE

Décès le 19/07/1876, à Akbou (près de Bougie, Algérie), de BAUMANN Marie, épouse WETZEL, 50 ans, fille de BAUMANN Joseph et de SCHAFFNER Madeleine, décédée, domiciliés en leur vivant à Strasbourg (Algérie). Elle était originaire de Wasselonne, arrondissement de Molsheim, Bas-Rhin.

Les aléas du douanier Félix BIRER.

Publié le 02/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Le douanier Félix BIRER.

Félix BIRER, habitant à l'époque Illkirch (aujourd'hui Illkirch-Graffenstaden) dans la banlieue de Strasbourg a eu une vie mouvementée, que nous avons racontée dans un article édité sur le site www.histoire-genealogie.com

Voici les documents conservés à son sujet aux ADBR de Strasbourg :

Mot sur papier libre, du 26/11/1838, du Maire (Munch) au Préfet du Bas-Rhin :
Transmettant : "deux certificats avec l'état nominatif des individus qui demandent le passage gratuit pour l'Algérie..."

Bordereau d'envoi (non daté) du Préfet du Bas-Rhin au Ministre de la Guerre :
Transmettant la demande de BIRER Félix, ancien militaire, demandant à émigrer, pour lui, sa femme et ses huit enfants. L'aîné a 26 ans et le plus jeune 10.
Les trois fils sont serruriers-mécaniciens.
"... le pétitionnaire se trouvant présentement dans une position malheureuse et méritant par ses anciens services la bienveillance du Gouvernement..."

Lettre du 13/04/1848, de la Direction des Douanes de Strasbourg au sieur BIRER Félix :
"Sous la date du 5 du courant, vous avez sollicité, auprès de l'administration, votre réintégration dans ses cadres, en appuyant votre réclamation sur la circonstance que, traduit devant les Assises, vous avez été renvoyé acquitté de l'accusation dirigée contre vous.
"L'Administration me charge de vous faire connaître que le verdict d'acquittement dont vous cherchez à vous prévaloir ne pouvait limiter en rien le droit qui lui est acquit d'apprécier à son point de vue particulier les actes qui vous ont été imputés et que cette appréciation est telle que toute démarche ultérieure de votre part tendant à faire rapporter la mesure qui vous a frappé ne pourrait que rester sans effet..."

Lettre du 20/04/1848, du Ministre des Finances à Mr. BIRER Félix :
Précisant qu'il a transmis à Mr le Directeur général de l'Administration des Douanes sa demande à l'effet d'obtenir sa réintégration dans son emploi.

Lettre du 23/04/1848, du sieur BIRER Félix au Commissaire général de la République à Strasbourg :
Lui demandant d'intervenir pour lui à Paris.

Lettre du 28/04/1848, du sieur BIRER Félix au Commissaire général de la République :
Le relançant.

Lettre du 13/10/1848, du sieur BIRER Félix au Préfet du Bas-Rhin :
"Demande d'une famille de 10 personnes de passer en Algérie comme colon."
(longue lettre)
Il était receveur et comptait 22 ans et 1 mois de service dans les Douanes.
Le 12 mars 1840, il est destitué, prévenu d'avoir favorisé la contrebande en 1835.
Traduit devant la Cour d'Assises du Bas-Rhin. 17 août 1840 : verdict de non culpabilité, à l'unanimité des jurés.
Mais destitution maintenue par les Douanes.
Il a sollicité soit sa réintégration, soit son admission à la retraite proportionnelle, mais toujours rien.
Il est parti à Mulhouse pour accepter un petit emploi (certificat de Mr. Emile Dollfus, qui justifie de sa conduite en cette ville).
Ses trois fils sont devenus ouvriers-ajusteurs. En décembre 1846, un ami contremaître à l'usine de Graffenstaden, lui promet que ses fils y seront mieux rétribués (ils gagnent 3 francs par jour de plus qu'à Mulhouse). Il finit par ouvrir un petit restaurant à Graffenstaden.
Début octobre 1847 : faillite à l'usine. 5 à 600 ouvriers congédiés d'un seul coup, dont ses trois fils.
Donc, il a 9 francs par jour de moins, et environ 400 francs que lui doivent des ouvriers partis sans payer. Son restaurant devenu désert, il est obligé de le fermer.
Il vend son mobilier pour se sortir un peu de la misère, avec des enfants dont l'aîné de ses trois garçons a 26 ans et la cadette de ses 5 filles a 10 ans.

Il précise qu'il est fils d'un ex-capitaine d'artillerie en retraite, décédé, et qui comptait 38 ans 10 mois et 21 jours de service; que son frère, M. NOEL Joseph, chevalier de la Légion d'honneur, ex-capitaine au 3ème d'infanterie de ligne, jouit de sa pension de retraite; qu'il a fait partie du 4ème régiment de Garde d'honneur sous l'Empire; qu'il a servi dans la Garde nationale de la Haute-Saône en qualité de sergent-major.
Il demande à s'expatrier en Algérie.
(avec sa lettre, est joint un certificat d'indigence signé du maire de Illkirch).

Lettre du 16/11/1848, du sieur BIRER Félix, ex-garde d'honneur sous l'Empire, au citoyen Renaudon, Préfet du Bas-Rhin :
Il précise qu'il en est réduit à la mendicité. Il a fait 5 demandes pour l'Algérie... sans réponse.

Félix BIRER subira des refus pour ses demandes d'émigration en Algérie. Il ne fut jamais réincorporé dans les Douanes.

Et aussi...

Publié le 01/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Vous pouvez aussi consulter la base Geneanet où vous trouverez de multiples renseignements.
Vous verrez... c'est un "super site" que vous apprécierez.
Cordialement.
Le webmaster.

Veuillez noter...

Publié le 01/01/2009 à 12:00 par emigrationalgerie
Je dépose ces documents afin que tout le monde puisse en profiter, mais, si vous voulez une précision ou un renseignement quelconque, il serait bien que vous précisiez sur vos commentaires un e-mail afin que je puisse vous répondre plus facilement.

A part des recherches personnelles pour mes travaux et articles, je ne suis pas forcément en mesure de répondre à vos demandes de recherches pour retrouver trace d'ascendants. Ce qui est déposé sur ce blog doit être une base de départ, des renseignements vous permettant d'aller plus loin dans vos travaux personnels.

Exceptionnellement, sur demande, je peux me livrer à quelques recherches simples, n'ayant pas le temps matériel de passer beaucoup de temps à ces demandes.

Prochainement, je déposerai sur le blog, au fur et à mesure, les documents conservés aux archives départementales du Haut-Rhin, à Colmar, concernant les demandes d'émigration.
Donc, disons à partir de fin janvier, vous pourrez aussi commencer à les consulter.

Je mettrai également en ligne des articles de fond et divers.
Passez de temps en temps "faire un tour" sur ce blog.

En attendant, je remercie ceux qui ont bien voulu visiter ce blog, et je souhaite à tous une bonne et heureuse année 2009.
Généalogiquement vôtre.

Le webmaster.
01/01/2009

GUEDON Thiébaut veut partir en Algérie.

Publié le 01/11/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Le sieur GUEDON Thiébaut veut partir en Algérie.

En 1843, Thiébaut GUEDON, demeurant à Husseren (Haut-Rhin), veut partir en Algérie.
Voici transcription de la lettre du Ministre, adressée au Préfet, concernant cet individu :

- Lettre du 16/08/1843, du Ministre de la Guerre au Préfet du Haut-Rhin :

"Ministère de la Guerre - Division d'Algérie - 2ème bureau - Législation, contentieux, colonisation - Section de la colonisation.
On propose de placer le sieur Guédon au village de Saint-Ferdinand - N° 98.

Monsieur le Préfet, le sieur GUEDON (Thiébaut) cabaretier et boulanger, ancien cultivateur, demeurant à Husseren, canton de Saint-Amarin (Haut-Rhin), m'a adressé, avec les pièces à l'appui, une demande en concessions de terres en Algérie, et de passage gratuit, pour lui et sa famille.

Il résulte d'un certificat délivré par Mr le Maire de la commune de Husseren que le sieur Guédon y possède une maison estimée à 3.500 francs. Si le pétitionnaire peut disposer immédiatement de cette somme, je lui proposerai de la placer au village de Saint-Ferdinand, où, moyennant une somme de 1.500 francs payable au moment de la prise de possession, entre les mains de l'administration, on lui concèdera une maison bâtie en pierres, et 12 hectares de terres au nombre desquels s'en trouvent trois ou quatre prêts à être mis en cultures. Cette faveur n'est accordée qu'aux personnes disposant, au moins, de trois mille francs.

Dans le cas contraire, le sieur Guédon sera dirigé sur un autre village où il ne trouvera ni maison bâtie ni terres défrichées. Seulement, et pour faciliter son installation, l'administration lui délivrera gratuitement pour une valeur de six cent francs de matériaux à bâtir.

Il est nécessaire que je sache si le pétitionnaire pourra disposer, à son arrivée dans la colonie, de 3.500 francs ou d'une somme moindre. J'ai besoin d'avoir des renseignements précis à ce sujet.

Veuillez, Monsieur le Préfet, faire part de ces propositions au sieur Guédon, et, dans le cas où il opterait pour Saint-Ferdinand, me le faire connaître immédiatement pour que je puisse en informer Monsieur le Directeur de l'Intérieur à Alger, et lui délivrer un permis de passage gratuit.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération très distinguée.

Le Président du Conseil
Ministre Secrétaire d'Etat de la Guerre.
Pour le Ministre, et par son ordre :
Le Conseiller d'Etat, Secrétaire général.
Signé : Martineau" (?)

En marge :
"Le 21 août 1843. A Mr le sous-Préfet - Belfort.
Monsieur le sous-Préfet. Monsieur le Ministre de la Guerre vient de m'écrire la lettre dont une copie est ci-jointe au sujet du sieur Guédon, domicilié à Husseren, qui a fait une demande de concession de terres en Algérie.
Je vous prie de lui faire donner connaissance de cette lettre du pétitionnaire et de m'adresser les renseignements demandés par Mr le Ministre de la Guerre, pour que je puisse lui en faire connaître le résultat. Signé : illisible."

Un autre document, établi manuellement par le sieur Thiébaut GUEDON, précisant le montant de sa fortune - 22 août 1843 :

"A Monsieur le Maire de la commune de Husseren.

Monsieur, j'ai l'honneur de vous présenter mon état estimatif, de ma maison, meubles, mobilier et créance, savoir :

- La maison d'habitation sera vendu pour la somme de trois mille cinq cent francs - 3.500.
- Les meubles et mobiliers seront vendus pour la somme de mille francs - 1.000.
- Créance, la somme de cinq cent francs - 500.
Total : 5.000 francs.

- A déduire les dettes à payer la somme de quinze cent francs - 1.500.
- Dépense pour faire la route avec ma famille, quatre cent cinquante francs - 450.
Total : 1.950 francs.

Reste net : 3.050 francs.
Certifié exacte.
Guédon.

Les géomètres arpenteurs, et la demande de SCHMITT Pierre Paul.

Publié le 31/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
Les géomètres arpenteurs en Algérie, et l'histoire de Pierre Paul SCHMITT.

L'Algérie "conquise" en 1830, il fallait l'équiper, créer des structures, des villages, des routes etc.. et aussi entreprendre des opérations d'arpentage des terres.
En 1860, le Ministre secrétaire d'état au département de l'Algérie et des Colonies, le comte P. de Chasseloup-Laubat, édite un arrêté relatif à la réorganisation du service des opérations topographiques en Algérie, et à la création de géomètres-élèves, afin de créer un corps de cette profession.
Dans ce cadre, en 1864, un nommé Pierre Paul SCHMITT, veut quitter l'Alsace pour travailler en Algérie, et postule pour cette formation.
Des documents le concernant, aux ADHR de Colmar nous permettent de suivre les péripéties de sa demande.

Correspondance concernant la demande de Pierre Paul SCHMITT :
- Lettre du 01/08/1864 au Préfet du Haut-Rhin :
du sieur SCHMITT Pierre Paul.
"Monsieur le Préfet,
SCHMITT Pierre Paul, géomètre arpenteur, ancien sous-officier d'artillerie, agent voyer démissionnaire et s'occupant exclusivement d'arpentage depuis le 1er janvier dernier, étant sans emploi depuis le dit jour, à cause de l'achèvement des travaux de construction du chemin de fer de Thann à Wesserling, où il était employé aux travaux d'études et à la surveillance des travaux d'art, prend la respectueuse liberté de vous adresser la présente pour vous prier de bien vouloir lui faire décerner un emploi de géomètre en Algérie.

"Ayant déjà habité ce pays comme militaire en 1842, 1843 et 1844 où il a constamment été en expédition sans avoir été atteint de la moindre maladie, ce dont vous pourrez vous convaincre par les états de service ci-joints, l'exposant se croit à même de rendre de bons services à l'administration.

"Quant à son instruction théorique et pratique, Monsieur l'agent voyer en chef du département, sous les ordres duquel il a servi pendant six années comme agent voyer cantonal, pourra vous certifier qu'elle est plus que suffisante pour toute espèce de travaux auxquels l'emploi sollicité pourrait donner lieu.

"Espérant de votre bonté, Monsieur le Préfet, que vous daignerez donner suite à la demande qu'un ancien sous-officier qui compté déjà plus de 15 années de services civils et militaires a l'honneur de vous adresser,
"L'exposant ose se nommer, avec le plus profond respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.
"Signé : Schmitt, ancien employé du chemin de fer."
Saint-Amarin le 1er août 1864 - Haut-Rhin.

- [u]Lettre du 21/02/1865, du Gouvernement général de l'Algérie au Préfet du Haut-Rhin :[/]
"Gouvernement général de l'Algérie - Secrétariat général - 2ème bureau - N° 968 - Service topographique - Avis d'admission au concours.
Alger, le 21 février 1865.
Monsieur le Préfet,
J'ai l'honneur de vous informer que, sur le vû des certificats que vous m'avez transmis le 11 février courant, j'ai admis Monsieur SCHMITT, demeurant à Saint-Amarin, à se présenter au concours qui aura lieu le 1er mars prochain dans votre département.
Je vous prie de vouloir bien faire connaître, en temps utile, à ce candidat, l'heure et le lieu des séances de la commission d'examen.
Vous trouverez, ci-joint un exemplaire du plan modèle dont la copie est exigée de tous les concurrents par ma circulaire du 20 Xbre 1864.
Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Maréchal de France, Gouverneur général de l'Algérie. Par son ordre, le général de division, sous-gouverneur. Signé : illisible."

En marge : "Un dossier et un plan." (souligné)
Plus bas : "Le 27 février 65, adressé une note au maire de Saint-Amarin, pour le prier d'inviter le sieur SCHMITT à se présenter à la Préfecture le 1er mars à 10 heures du matin."

- Brouillon de lettre, du 08/03/1865, du Ministre de la Guerre à Son Excellence le Maréchal de France, Gouverneur de l'Algérie :
"Secrétariat général - 2ème bureau - N° 661 - Colonisation et topographie.
Résultat de l'examen des aspirants à l'emploi d'élève géomètre en Algérie.

Le sieur SCHMITT Pierre Paul que Votre Excellence a admis, par sa décision du 21 février dernier, à concourir pour l'emploi d'élève géomètre en Algérie, s'est présenté le 5 du courant devant la commission d'examen composée de Mr Lefebvre, conseiller de Préfecture, de Mr SCHOELL, agent-voyer directeur des chemins vicinaux, et Mr Chapelle, professeur de mathématiques au lycée de Colmar, désigné à cet effet par Mr le Recteur de l'Académie.

J'ai l'honneur de faire parvenir à Votre Excellence :
1° une dictée avec un tableau d'écriture et de chiffres, fournis par le candidat,
2° sa copie du plan qui se trouvait annexé à la lettre ministérielle du 21 février,
3° le procès-verbal de la commission d'examen.

J'ai joint à ces documents les pièces que le candidat a produites à l'appui de sa demande.
Le résultat de cet examen est assez favorable et je pense que les services antérieurs du candidat et la connaissance qu'il a du pays, sont des titres à invoquer en sa faveur.
Je dois ajouter que Mr SCHMITT possède peu de ressources."

- Lettre du 18/04/1865, du Gouverneur général de l'Algérie au Préfet du Haut-Rhin :

"Gouvernement général de l'Algérie - Secrétariat général - 2ème bureau - N° 1170.
Avis de nomination du sieur SCHMITT comme élève-géomètre.

Alger, le 18 avril 1865,
Monsieur le Préfet,
J'ai l'honneur de vous informer que, d'après le classement par ordre de mérite, des candidats reconnus admissibles à l'emploi d'élève géomètre en Algérie, à la suite du concours général du 1er mars dernier, lequel concurrent, le sieur SCHMITT, examiné par la commission de votre département a obtenu le N° 30 sur 46.

Le nombre de vacances existant dans le service topographique de l'Algérie permettant d'utiliser immédiatement Mr SCHMITT, ce jeune homme vient d'être désigné pour service dans le département d'Alger.
La commission destinée à cet élève-géomètre lui sera sous peu de jours adressée directement.
Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Maréchal de France, Gouverneur général de l'Algérie. Par son ordre, le général de division, sous-gouverneur. Signé : Hermann."

- Brouillon de lettre, du 27/04/1865, du Préfet du Haut-Rhin au Maire de Saint-Amarin - N° 1156 :

"1ère division - Algérie -Service topographique - Nomination du sieur SCHMITT comme élève-géomètre - 2ème bureau.
A Monsieur le Maire de Saint-Amarin.
Monsieur le Maire.
Son Excellence le Maréchal de France, Gouverneur général de l'Algérie, vient de me faire connaître que, d'après le classement par ordre de mérite, des candidats reconnus admissibles à l'emploi d'élève-géomètre en Algérie, à la suite du concours général du 1er mars, le sieur SCHMITT Pierre Paul a obtenu le N° 30 sur 46.

Le nombre des vacances qui existent dans le service topographique de l'Algérie permettant d'utiliser immédiatement le sieur SCHMITT, ce dernier a été désigné pour service dans le département d'Alger.
Veuillez l'en informer, en ajoutant que sa commission lui sera, sous peu de jours, adressée directement par Monsieur le Gouverneur général de l'Algérie.
......

Documents :
Deux documents, dont la transcription suit, nous informe du programme et des matières de ce concours, de la paye prévue et de diverses dispositions.

Document n° 1 :

Ministère de l'Algérie et des Colonies
1157
Direction de l'Administration de l'Algérie
2ème bureau
Colonisation - Mines - Forêts

PROGRAMME
Des conditions d'admission des candidats aux emplois de géomètres-élèves dans le service des opérations topographiques en Algérie.
Arrêté du Ministre - Du 15 février 1860.

AU NOM DE L'EMPEREUR
Le Ministre secrétaire d'état au département de l'Algérie et des Colonies,
Vu la décision ministérielle du 31 août 1859, relative à la réorganisation du service des opérations topographiques en Algérie et à la création de géomètres-élèves.
ARRETE :
- Art. 1er. Les géomètres-élèves du service des opérations topographiques sont recrutés en France et en Algérie. Nul ne peut être nommé gémètre-élève s'il n'est né ou naturalisé Français, s'il est âgé de moins de dix-sept ans ou de plus de vingt-cinq ans, et s'il ne satisfait aux conditions du programme ci-après :

1° Ecriture courante et très lisible.

2° Principes de la langue française. (Les candidats mettront au net une dictée destinée à donner un spécimen de leur écriture et à constater qu'ils savent suffisamment l'orthographe).

3° Arithmétique. Numérotation décimale; les quatre règles fondamentales; preuves de ces opérations; nombres décimaux; fractions; extraction des racines carrées; système légal des poids et mesures; règles de trois simples ou composées; proportions et progressions.

4° Logarithmes. Définition des logarithmes et usage des tables.

5° Algèbre. Addition et soustraction des polynômes; multiplication et division des monômes et des polynômes; équations du premier degré à une ou plusieurs inconnues.

6° Géométrie. Préliminaires; égalité des triangles; droites perpendiculaires, obliques, parallèles; parallélogrammes; lignes proportionnelles; triangles semblables. Mesure des angles; contact et intersection des cercles; tangentes et sécantes du cercle; polygones inscrits et circonscrits au cercle; aires des polygones du cercle.

7° Trigonométrie rectiligne. Lignes trigonométriques; relations entre les lignes trigonométriques d'un arc; principales formules trigonométriques. Usage des tables de sinus; relations entre les côtés et les angles des triangles; résolution des triangles.

8° Dessin graphique et lavis. (les candidats fourniront un spécimen).

9° Notions sur les levées de plans et l'usage des instruments.

- Art. 2. Les aspirants à l'emploi de géomètre-élève sont examinés au chef-lieu de chaque département par des commissions dont la composition est fixée ainsi qu'il suit :
1° En France, savoir :
A Paris, le chef du bureau de la colonisation au ministère de l'Algérie et des Colonies (président); le vérificateur spécial du service des opérations topographiques et un professeur de mathématiques élémentaires;
Au chef-lieu des autres départements, un conseiller de préfecture (président), l'agent-voyer en chef du département et un professeur de mathématiques.

2° En Algérie : un conseiller de préfecture (président), le chef du service des opérations topographiques et un professeur de mathématiques.

- Art. 3. Les résultats de l'examen des candidats sont transmis au ministre avec le procès-verbal de la commission.

- Art. 4. Toute demande d'emploi de géomètre-élève est adressée au ministre, accompagnée de l'acte de naissance du demandeur et d'attestations émanées d'autorités compétentes, constatant qu'il est de bonne moralité et doué d'une bonne constitution.

- Art. 5. Les concurrents qui ont satisfait aux conditions du programme ci-dessus sont agrées par le ministre, dans la mesure des besoins du service, et il leur est délivré une commission.

- Art. 6. Les géomètres-élèves sont assujettis d'abord, dans les bureaux de l'inspecteur, chef de service des opérations topographiques, à un stage qui ne peut excéder six mois, à compter du jour de leur entrée en fonctions. Pendant ce stage, destiné à les former aux travaux de cabinet et à les familiariser avec les plans, les travaux qu'ils exécutent leur sont payés conformément aux tarifs en vigueur.

- Art. 7. A la sortie des bureaux de l'inspecteur chef de service, les géométres-élèves sont placés, sur la désignation de cet agent supérieur, sous les ordres de géomètres-arpenteurs chargés de les former à la pratique des travaux.
La rétribution proportionnelle des travaux exécutés sur le terrain par les géomètres-élèves est attribuée, par égales proportions, à ces agents et aux géomètres titulaires, qui demeurent responsables de la bonne exécution desdits travaux.
La dépense est ordonnancée au nom des géomètres titulaires.

- Art. 8. Chaque trimestre, les géomètres-arpenteurs rendent compte à l'inspecteur chef de service de la conduite et des travaux des géomètres-élèves placés sous leur direction.

- Art. 9. Chaque année, l'aptitude pratique des géomètres-élèves est constatée par un vérificateur, délégué à cet effet par le chef de service : lorsque leur aptitude pratique est reconnue suffisante, ils sont déclarés admissibles dans le cadré règlementaire par le ministre, sur l'avis du chef de service et le rapport du préfet; ils sont ensuite titularisés au fur et à mesure des vacances.
Si, après un stage de trois ans, ils ne sont pas reconnus admissibles, leur licenciement est prononcé par le ministre.

- Art. 10. Les préfets de l'Algérie sont chargés de l'exécution du présent arrêté.

Paris, le 15 février 1860.

Signé : Cte P. DE CHASSELOUP-LAUBAT.
(Imprimerie Impériale - Mars 1860)

Suite à cet arrêté, le ministre envoie aux préfets une circulaire d'instructions et de modalités :


Document n° 2:

[i]Ministère de l'Algérie et des Colonies
1222
Direction de l'administration de l'Algérie
2ème bureau
Colonisation - Mines - Forêts
Instruction pour l'examen des candidats à l'emploi de géomètre-élève en Algérie.
Paris le 18 avril 1860.[/i]
A Monsieur le Préfet du Département d [i/]

"Monsieur le Préfet,
Le personnel de la topographie parcellaire, en Algérie, s'est recruté jusqu'ici parmi les anciens géomètres du cadastre de France; mais cette pépinière d'agents éprouvés s'épuise tous les jours, et ne suffit plus aux besoins d'un service qui va toujours croissant avec le développement de la colonisation.

J'ai dû chercher ailleurs des élements de recrutement, et, par arrêté du 31 août 1859, j'ai institué un corps d'élèves topographes, au traitement annuel de 600 francs, destiné à fournir à l'Algérie des géomètres jeunes, instruits et au courant des divers travaux topographiques.

Les conditions d'admission à ces emplois sont réglementés par mon arrêté du 15 février dernier, dont je vous adresse ci-joint quatre exemplaires, et j'ai fixé l'ouverture des examens exigés des postulants au 29 mai prochain, pour tous les départements de l'Empire. Je vous prie, Monsieur le Préfet, de publier cette décision et d'assurer, en temps utile, l'organisation et le fonctionnement de la commission à instituer auprès de vous.

Vous me ferez parvenir, accompagnés des pièces exigées par l'article 4 de mon arrêté précité, toutes les demandes qui vous auront été faites directement, et je vous adresserai, avant l'époque fixée, la liste des candidats à admettre au concours.

Ce concours comprendra des compositions écrites et un examen oral. Tous les candidats effectueront simultanément les compositions écrites qui comprendront :
1° un tableau d'écritures et de chiffres;
2° une dictée de 30 lignes, contenant 250 mots;
3° la copie d'un plan de 300 hectares en 40 parcelles, au 4.000ème, avec liserés, écritures, titre, échelle et boussole.

Les écritures intérieures seront en romaine droite ou penchée, celles extérieures en ronde ou bâtarde, et le titre du plan en moulée et anglaise.
Ces épreuves seront jointes au procès-verbal de la commission.

Chaque candidat sera admis séparément à l'examen oral dans l'ordre fixé par un tirage au sort. Cet examen portera successivement sur les matières suivantes, savoir :
1° Arithmétique;
2° Logarithmes;
3° Algèbre;
4° Géométrie;
5° Trigonométrie;
6° Notions sur les levés de plans et l'usage des instruments;
7° Connaissances diverses : langues étrangères; éducation; manière de s'exprimer; tenue, etc. etc.

Les appréciations de la commission seront constatées, par branche de connaissances et pour chaque candidat, par l'attribution d'un certain nombre de points, qui variera de 1 à 20, suivant la gradation suivante :

Mal....................0, 1, 2, 3 points
Médiocre............ 4, 5, 6,
Passable............ 7, 8, 9,

Assez bien.......... 10, 11, 12,
Bien................... 13, 14, 15,
Très bien............ 16, 17, 18,
Parfait................ 19, 20.

Dans la composition d'orthographe, les fautes seront ainsi supputées :
Chaque faute de syntaxe comptera pour..........2,
Chaque faute d'orthographe de mot................ 1,
Chaque faute d'accent................................... 1/3,
Chaque faute de ponctuation et de majuscule.. 1/4.

Le nombre de points accordés pour chaque partie du programme sera multiplié par le coefficient déterminé au tableau ci-après, qui servira de modèle à la commission.

Vient ici un tableau, en huit colonnes : numéro de tirage - Noms des candidats - Objet de l'examen - Coefficients - Nombre de points de 1 à 20 - Produits partiels - Total des points - Notes de la commission.
On précise ensuite les coefficients a appliquer :

Composition écrite :
1° tableau d'écriture et de chiffre, coefficient 6
2° Orthographe, coefficient 6
3° Dessin graphique, coefficient 6

Examen oral :
4° Arithmétique, coefficient 8
5° Logarithmes, coefficient 5
6° Algèbre, coefficient 5
7° Géométrie, coefficient 8
8° Trigonométrie, coefficient 5
9° Notions sur les levés, etc., coefficient 5
10° Connaissances diverses, coefficient 6
Total ......

Chaque candidat est susceptible de recevoir, au maximum, 1.200 points pour l'ensemble des matières du programme.
Je fixe à 500 le minimum des points requis, pour que l'admissibilité soit prononcée.
Je ne crois pas devoir limiter les travaux de la commission; mais je pense, Monsieur le Préfet, que vous serez en mesure de m'adresser son procès-verbal, avec votre avis personnel, le 25 juin prochain au plus tard.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération très distinguée.

Le Ministre Secrétaire d'Etat de l'Algérie et des Colonies,
Cte P. DE CHASSELOUP-LAUBAT.

(ADHR Colmar - 6 M 360)

BALBRONN

Publié le 31/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
BALBRONN
BALBRONN

- Demande de renseignements du 04/02/1854, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant BETSCH Michel, tailleur, demeurant à Balbronn, canton de Wasselonne, qui a fait une demande (pour partir en Algérie) le 28 janvier dernier.

- Demande de renseignements du 13/02/1854, du Ministre de la Guerre au Préfet :
Concernant SEIDEL Georges, demeurant à Balbronn, qui a déposé une demande le 5 février dernier.

- Lettre du 20/04/1854, du Maire au Préfet :
Concernant BETSCH Michel et SEIDEL Georges, "... qu'ils ne pouvaient point faire cette justification et qu'ils n'étaient plus intentionnés de partir."

BARR

Publié le 31/10/2008 à 12:00 par emigrationalgerie
BARR
BARR

- Certificat du percepteur du 02/10/1861 :
"...déclare que la nommée WANTZ Madeleine, demeurant à Barr, n'est pas imposée au rôle des contributions directes de l'année 1861, et qu'il n'est pas à ma connaissance qu'elle paie des impôts sous un autre nom."
Madeleine WANTZ est née à Barr le 23 décembre 1841.
Le Maire ajoute : "qu'elle est de bonne vie et moeurs, et qu'elle est notoirement indigente."

- Lettre du 22/10/1866, du Préfet au Ministre de la Guerre :
Demandant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour KOEBEL Thérèse femme SCHUSTER, "pour retourner à Oran auprès de son mari et de ses enfants."
Cette femme était venue en France, atteinte d'une maladie grave; elle a résidé pendant trois mois chez un cousin domicilié à Barr."

- Lettre du 26/10/1866, du Ministre au Préfet :
Expédiant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour la femme SCHUSTER.